Université de Sherbrooke
École de politique appliquée     Lundi 1 septembre 2014      Accueil              
       
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Un site pédagogique


Depuis 1945, le monde a changé. Des pays ont émergé, des régimes politiques sont tombés et des centaines d'évenements majeurs ont transformé nos sociétés. Pour mieux comprendre les phénomènes qui ont marqué le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour trouver des statistiques démographiques ou économiques, pour visualiser par des graphiques et des cartes la répartition de la richesse, utilisez le site Perspective monde.

Il ne s'agit pas d'un site spécialisé, mais d'un site pédagogique. On y a regroupé les données les plus importantes et les plus fréquemment utilisées par les étudiants et le grand public. Les informations, les illustrations graphiques ou les cartes peuvent être récupérées et reproduites sans permission ou restriction dans la mesure où la source est identifiée et dans le mesure où les récupérations demeurent ponctuelles.

Des données accessibles

Pays

Accédez à une foule d'informations sur plus de 150 pays. Des cartes, des graphiques, des statistiques, des données historiques et politiques, etc.

Statistiques

200 statistiques, regroupées en quinze grands thèmes, touchant presque tous les pays et qu'on peut voir sous forme d'histogrammes, de nuages de points, de cartes, etc.

Événements

Plus de 1200 événements qui ont marqué l'histoire mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, présentés et expliqués en un coup d'oeil, des hyperliens et des chronologies.

Analyses

Presque 500 bulletins d'analyse sur l'actualité mondiale rédigés par des analystes en formation surpervisés par notre rédacteur en chef.

Documents

Des grands textes (conventions, discours, rapports, etc.) et une présentation des grandes organisations internationales des Nations Unies.

Glossaire

Une centaine de termes définis simplement et clairement. Illustrées, associées à des exemples, ces définitions permettent de mieux comprendre le monde depuis 1945.

Quiz  

Des jeux de type choix de réponses sur les drapeaux, les cartes et les capitales. Participez souvent et améliorez votre score.

Un site de référence


14 000 pages vues par jour, 100 000 par semaine. À l'échelle d'une année, c'est plus de 5 millions de pages vues! (Données de Google Analytics)

Le site est principalement utilisé en France (57%), au Canada (18%), en Belgique (5%), en Suisse (3%) . Il a une vocation pédagogique reconnue dans des écoles, des lycées, des collèges et des universités. Ajoutez le site à vos favoris!

Un site en évolution, appuyé par l'Université de Sherbrooke et la Faculté des lettres et sciences humaines!

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Dans l'actualité


Vers une crise humanitaire

Gilles Vandal,
analyste en formation,
École de politique appliquée

La question de l'immigration s'est transformée au cours de l'été 2014 en une crise humanitaire. En 2008, le gouvernement fédéral américain mit sur pied un programme pour accueillir 8000 enfants réfugiés. Or, le nombre a atteint 20 000 en 2013. Pour l'année 2014, les services américains ont donné déjà refuge à 60 000 mineurs et ils anticipent que le nombre atteindra 90 000 à la fin de l'année budgétaire au 30 septembre.

La large majorité des enfants demandant refuge aux États-Unis proviennent d'El Salvador, du Guatemala et du Honduras, trois pays en proie à la violence des gangs, le chaos et la pauvreté. Ces enfants ont presque tous des expériences vécues horribles à raconter. Une mère a répondu ceci à un journaliste qui lui demandait pourquoi elle avait envoyé son enfant vers les États-Unis : « Je préfère voir mon enfant mourir sur le chemin des États-Unis que de le voir mourir à ma porte. »

Pour envoyer leurs enfants aux États-Unis, les parents ont dû payer pas moins de 3000 $ par enfant à des passeurs qui s'occupent de les faire entrer illégalement aux États-Unis. Des dizaines de milliers d'enfants ont parcouru près de 5000 km en traversant tout le Mexique souvent accroché sur le toit des trains. Entre-temps, ils sont aussi victimes de viols et autres sévices aux mains des passeurs.

Toute cette question découle de l'application d'une loi fédérale adoptée en 2008 et signée par le président George W. Bush qui force les autorités américaines à accorder le refuge à tout enfant non accompagné d'un parent provenant de l'Amérique centrale. Cette loi a été conçue comme moyen de protéger les enfants qui ont été victimes de traite illégale, d'abus sexuels et autres crimes.

En conséquence, la loi exige comme moyen de protection des auditions par les services d'immigration pour déterminer si ces enfants immigrants doivent être expulsés ou admis comme réfugiés. Entre-temps, ils doivent être remis aux services sociaux et traités avec humanité. Or, ce processus de vérification peut prendre des mois, voire des années.

Les jeunes immigrants sont ainsi placés dans des centres de détention à travers tout le pays. Or, il apparaît que le coût des soins prodigués à un jeune mineur non accompagné s'élève entre 250 $ et 1000 $ par jour. Beaucoup de personnes trouvent que la note est trop élevée pour les contribuables américains.

Mais avec l'afflux de ces enfants réfugiés, la situation a dégénéré en une crise politique. Les villes situées dans le sud des États-Unis, le long de la frontière mexicaine, sont devenues de véritables champs de bataille entre les partisans de la loi et ceux qui préconisent un refoulement à la frontière des enfants réfugiés. En juin et juillet 2014, le débat politique s'est élargi à l'ensemble des États-Unis. Partout aux États-Unis, on voit des centaines de résidents s'opposer à l'ouverture dans leur ville de centres d'hébergement pour les jeunes réfugiés.

Les groupes de la droite américaine se sont organisé et ont tenu deux journées nationales de protestation les 18-19 juillet contre cette immigration illégale. Des protestations publiques étaient organisées dans plus de 250 villes américaines dans lesquelles les manifestants agitaient des drapeaux américains en scandant des slogans comme « Nous sommes envahis » ou « retour à l'expéditeur »

Pas de photos

Entre-temps, les républicains pressent le président Obama de se rendre à la frontière mexicaine pour constater la situation de crise sur place. Obama a refusé de s'y rendre. Les républicains ont alors comparé le refus d'Obama de ne pas visiter les installations frontalières à la réponse de George W. Bush à l'ouragan Katrina. Mais Obama ne voulait pas que l'on puisse ensuite l'accuser d'avoir incité plus d'enfants à venir aux États-Unis par la publication de photos le montrant accueillant des enfants réfugiés.

En cette année électorale de mi-mandat, il est facile de voir comment la question de l'immigration pourrait être un enjeu en novembre. Un tiers du sénat et les 435 sièges de la chambre des représentants sont en jeux. Les deux partis veulent tirer un avantage politique de la question.

Face à la crise, le président Obama a demandé au Congrès une aide humanitaire d'urgence de 3,7 milliards de dollars : 1,8 milliard de dollars pour fournir des soins temporaires aux enfants réfugiés, 1,6 milliard de dollars pour renforcer les contrôles aux frontières contre les passeurs illégaux et 300 millions de dollars pour venir en aide aux pays de l'Amérique centrale afin qu'ils découragent les parents d'envoyer leurs enfants vers les États-Unis.

Jeh Johnson, le secrétaire américain à la sécurité intérieure qui est responsable de l'immigration, souhaite que le Congrès adopte le budget spécial demandé par le président Obama et qu'il modifie la loi sur l'immigration pour la rendre plus efficace. Mais les démocrates ne sont pas capables de s'entendre avec les républicains sur cette question. Ces derniers veulent simplement modifier la loi pour forcer les jeunes mineurs à retourner chez eux sans audition.

Un sondage commandé par ABC et le Washington Post montre que la question représente un enjeu important. Toutefois, 53 % des Américains endossent la proposition de Barack Obama. Par contre, seulement 23 % des personnes interrogées déclarent approuver la position des républicains au Congrès.

Entre-temps, le président a promis de faire un nouvel effort pour fixer le système d'immigration américaine, même s'il devait agir sans le consentement du Congrès en recourant au pouvoir exécutif. Toutefois, le président John Boehner l'a lors accusé de vouloir agir seul en gouvernant par décret et l'a menacé de le poursuivre pour tentative de contournement du Congrès.

La question d'immigration aux États-Unis représente un problème majeur. La solution repose dans une approche bipartite. Mais pour cela, il faut que les républicains contrôlent les éléments extrémistes anti-immigration de leur partie. S'ils n'agissent pas rapidement, ils vont perdre tout soutien politique au sein de la communauté latino. À long terme, cela pourrait mettre en danger leur propre survie politique.


Accès à l'article complet, références comprises. Vous y trouverez également une chronologie du pays concerné.


Des événements en perspective


Il y a 45 ans, soit le 1 septembre 1969: Renversement du roi de la Libye, Idris 1er

Un groupe d'officiers libyens ayant à leur tête le colonel Mouammar Kadhafi profite du départ du roi Idris 1e pour s'emparer du pouvoir.

Des réalités à explorer

Des graphiques à interpréter





Et plus encore.

Il y a 40 ans, soit en 1974: [Nouvelle-Zélande] Hugh Watt accède à la tête du gouvernement.
Il y a 36 ans, soit en 1978: [Islande] Ólafur Jóhannesson accède à la tête du gouvernement.
Il y a 33 ans, soit en 1981: [Centrafricaine (rep)] poste vacant accède à la tête du gouvernement.
Il y a 17 ans, soit en 1997: [Taiwan] Vincent Siew accède à la tête du gouvernement.
Il y a 11 ans, soit en 2003: [Irak] Ahmad `Abd al-Hadi al-Chalabi accède à la tête du gouvernement.
Il y a 2 ans, soit en 2012: [Kirghizstan] Aaly Azimovich Karashev accède à la tête du gouvernement.
Il y a 1 ans, soit en 2013: [Sénégal] Aminata Touré accède à la tête du gouvernement.
Il y a 66 ans, soit en 1948: [Équateur] Galo Plaza Lasso accède à la tête de l'État
Il y a 62 ans, soit en 1952: [Équateur] José María Velasco Ibarra accède à la tête de l'État
Il y a 60 ans, soit en 1954: [Guatemala] Carlos Castillo Armas accède à la tête de l'État
Il y a 58 ans, soit en 1956: [Équateur] Camilo Ponce Enríquez accède à la tête de l'État
Il y a 54 ans, soit en 1960: [Équateur] José María Velasco Ibarra accède à la tête de l'État
Il y a 54 ans, soit en 1960: [Malaisie] Saiyid Harun Petra ibni al-Marhum accède à la tête de l'État
Il y a 46 ans, soit en 1968: [Équateur] José María Velasco Ibarra accède à la tête de l'État
Il y a 45 ans, soit en 1969: [Libye] Mouammar Kadhafi accède à la tête de l'État
Il y a 38 ans, soit en 1976: [Uruguay] Aparicio Méndez Manfredini accède à la tête de l'État
Il y a 34 ans, soit en 1980: [Corée du Sud] Chun Doo-hwan accède à la tête de l'État
Il y a 33 ans, soit en 1981: [Centrafricaine (rep)] André Dieudonné Kolingba accède à la tête de l'État
Il y a 33 ans, soit en 1981: [Uruguay] Gregorio Conrado Álvarez Armellino accède à la tête de l'État
Il y a 29 ans, soit en 1985: [Singapour] Wee Kim Wee accède à la tête de l'État
Il y a 25 ans, soit en 1989: [Panama] Francisco Antonio Rodríguez Poveda accède à la tête de l'État
Il y a 21 ans, soit en 1993: [Azerbaïdjan] Heydar Alirza oglu Aliev accède à la tête de l'État
Il y a 21 ans, soit en 1993: [Singapour] Ong Teng Cheong accède à la tête de l'État
Il y a 20 ans, soit en 1994: [Panama] Ernesto Pérez Balladares González accède à la tête de l'État
Il y a 19 ans, soit en 1995: [Liberia] Wilton G. S. Sankawulo accède à la tête de l'État
Il y a 15 ans, soit en 1999: [Panama] Mireya Elisa Moscoso accède à la tête de l'État
Il y a 15 ans, soit en 1999: [Singapour] Sellapan Ramanathan Nathan accède à la tête de l'État
Il y a 10 ans, soit en 2004: [Panama] Martín Erasto Torrijos Espino accède à la tête de l'État
Il y a 3 ans, soit en 2011: [Singapour] Tony Tan accède à la tête de l'État
 Dir: Jean-Herman Guay Faculté des lettres et sciences humaines       Version 9.6 2014    ©Tous droits protégés     Bilan du siècle   Dimension