Université de Sherbrooke
École de politique appliquée     Mercredi 16 avril 2014      Accueil              
       
Pays | Statistiques | Années | Événements | Conflits | Organisations | Analyses | Biographies | Vidéos | Documents | Glossaire | Valeurs | Jeux     

Un site pédagogique


Depuis 1945, le monde a changé. Des pays ont émergé, des régimes politiques sont tombés et des centaines d'évenements majeurs ont transformé nos sociétés. Pour mieux comprendre les phénomènes qui ont marqué le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour trouver des statistiques démographiques ou économiques, pour visualiser par des graphiques et des cartes la répartition de la richesse, utilisez le site Perspective monde.

Il ne s'agit pas d'un site spécialisé, mais d'un site pédagogique. On y a regroupé les données les plus importantes et les plus fréquemment utilisées par les étudiants et le grand public. Les informations, les illustrations graphiques ou les cartes peuvent être récupérées et reproduites sans permission ou restriction dans la mesure où la source est identifiée et dans le mesure où les récupérations demeurent ponctuelles.

Des données accessibles

Pays

Accédez à une foule d'informations sur plus de 150 pays. Des cartes, des graphiques, des statistiques, des données historiques et politiques, etc.

Statistiques

200 statistiques, regroupées en quinze grands thèmes, touchant presque tous les pays et qu'on peut voir sous forme d'histogrammes, de nuages de points, de cartes, etc.

Événements

Plus de 1200 événements qui ont marqué l'histoire mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, présentés et expliqués en un coup d'oeil, des hyperliens et des chronologies.

Analyses

Presque 500 bulletins d'analyse sur l'actualité mondiale rédigés par des analystes en formation surpervisés par notre rédacteur en chef.

Documents

Des grands textes (conventions, discours, rapports, etc.) et une présentation des grandes organisations internationales des Nations Unies.

Glossaire

Une centaine de termes définis simplement et clairement. Illustrées, associées à des exemples, ces définitions permettent de mieux comprendre le monde depuis 1945.

Quiz  

Des jeux de type choix de réponses sur les drapeaux, les cartes et les capitales. Participez souvent et améliorez votre score.

Un site de référence


14 000 pages vues par jour, 100 000 par semaine. À l'échelle d'une année, c'est plus de 5 millions de pages vues! (Données de Google Analytics)

Le site est principalement utilisé en France (57%), au Canada (18%), en Belgique (5%), en Suisse (3%) . Il a une vocation pédagogique reconnue dans des écoles, des lycées, des collèges et des universités. Ajoutez le site à vos favoris!

Un site en évolution, appuyé par l'Université de Sherbrooke et la Faculté des lettres et sciences humaines!

Vous souhaitez nous souligner une erreur, formulez un commentaire, proposez un ajout... communiquez avec nous


Dans l'actualité


La Libye post-Kadhafi : un défi de taille

Guillaume Lanctôt,
analyste en formation,
École de politique appliquée

La fin de l'année 2010 marqua le début d'une ère de changement dans le Maghreb et au Moyen-Orient. En effet, à partir de cette période, les révoltes populaires se propagèrent dans toute l'Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Les observateurs nommèrent d'ailleurs ces mouvements, dont l'apogée est survenue au printemps 2011, «le printemps arabe».

Ce fut d'abord la «révolution du jasmin», débutant en Tunisie, qui se poursuivit en Libye jusqu'en février 2011. Les manifestations lancées dans plusieurs régions du pays, plus particulièrement celle de Benghazi, marquèrent la fin de l'équilibre entre le pouvoir du président Mouammar Kadhafi et celui des tribus locales. L'opposition au président Kadhafi fut formée de membres de la société civile, de transfuges, de membres de l'ancienne opposition islamiste et de représentants d'anciens maquis djihadistes(1). Avec l'aide de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), le président déchu fut exécuté par des miliciens le 20 octobre 2011, après un règne de près de 42 ans sur la Libye.

Une transition politique chaotique

Après la mort de Kadhafi, le gouvernement de transition promit aux Libyens l'instauration d'une nouvelle Constitution. Cependant, le progrès de celle-ci ne se fait toujours pas ressentir 3 ans après les révoltes populaires. Conséquemment, le blocage des institutions démocratiques, les modifications continuelles du plan de route pour la Constitution et l'abandon du projet, à maintes reprises, n'arrivèrent à rien.

Le 20 février 2014, les citoyens libyens furent appelés à voter pour sélectionner 60 personnes qui rédigeront la prochaine Constitution(2). Afin d'assurer un échantillon représentatif, ce groupe composé de 60 individus fut divisé en trois groupes de 20 personnes provenant des trois grandes régions de la Libye, soit : la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan. Le scrutin ne se déroula cependant pas dans le calme puisque des groupes armés empêchèrent l'ouverture de 93 des 1600 centres électoraux(3). De plus, les deux sièges réservés aux berbères furent complètement boycottés. La légitimité du «groupe des 60» fut donc fortement contestée, car à la suite de la déroute de ces élections, le taux de participation n'atteignit pas le seuil de 50%(4).

Les 60 élus eurent donc pour fonction de mettre sur pied le texte de la loi fondamentale du pays, et ce, d'ici la fin du mois d'avril. Plusieurs observateurs soulevèrent notamment que ce délai était trop court afin de rédiger un tel texte, étant donné le nombre élevé de grands enjeux. Parmi ceux-ci, une importance capitale fut attribuée à la place du religieux dans l'État et la mise en place d'une loi fondamentale s'appuyant sur la charia. La création d'un État fédéral au lieu de l'État unitaire actuel constitua le deuxième enjeu capital et celui relatif à la redistribution des richesses de l'État figurait au troisième rang (5).

L'insécurité politique se poursuivit jusqu'au mois de mars 2014, avec le limogeage du premier ministre Ali Zeidan par le Congrès général national, ou Parlement. Ce dernier quitta ensuite la Libye vers l'Allemagne pour assurer sa sécurité (il fut enlevé par une milice extrémiste en octobre 2013(6)). L'échec du vote de confiance au Parlement fut majoritaire et orchestré par le mouvement fédéraliste de la région Cyrénaïque, à l'est du pays.

Le chaos politique actuel

Le chaos politique observable en Libye vient plus particulièrement du fait que l'on assiste actuellement à une hausse de la présence de milices armées dans plusieurs régions du pays(7). Dans le sud du pays, les Toubous nomades sont nombreux et entrent régulièrement en conflit avec d'autres tributs arabes du sud. À titre d'exemple, les derniers affrontements de janvier 2014 firent 100 morts et 150 blessées(8). À cette occasion, la milice Toubou aida des partisans du régime Kadhafi à prendre le contrôle d'une base aérienne dans le sud du pays avant d'en être expulsés.

La situation actuelle en Libye se manifeste par la montée en force d'une autre milice, celle des «thowar». Ces ex-rebelles, qui luttent contre le pouvoir de Kadhafi depuis le début du printemps arabe, contestent actuellement les décisions du Parlement Libyen(9).

En plus de ces deux groupes armés, plusieurs autres micromilices armées font présentement leur apparition dans le paysage politique libyen. Certaines sont issues directement des Frères musulmans, d'autres affiliées à Al-Qaïda, tandis que quelques-unes d'entre elles regroupent les berbères(10).

Une situation économique précaire

Un autre facteur aggravant la situation libyenne actuelle est le fait que le pays est au bord d'une crise économique. Effectivement, la prospérité économique de l'État libyen passe directement par la production et la vente de pétrole. Or, ce secteur, qui constitue près de 95% de la balance commerciale, éprouve de graves problèmes socio-économiques(11). Le mouvement fédéraliste de la région Cyrénaïque effectue un blocus depuis juillet autour des structures pétrolières de l'est du pays. Ce mouvement, qui ne répond pas aux demandes du gouvernement, occupe les infrastructures pétrolières de la compagnie nationale publique. Par ailleurs, les fédéralistes réussissent même à vendre le pétrole qu'ils exploitent illégalement. En effet, l'armée libyenne a constaté qu'un pétrolier nord-coréen avait réussi à rejoindre les eaux internationales avec une cargaison de pétrole(12).

Une autre région pétrolière importante en Libye est également privée d'une partie de sa production pétrolière. Dans la région du Fezzan, au sud-ouest de la Libye, les puits pétroliers d'Al Wafa sont régulièrement mis hors service par des grèves ou par des manifestants berbères qui demandent une meilleure visibilité dans l'élaboration de la prochaine Constitution(13).

Cette source de revenus de l'État libyen est donc dans un état critique. La production de pétrole a atteint son niveau le plus bas en plusieurs années, soit 250 000 barils de pétrole par jour(14). Cette baisse de productivité entraîne des pertes que l'on estime à près de 10 milliards d'euros depuis le mois de juillet 2013.

C'est à ce contexte économique et politique que la Libye post-Kadhafi est confrontée. On n'observe en Libye aucune augmentation du niveau de vie depuis l'ère de Kadhafi et la population semble être à bout de souffle. Les différentes milices qui émergent sont gérées par des «leaders» incontrôlables, tels que Kadhafi l'était, et l'on craint pour l'avenir du pays(15). Le cynisme politique est donc plus que présent et les Libyens semblent coincés dans un engrenage chaotique.




Accès à l'article complet, références comprises. Vous y trouverez également une chronologie du pays concerné.


Des événements en perspective


Il y a 62 ans, soit le 16 avril 1952: Accession de Victor Paz Estenssoro à la présidence de la Bolivie

Un coup d'État sanglant mène au renversement de la junte dirigée par le général Hugo Ballivian et à l'accession à la présidence de la Bolivie de Victor Paz Estenssoro, le chef du Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR).

Des réalités à explorer

Des graphiques à interpréter





Et plus encore.

Il y a 52 ans, soit en 1962: [Syrie] Ahmad Bashir al-Azmah accède à la tête du gouvernement.
Il y a 39 ans, soit en 1975: [Égypte] Mahmoud Muhammad Salem accède à la tête du gouvernement.
Il y a 39 ans, soit en 1975: [Gabon] Léon Mébiame Mba accède à la tête du gouvernement.
Il y a 6 ans, soit en 2008: [Tchad] Youssouf Saleh Abbas accède à la tête du gouvernement.
Il y a 66 ans, soit en 1948: [Philippines] Elpidio Quirino y Rivera accède à la tête de l'État
Il y a 48 ans, soit en 1966: [Irak] `Abd ar-Rahman Muhammad `Aref accède à la tête de l'État
Il y a 22 ans, soit en 1992: [Afghanistan] Abdul Rahim Hatef accède à la tête de l'État
Il y a 21 ans, soit en 1993: [Niger] Mahamane Ousmane accède à la tête de l'État
Il y a 13 ans, soit en 2001: [Afghanistan] Mawlawi Abdul Kabir accède à la tête de l'État
 Dir: Jean-Herman Guay Faculté des lettres et sciences humaines       Version 9.6 2014    ©Tous droits protégés     Bilan du siècle   Dimension