Université de Sherbrooke
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Un site pédagogique


Depuis 1945, le monde a changé. Des pays ont émergé, des régimes politiques sont tombés et des centaines d'évenements majeurs ont transformé nos sociétés. Pour mieux comprendre les phénomènes qui ont marqué le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour trouver des statistiques démographiques ou économiques, pour visualiser par des graphiques et des cartes la répartition de la richesse, utilisez le site Perspective monde.

Il ne s'agit pas d'un site spécialisé, mais d'un site pédagogique. On y a regroupé les données les plus importantes et les plus fréquemment utilisées par les étudiants et le grand public. Les informations, les illustrations graphiques ou les cartes peuvent être récupérées et reproduites sans permission ou restriction dans la mesure où la source est identifiée et dans le mesure où les récupérations demeurent ponctuelles.

Des données accessibles

Pays

Accédez à une foule d'informations sur plus de 150 pays. Des cartes, des graphiques, des statistiques, des données historiques et politiques, etc.

Statistiques

200 statistiques, regroupées en quinze grands thèmes, touchant presque tous les pays et qu'on peut voir sous forme d'histogrammes, de nuages de points, de cartes, etc.

Événements

Plus de 1200 événements qui ont marqué l'histoire mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, présentés et expliqués en un coup d'oeil, des hyperliens et des chronologies.

Analyses

Presque 500 bulletins d'analyse sur l'actualité mondiale rédigés par des analystes en formation surpervisés par notre rédacteur en chef.

Documents

Des grands textes (conventions, discours, rapports, etc.) et une présentation des grandes organisations internationales des Nations Unies.

Glossaire

Une centaine de termes définis simplement et clairement. Illustrées, associées à des exemples, ces définitions permettent de mieux comprendre le monde depuis 1945.

Quiz  

Des jeux de type choix de réponses sur les drapeaux, les cartes et les capitales. Participez souvent et améliorez votre score.

Un site de référence


14 000 pages vues par jour, 100 000 par semaine. À l'échelle d'une année, c'est plus de 5 millions de pages vues! (Données de Google Analytics)

Le site est principalement utilisé en France (57%), au Canada (18%), en Belgique (5%), en Suisse (3%) . Il a une vocation pédagogique reconnue dans des écoles, des lycées, des collèges et des universités. Ajoutez le site à vos favoris!

Un site en évolution, appuyé par l'Université de Sherbrooke et la Faculté des lettres et sciences humaines!

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Dans l'actualité


Le gaz naturel au coeur du bras de fer Russie-Europe

Yolande Mindjongo Mvogo,
analyste en formation,
École de politique appliquée

Les relations entre l'Europe et la Russie ont connu un regain de tensions depuis 2013, avec le dossier ukrainien en toile de fond. Les répercussions économiques et politiques liées à cette crise occultent un élément important : le gaz naturel. Le gaz naturel est la source énergétique la plus prisée au monde, après le pétrole. La Russie en possède les plus grandes réserves au monde et en est le premier exportateur en Europe (1). Grâce à cette manne, la géopolitique russe se déploie et s'impose, des Balkans jusqu'à l'Europe occidentale(2). L'Ukraine, qui a affiché sa volonté de s'affranchir de la domination russe, le paie cher car 60% du gaz qu'elle consomme vient de son grand voisin(3).

Dépendance à circonscrire

L'Union européenne(UE) achète 44% de sa consommation de gaz à la Russie. La Norvège lui en fournit 33% et le reste lui vient d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Amérique latine (4). Les pays européens ont des dépendances variables par rapport au gaz russe. Ainsi, l'Allemagne en dépend à 37%, la France à 14%, l'Italie à 20%. Le Royaume-Uni et l'Espagne n'importent pas le gaz de Russie. Les ex-républiques soviétiques et la Finlande dépendent du gaz russe à plus de 90% respectivement(5). L'impératif énergétique pourrait donc mettre à mal la cohésion au sein de l'UE quand vient le temps de critiquer la Russie.

Les États-Unis ont réduit la fracture énergétique avec l'exploitation du gaz de schiste. En effet, dès 2009, le pays s'est hissé au rang de premier producteur mondial de gaz devant la Russie(6). Cette statistique concerne à la fois le gaz naturel et le gaz de schiste. Plusieurs pays européens possèdent des réserves de gaz de schiste qui leur permettraient de desserrer l'étau russe. Cependant, les obstacles environnementaux liés à celui-ci sont nombreux. Les sites exploités subissent des dommages irréversibles. De surcroît, la boue et l'eau issues de l'exploration du gaz de schiste doivent être traitées, car les risques de contamination de l'eau et de l'air sont importants (7).

L'arme fatale de la géopolitique russe en Europe

Le gaz naturel est une arme économique que la Russie utilise à des fins politiques contre l'Europe dans le dossier ukrainien. Selon la U.S. Energy Information Administration(EIA), au moins 16% du gaz total consommé en Europe en provenance de la Russie passe par l'Ukraine(8). En juin 2014, la Russie avait coupé le gaz à celle-ci pour une dette impayée de 4,5 milliards d'euros. Puisque le gaz européen transite par l'Ukraine, la Russie a prévenu l'UE que celle-ci pourrait siphonner le gaz qui lui est destiné comme ce fut le cas en 2006 et 2009(9). Il est probable que Moscou ait voulu jeter le doute entre Kiev et Bruxelles en alléguant une telle éventualité.

L'annexion de la Crimée par la Russie n'a pas eu que des conséquences politiques sur l'Ukraine. En amputant l'Ukraine de la Crimée, la Russie l'a aussi privée des gisements de gaz situés dans la mer Noire, c'est-à-dire 5% de la production ukrainienne(10). Le 25 mars 2014, en guise de riposte pour le dossier de la Crimée, le Congrès américain a débattu de l'urgence d'accélérer l'exportation du gaz de schiste vers l'Europe. Les démocrates et les républicains sont unanimes à l'effet qu'une telle mesure ferait échec au chantage énergétique de Vladimir Poutine, le président russe (11).

Malgré la volonté politique des États-Unis de diminuer la dépendance énergétique européenne vis-à-vis de la Russie, la réalité économique y fait obstacle. Il faudrait en effet investir beaucoup d'argent dans la construction de gazoducs à partir de la côte Est des États-Unis. De plus, vendre le gaz en Asie est deux fois plus rentable pour les Américains que de le vendre à l'Europe(12). Lors de sa visite en Belgique le 27 mars 2014, le président américain, Barack Obama, n'a pas eu la langue de bois en parlant de gaz aux Européens : « Il faudra toutefois des années pour en exporter en grandes quantités. Le gaz américain ne pourra constituer qu'un appoint. Il vous appartient de mobiliser vos propres ressources pour assurer votre autosuffisance(13).» Il s'adressait particulièrement aux pays de l'Europe de l'Est et aux pays baltes

L'autre acteur de taille à considérer dans la « guerre » Europe-Russie est la Chine. En mai 2014, Poutine a signé un contrat gazier de 400 milliards de dollars US avec la Chine. Dès 2018, et pendant 30 ans, un gazoduc de 4000 km acheminera le gaz russe en Chine. Le projet baptisé « Force de Sibérie » débutera au premier semestre 2015(14). Au-delà du caractère économique de cet accord, Poutine veut signifier à l'Europe que la Russie est capable d'écouler son gaz sur des marchés de même acabit.

Le gaz à l'épreuve du pragmatisme économique

Il est vrai que, depuis la crise ukrainienne, la Russie tient la dragée haute à l'Occident sur le plan politique, en partie grâce à son gaz. Mais, Moscou a subi des pertes économiques importantes à cause des sanctions que lui imposent l'UE, les États-Unis et le Canada. Autant l'Europe dépend du gaz russe, autant la Russie a besoin de l'argent européen. Les ventes de gaz à l'Europe constituent plus de la moitié des revenus de Gazprom, la principale société russe qui extrait, traite et transporte le gaz naturel. Les exportations de pétrole et de gaz représentent à elles seules 70% des exportations russes(15).

La crise en Ukraine a par ailleurs révélé que l'Europe ne peut pas apporter une réponse économique crédible à celle-ci à court terme. Le Fonds monétaire international(FMI) a accordé un prêt de 1,4 milliard à l'Ukraine en août 2014, pour payer une partie de sa dette de gaz envers la Russie. Cependant, pour qu'elle lui livre à nouveau du gaz, Moscou a exigé que Kiev paie ses arriérés de 3,1 milliards. Ce paiement se fera en deux tranches, soit 1,45 milliard de dollars avant la fin novembre 2014, et 1,65 milliard de dollars avant la fin décembre 2014 (16). L'Europe n'a pas pu garantir à l'Ukraine de telles sommes, compte tenu de la récession économique à laquelle elle fait face. Quoiqu'il en soit, l'UE est face à un dilemme économique. Pour assurer ses propres approvisionnements en gaz pendant l'hiver 2015, elle devra aider financièrement l'Ukraine à éviter une nouvelle coupure de gaz depuis Moscou(17).

Les turpitudes liées au gaz naturel en Europe attisent même les convoitises de certains pays tels que le Canada. Ottawa aimerait utiliser les frictions entre la Russie et l'Europe pour vendre son gaz à l'Europe(18). Cette ouverture ne règle toutefois rien à court terme.

Les tensions persistent donc. L'enjeu énergétique ne peut pas expliquer l'enlisement de la crise ukrainienne, mais il permet d'avoir une vue sur les forces en présence dans ce dossier. Selon les Echos.fr, l'Europe ne pourra pas se passer du gaz russe pendant plusieurs décennies (19). Le gaz naturel liquéfié que pourrait importer l'Europe depuis les États-Unis est plus coûteux que le gaz russe. Pourtant, l'Europe a un besoin crucial d'énergie afin de maintenir la compétitivité de son industrie.




Accès à l'article complet, références comprises. Vous y trouverez également une chronologie du pays concerné.


Des événements en perspective


Il y a 12 ans, soit le 28 janvier 2003: Tenue d'élections législatives en Israël

Les élections législatives en Israël sont marquées par la victoire du Likoud de Ariel Sharon qui obtient 29,4% des votes et fait élire 38 députés à la Knesset. Il devance largement le Parti travailliste de Amram Mitznam qui n'est appuyé que par 14,5% de l'électorat, un creux historique.

Des réalités à explorer

Des graphiques à interpréter





Et plus encore.

Il y a 69 ans, soit en 1946: [Iran] Gavam os-Saltaneh accède à la tête du gouvernement.
Il y a 54 ans, soit en 1961: [Cambodge] Penn Nouth accède à la tête du gouvernement.
Il y a 53 ans, soit en 1962: [Jordanie] Wasfi at-Tall accède à la tête du gouvernement.
Il y a 45 ans, soit en 1970: [Tchèque (Rép)] Lubomír Strougal accède à la tête du gouvernement.
Il y a 45 ans, soit en 1970: [Slovaquie] Lubomír Strougal accède à la tête du gouvernement.
Il y a 18 ans, soit en 1997: [Autriche] Viktor Klima accède à la tête du gouvernement.
Il y a 13 ans, soit en 2002: [Estonie] Siim Kallas accède à la tête du gouvernement.
Il y a 13 ans, soit en 2002: [Kazakhstan] Imangali Tasmagambetov accède à la tête du gouvernement.
Il y a 1 ans, soit en 2014: [Ukraine] Serhiy Arbuzov accède à la tête du gouvernement.
Il y a 54 ans, soit en 1961: [Guinée] Ahmed Sékou Touré accède à la tête de l'État
Il y a 21 ans, soit en 1994: [Belarus] Myechyslau Ivanavich Hryb accède à la tête de l'État
 Dir: Jean-Herman Guay Faculté des lettres et sciences humaines       Version 9.6 2014    ©Tous droits protégés     Bilan du siècle   Dimension