Université de Sherbrooke
École de politique appliquée Mardi 28 juin 2016 Accueil
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Un site pédagogique


Depuis 1945, le monde a changé. Des pays ont émergé, des régimes politiques sont tombés et des centaines d'évenements majeurs ont transformé nos sociétés. Pour mieux comprendre les phénomènes qui ont marqué le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour trouver des statistiques démographiques ou économiques, pour visualiser par des graphiques et des cartes la répartition de la richesse, utilisez le site Perspective monde.

Il ne s'agit pas d'un site spécialisé, mais d'un site pédagogique. On y a regroupé les données les plus importantes et les plus fréquemment utilisées par les étudiants et le grand public. Les informations, les illustrations graphiques ou les cartes peuvent être récupérées et reproduites sans permission ou restriction dans la mesure où la source est identifiée et dans le mesure où les récupérations demeurent ponctuelles.

Des données accessibles

Pays

Accédez à une foule d'informations sur plus de 150 pays. Des cartes, des graphiques, des statistiques, des données historiques et politiques, etc.

Statistiques

200 statistiques, regroupées en quinze grands thèmes, touchant presque tous les pays et qu'on peut voir sous forme d'histogrammes, de nuages de points, de cartes, etc.

Événements

Plus de 1200 événements qui ont marqué l'histoire mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, présentés et expliqués en un coup d'oeil, des hyperliens et des chronologies.

Analyses

Presque 500 bulletins d'analyse sur l'actualité mondiale rédigés par des analystes en formation surpervisés par notre rédacteur en chef.

Documents

Des grands textes (conventions, discours, rapports, etc.) et une présentation des grandes organisations internationales des Nations Unies.

Glossaire

Une centaine de termes définis simplement et clairement. Illustrées, associées à des exemples, ces définitions permettent de mieux comprendre le monde depuis 1945.

Quiz  

Des jeux de type choix de réponses sur les drapeaux, les cartes et les capitales. Participez souvent et améliorez votre score.

Un site de référence


14 000 pages vues par jour, 100 000 par semaine. À l'échelle d'une année, c'est plus de 5 millions de pages vues! (Données de Google Analytics)

Le site est principalement utilisé en France (57%), au Canada (18%), en Belgique (5%), en Suisse (3%) . Il a une vocation pédagogique reconnue dans des écoles, des lycées, des collèges et des universités. Ajoutez le site à vos favoris!

Un site en évolution, appuyé par l'Université de Sherbrooke et sa Dondation, la Faculté des lettres et sciences humaines de même que des généreux donateurs.

Le site repose sur des pages dynamiques générées par une combinaison de technologie: Apache, Tomcat, MySQL, Java, Javascript et JQuery. La plupart des graphiques découlent d'une adaptation des modules développés par l'équipe de Highchart.com.

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Dans l'actualité


Un nécessaire coup de pouce énergétique pour l'Afrique

Jeremy Proulx,
analyste en formation,
École de politique appliquée

L'Afrique est aux prises avec des pénuries touchant plusieurs secteurs et frappant durement sa population. L'électricité ne fait pas exception à ce constat, alors que 70 % de l'Afrique au sud du Sahara est privée de cette ressource (1). Si les chiffres exacts diffèrent d'une source à l'autre, on estime que c'est plus de 600 millions de personnes qui sont touchées.

Or, le continent ne peut réalistement se moderniser sans accès à l'énergie. Tout en gardant à l'esprit, surtout depuis la COP21, que cette énergie doit être la plus propre possible. Ces enjeux doivent donc être analysés dans une perspective d'avenir. Toutefois, l'analyse doit aussi porter sur les bons et moins bons coups de l'Afrique en matière d'électrification.

L'électricité : un vecteur de développement

Un simple fait issu du Maroc résume bien l'apport de l'électricité sur une société. En 1990, 40 % des Marocains avaient accès à l'électricité. Vingt ans plus tard ce pourcentage montait à 99 %, mais la statistique la plus importante est celle-ci : durant le même laps de temps, le produit intérieur brut (PIB) par personne a presque triplé (2). Les données de la Banque mondiale pour 2012 indiquaient d'ailleurs que tous les pays du Maghreb étaient électrifiés (3).

Le désert du Sahara n'est donc pas qu'une barrière physique, c'est aussi une barrière énergétique. Un autre exemple frappant, l'Afrique du Sud génère à elle seule la moitié de l'électricité produite en Afrique subsaharienne (4). Cependant, l'Afrique du Sud voit l'essentiel de son énergie provenir du charbon et est régulièrement aux prises avec des pannes de courant. Des infrastructures inadaptées à l'évolution de la demande ainsi qu'une industrie minière accaparant une grande part des ressources en seraient la cause. C'est la preuve que même ceux qui s'en sortent plutôt bien sur ce plan ont encore de la route à faire.

Les États qui s'en tirent bénéficient bien souvent de conditions qui les avantagent. Dans le cas présent, on parle de ressources naturelles, d'infrastructures et de gouvernance propice à l'électrification. Une proximité avec le monde occidental est aussi non-négligeable. L'Afrique du Nord et l'Afrique du Sud, que l'on vient de citer, en sont des exemples patents. Mais leur énergie est loin d'être verte; les pays électrifiés auront donc comme prochain défi de rendre leur apport énergétique plus propre.

L'Afrique dans le noir

Qu'est-ce que le manque d'électrification concrètement? Une utilisation d'électricité par personne 30 fois inférieure à l'Europe, une perte de 4 % du PIB par année, un prix de l'énergie 80 fois plus cher au Nigeria qu'à New York et un continent qui compte pour 16 % de la population, mais 53 % des gens sans électricité dans le monde (5). L'Afrique subsaharienne est celle qui est la plus touchée par ce problème, mais aussi une des régions avec la plus forte croissance démographique du globe. Le problème est donc double pour cette partie du continent. Mis à part l'Afrique du Sud citée plus haut, tous les pays de l'Afrique noire sont touchés par ce déficit d'électrification. Même le Nigeria, qui trône comme première puissance économique du continent grâce à son pétrole, n'y échappe pas. Seule la moitié du pays est électrifiée et 55 % de la production d'électricité se fait avec des moyens d'un autre siècle (6).

Si certains pays ne disposent pas des ressources nécessaires pour mener à bien une électrification, ce n'est pas le cas pour la majorité. Bien au contraire, on estime que les ressources naturelles présentes dans ces États suffiraient à combler une bonne partie des besoins énergétiques (7).

Le problème de l'énergie en Afrique subsaharienne se situe donc ailleurs. L'ex-homme politique français Jean-Louis Borloo, qui mène un projet d'électrification du continent, le résumait en ces termes : « L'électricité c'est "l'enfant des vieilles nations" parce que cela suppose une administration publique, une ingénierie publique de haut niveau et des financements publics gratuits au départ (8). » On peut donc dire qu'il s'agit d'un problème de gouvernance et d'infrastructure. Des régimes instables ne pourront mettre en place les structures nécessaires pour électrifier l'Afrique. Le manque d'expertise et de fonds disponibles pour mener à bien les divers projets explique aussi le problème. Dans un continent touché par tant de maux, il apparaît logique que certains gouvernements décident de prioriser d'autres investissements servant à diminuer la souffrance. On parle ici de programmes de santé, d'accès à l'eau, d'éducation, etc. Bien qu'un meilleur accès à l'électricité permettrait sans doute de contribuer aussi à ces missions de l'État.

Finalement, l'économie de la plupart de ces pays reposant sur l'exploitation des ressources naturelles, certains vont concentrer leurs ressources énergétiques dans les industries; privant du même coup leur population d'électrification. Les causes sont donc multiples pour un problème qui doit être réglé de manière urgente.

Une surcharge d'initiatives d'aide

La Banque mondiale a mis en place des tables de concertation pour discuter, apporter son aide et tenter de régler la problématique. Le fait qu'un réfrigérateur américain consomme six fois plus d'électricité qu'un Tanzanien en une année a poussé les États-Unis à s'impliquer. Le plan des Américains, Power Africa, a un budget de 7 milliards et couvre toute l'Afrique subsaharienne (9).

Pour sa part, Jean-Louis Borloo, un ancien ministre de l'Environnement français, a mis sur pied une fondation visant l'électrification de l'Afrique (Énergies pour l'Afrique). Son objectif est d'implanter « un plan Marshall » pour l'Afrique. Concrètement, il espère amasser 4 milliards par année sur 10 ans. Avec les autres formes d'investissement, il espère trouver les 250 milliards nécessaires pour mener à bien les besoins en électrification (10). À cela s'ajoutent les initiatives comme celle du chanteur Akon qui prévoit amasser 1 milliard d'ici 2020 pour éclairer l'Afrique.

Les initiatives pour électrifier l'Afrique ne manquent pas, les investisseurs étant bien au courant de l'énorme retour possible sur l'investissement. On parle d'une croissance moyenne de 5 % par année, qui passerait à une croissance de 15 % si le continent était électrifié (11). Le problème est justement cette abondance d'initiatives. Comme le disait le secrétaire de la Commission de l'Afrique pour les Nations unies : « [...] La pléthore d'initiatives actuelle conduit à la cacophonie et fait perdre du temps. On a besoin d'une coordination, or il est difficile d'attribuer cette responsabilité à une organisation (12). » La mobilisation pour les fonds semblant en bonne voie, il ne reste plus qu'à se coordonner pour rendre le tout productif.

Les défis pour le continent sont immenses en ce qui concerne l'électrification, mais leur réussite est impérative et vitale. De plus, le potentiel accru de l'Afrique à la suite de l'électrification devrait convaincre même les plus récalcitrants. L'autre défi, c'est de développer des énergies propres. Les accords de la COP21 ont promis 100 milliards annuellement pour y arriver. Et les pays industrialisés se sont engagés à aider les plus pauvres. L'électrification et les moyens pour y parvenir seront donc deux dossiers à suivre dans les prochaines années.




Accès à l'article complet, références comprises. Vous y trouverez également une chronologie du pays concerné.


Des événements en perspective


Il y a 20 ans, soit le 28 juin 1996:
Accession de Necmettin Erbakan au poste de premier ministre de la Turquie

La démission du premier ministre Mesut Yilmaz entraîne la formation d'un gouvernement de coalition à la tête duquel on retrouve le chef du Parti Refah, Necmettin Erbakan. C'est la première fois que le leader d'une formation islamiste dirige le gouvernement turc depuis que le pays à accédé à l'indépendance, au cours des années 10.

Des réalités à explorer


                  Profil historique et politique
                  Une carte statique et dynamique
                  Leaders politiques au fil du temps
                  Portrait du commerce international

Des graphiques à interpréter



Pour en savoir plus



Pour en savoir plus

Et plus encore.

Il y a 63 ans, soit en 1953: [France] Joseph Laniel accède à la tête du gouvernement.
Il y a 62 ans, soit en 1954: [Corée du Sud] Pyun Yung-tai accède à la tête du gouvernement.
Il y a 51 ans, soit en 1965: [Hongrie] Gyula Kállai accède à la tête du gouvernement.
Il y a 35 ans, soit en 1981: [Italie] Giovanni Spadolini accède à la tête du gouvernement.
Il y a 24 ans, soit en 1992: [Italie] Giuliano Amato accède à la tête du gouvernement.
Il y a 20 ans, soit en 1996: [Turquie] Necmettin Erbakan accède à la tête du gouvernement.
Il y a 12 ans, soit en 2004: [Irak] Iyad Hashim al-`Allawi accède à la tête du gouvernement.
Il y a 5 ans, soit en 2011: [Turquie] Recep Tayyip Erdogan accède à la tête du gouvernement.
Il y a 1 ans, soit en 2015: [Danemark] Lars Lokke Rasmussen accède à la tête du gouvernement.
Il y a 62 ans, soit en 1954: [Guatemala] Junte du gouvernement accède à la tête de l'État
Il y a 50 ans, soit en 1966: [Argentine] Adolfo Teodoro Álvarez Melendi accède à la tête de l'État
Il y a 50 ans, soit en 1966: [Argentine] Benigno Marcelino Varela Barnadou accède à la tête de l'État
Il y a 50 ans, soit en 1966: [Argentine] Pascual Ángel Pistarini Ludena accède à la tête de l'État
Il y a 24 ans, soit en 1992: [Afghanistan] Burhanuddin Rabbani accède à la tête de l'État
Il y a 12 ans, soit en 2004: [Irak] Ghazi Mashal `Ajil al-Yawar accède à la tête de l'État
Il y a 11 ans, soit en 2005: [Bosnie-Herzégovine] Ivo Miro Jovic accède à la tête de l'État
Il y a 7 ans, soit en 2009: [Honduras] Roberto Micheletti Baín accède à la tête de l'État
 Dir: Jean-Herman Guay Faculté des lettres et sciences humaines       Version 10.7 2015    ©Tous droits protégés     Bilan du siècle   Dimension