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Depuis 1945, le monde a changé. Des pays ont émergé, des régimes politiques sont tombés et des centaines d'évenements majeurs ont transformé nos sociétés. Pour mieux comprendre les phénomènes qui ont marqué le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour trouver des statistiques démographiques ou économiques, pour visualiser par des graphiques et des cartes la répartition de la richesse, utilisez le site Perspective monde.

Il ne s'agit pas d'un site spécialisé, mais d'un site pédagogique. On y a regroupé les données les plus importantes et les plus fréquemment utilisées par les étudiants et le grand public. Les informations, les illustrations graphiques ou les cartes peuvent être récupérées et reproduites sans permission ou restriction dans la mesure où la source est identifiée et dans le mesure où les récupérations demeurent ponctuelles.

Des données accessibles

Pays

Accédez à une foule d'informations sur plus de 150 pays. Des cartes, des graphiques, des statistiques, des données historiques et politiques, etc.

Statistiques

200 statistiques, regroupées en quinze grands thèmes, touchant presque tous les pays et qu'on peut voir sous forme d'histogrammes, de nuages de points, de cartes, etc.

Événements

Plus de 1200 événements qui ont marqué l'histoire mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, présentés et expliqués en un coup d'oeil, des hyperliens et des chronologies.

Analyses

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Documents

Des grands textes (conventions, discours, rapports, etc.) et une présentation des grandes organisations internationales des Nations Unies.

Glossaire

Une centaine de termes définis simplement et clairement. Illustrées, associées à des exemples, ces définitions permettent de mieux comprendre le monde depuis 1945.

Quiz  

Des jeux de type choix de réponses sur les drapeaux, les cartes et les capitales. Participez souvent et améliorez votre score.

Un site de référence


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Dans l'actualité


Véritable séisme politique en Corse

Gabrielle Trottier,
analyste en formation,
École de politique appliquée

Les élections régionales en Corse, le 6 et le 13 décembre 2015, ont conduit les nationalistes à la tête de l'Assemblée de Corse, une première dans l'histoire de cette région. Le discours prononcé en corse par l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni et la victoire du mouvement nationaliste ont provoqué de fortes réactions au sein de la population locale et des dirigeants français (1).

Une mouvance nationaliste qui s'est radicalisée

Étant au coeur du monde méditerranéen, la Corse suscite la convoitise de plusieurs depuis des siècles. Elle a d'ailleurs été marquée par une succession d'occupations étrangères en raison de son emplacement stratégique. L'omniprésence du mouvement nationaliste et indépendantiste en Corse découle d'ailleurs de son histoire tumultueuse composée de multiples invasions (2).

Depuis le traité de Versailles, en 1768, la Corse est une collectivité territoriale française (3). Elle défend fermement ses intérêts nationaux, plus intensément depuis 1960. À cette époque, les revendications corses portaient sur la mise à l'écart de l'île par les Français, le retard industriel et plusieurs injustices par rapport à la décolonisation algérienne.

En 1962, après la Guerre de libération nationale, plusieurs Algériens d'origine française se sont installés dans la plaine d'Aléria, en Corse (4). Afin de faciliter l'installation et le développement agraire de ces nouveaux agriculteurs, le gouvernement français les dispensait du remboursement de leurs prêts financiers, un privilège dont les Corses ne bénéficiaient pas.

L'autonomiste Edmond Simeoni a alors fondé l'Action de la renaissance de la Corse (ARC), une organisation dénonçant violemment les avantages inéquitables alloués aux agriculteurs algériens. En 1975, les militants de l'ARC ont pris possession de la cave viticole d'une grande entreprise appartenant à un réfugié algérien. Cette mobilisation historique, survenue le 22 août 1975 dans la plaine d'Aléria, a causé la mort de deux policiers français et plusieurs blessés.

Les événements de la plaine d'Aléria ont contribué au mouvement nationaliste et indépendantiste corse et à la création du Front de libération nationale de la Corse (FLNC), le 5 mai 1976, par Edmond Simeoni (5). Dès lors, la formation radicale lutte pour les intérêts nationaux et une Corse indépendante. En 1982, en réponse aux demandes du FLNC, la France a octroyé à la Corse une autonomie gouvernementale accompagnée d'un statut particulier. L'organisation FLNC a déposé ses armes le 25 juin 2014 en expliquant que le moment était venu de construire une force politique pacifique qui conduira la Corse à l'indépendance (6).

Des chiffres qui parlent

Le 6 décembre 2015, lors du premier tour des élections territoriales, Gilles Simeoni, le candidat de la formation nationaliste Inseme per a Corsica, a remporté 17,62 % des voix. Quant au parti indépendantiste Cosica Libera de Jean-Guy Talamoni, il a obtenu 7,73 % des voix. Ces deux partis politiques ont décidé de former une coalition pour le second tour. Ils ont remporté les élections avec 35,35 % des voix. Ensemble, ils possèdent 24 des 51 sièges de l'Assemblée. Talamoni est le nouveau président de l'Assemblée et Simeoni occupe le poste de président au Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de la Corse. Malgré cette nouvelle alliance, le projet d'indépendance n'est pas à l'agenda pour le mandat actuel du gouvernement (7).

L'ancien président du Conseil exécutif, Paul Giacobbi, est arrivé en deuxième position avec 28,49 % des voix. Il a fait campagne sous le titre divers gauche (DV), une tendance politique donnée aux candidats de gauche n'étant membres d'aucun parti. Enfin, le ministre sortant de l'Union de la droite, José Rossi, a remporté 27,07 % des voix (8).

Les revendications principales du nouveau gouvernement concernent le statut officiel de la langue corse, la création d'un statut de résident corse et l'inscription de la Corse dans la Constitution française (9). Pour Simeoni, la réalisation de son programme électoral nécessite une relation repensée avec l'État. Le gouvernement a également présenté un programme économique visant une meilleure production de la richesse et une répartition équitable de cette dernière. Il veut favoriser la création d'entreprises innovantes et encourage la mobilisation des ressources financières. En possédant une autonomie économique, la Corse parviendrait à exploiter des secteurs d'enjeux nationaux, notamment celui de l'énergie. Selon Talamoni, la Corse doit posséder suffisamment d'épargne pour être fiscalement souveraine.

Un éventail de réactions

Plusieurs personnalités politiques françaises ont manifesté leur désarroi à la suite du discours de Talamoni, notamment François Fillon(10). Dans un communiqué, l'ex-premier ministre de France a dénoncé le discours corse prononcé par Talamoni. Selon lui, l'emploi d'une langue autre que celle de la République est une insulte pour la France. François Fillon croit que le gouvernement de François Hollande doit faire un rappel clair à la loi et à l'unité de la nation française. De plus, le sénateur de Belfort, Jean-Pierre Chevènement, a affirmé que l'officialisation de la langue corse risquerait de faire éclater l'espace national français.

Quant au gouvernement français, il désire conserver un « dialogue serein, constructif et apaisé » (11) avec les dirigeants de la Corse. D'ailleurs, le premier ministre français Manuel Valls a communiqué avec Gilles Simeoni afin de lui rappeler que cette région reste attachée à la République française, malgré le statut particulier de la Corse. Pour sa part, le secrétaire d'État du Parlement, Jean-Marie Le Guen, a fermement dit que « la République n'a pas l'intention de baisser les bras et la loi sera la même pour tous, y compris en Corse (12)».

Selon le politologue de l'Université de Corse, André Fazi, les faiblesses de la gauche et de la droite expliquent la victoire des nationalistes aux dernières élections. De plus, la personnalité de Gilles Simeoni, un avocat engagé politiquement et le maire de Bastia depuis 2014, aurait influencé la population corse. Gilles Simeoni est une figure montante de la mouvance autonomiste. Étant le fils d'Edmond Simeoni, un militant du FNLC, il représente l'espoir et la détermination (13).

Selon le politologue André Fazi, l'indépendance de la Corse sera un sujet important lors des prochaines élections de 2018. Plusieurs nationalistes désirent des actions concrètes rapidement. Jean-Pierre Susini, compagnon de lutte d'Edmond Simeoni, appelle les nationalistes à agir rapidement : « On n'a que deux ans devant nous. Il ne faut pas décevoir, sinon les valets du colonialisme (les partis classiques) vont reprendre le dessus (14). »

Au-delà des élections, les événements xénophobes, survenus les 24 et 25 décembre 2015 dans le quartier du Jardin de l'Empereur, inquiètent la population musulmane de la Corse. Les manifestants ont commis des actes antimusulmans en clamant des slogans haineux et en mettant en feu le Coran. La population musulmane de la Corse s'avoue inquiète pour l'avenir de la région. Certains ont d'ailleurs mentionné qu'il y avait deux Corses, une Corse autochtone vivant sur l'île depuis plusieurs générations et une Corse immigrante (15).




Accès à l'article complet, références comprises. Vous y trouverez également une chronologie du pays concerné.


Des événements en perspective


Il y a 4 ans, soit le 1 juillet 2012:
Élection d'Enrique Pena Nieto à la présidence du Mexique

Après avoir mené dans les sondages réalisés au cours de la campagne, Enrique Pena Nieto du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) est élu président du Mexique. Il obtient 39,2% des voix valides contre 32,4% pour son principal rival, Andres Manuel Lopez Obrador du Parti de la Révolution démocratique (PRD).

Des réalités à explorer


                  Profil historique et politique
                  Une carte statique et dynamique
                  Leaders politiques au fil du temps
                  Portrait du commerce international

Des graphiques à interpréter



Pour en savoir plus



Pour en savoir plus

Et plus encore.

Il y a 60 ans, soit en 1956: [Jordanie] Ibrahim Hashim accède à la tête du gouvernement.
Il y a 41 ans, soit en 1975: [Liban] Rashid Karame accède à la tête du gouvernement.
Il y a 40 ans, soit en 1976: [Espagne] Fernando de Santiago accède à la tête du gouvernement.
Il y a 24 ans, soit en 1992: [Tchèque (Rép)] Jan Stráský accède à la tête du gouvernement.
Il y a 24 ans, soit en 1992: [Moldavie] Andrei Sangheli accède à la tête du gouvernement.
Il y a 24 ans, soit en 1992: [Slovaquie] Jan Stráský accède à la tête du gouvernement.
Il y a 70 ans, soit en 1946: [Italie] Enrico De Nicola accède à la tête de l'État
Il y a 66 ans, soit en 1950: [Pérou] Zenón Noriega Agüero accède à la tête de l'État
Il y a 56 ans, soit en 1960: [Ghana] Kofi Kwame Nkrumah accède à la tête de l'État
Il y a 56 ans, soit en 1960: [Somalie] Aden Abdullah Osman Daar accède à la tête de l'État
Il y a 54 ans, soit en 1962: [Burundi] Mwambutsa IV accède à la tête de l'État
Il y a 54 ans, soit en 1962: [Salvador] Julio Adalberto Rivera Carballo accède à la tête de l'État
Il y a 52 ans, soit en 1964: [Allemagne] Karl Heinrich Lübke accède à la tête de l'État
Il y a 50 ans, soit en 1966: [Dominicaine (Rep)] Joaquín Antonio Balaguer Ricardo accède à la tête de l'État
Il y a 50 ans, soit en 1966: [Guatemala] Julio César Méndez Montenegro accède à la tête de l'État
Il y a 49 ans, soit en 1967: [Salvador] Fidel Sánchez Hernández accède à la tête de l'État
Il y a 47 ans, soit en 1969: [Allemagne] Gustav Heinemann accède à la tête de l'État
Il y a 46 ans, soit en 1970: [Guatemala] Carlos Manuel Arana Osorio accède à la tête de l'État
Il y a 44 ans, soit en 1972: [Salvador] Arturo Armando Molina Barraza accède à la tête de l'État
Il y a 42 ans, soit en 1974: [Argentine] María Estela Martínez de Perón accède à la tête de l'État
Il y a 42 ans, soit en 1974: [Allemagne] Walter Scheel accède à la tête de l'État
Il y a 42 ans, soit en 1974: [Guatemala] Kjell Eugenio Laugerud García accède à la tête de l'État
Il y a 40 ans, soit en 1976: [Somalie] Muhammad Siyad Barre accède à la tête de l'État
Il y a 39 ans, soit en 1977: [Salvador] Carlos Humberto Romero Mena accède à la tête de l'État
Il y a 38 ans, soit en 1978: [Guatemala] Fernando Romeo Lucas García accède à la tête de l'État
Il y a 37 ans, soit en 1979: [Allemagne] Karl Carstens accède à la tête de l'État
Il y a 34 ans, soit en 1982: [Argentine] Reynaldo Benito Bignone Ramayón accède à la tête de l'État
Il y a 32 ans, soit en 1984: [Allemagne] Richard von Weizsäcker accède à la tête de l'État
Il y a 22 ans, soit en 1994: [Allemagne] Roman Herzog accède à la tête de l'État
Il y a 17 ans, soit en 1999: [Allemagne] Johannes Rau accède à la tête de l'État
Il y a 12 ans, soit en 2004: [Allemagne] Horst Köhler accède à la tête de l'État
Il y a 9 ans, soit en 2007: [Israël] Dalia Itsik accède à la tête de l'État
Il y a 7 ans, soit en 2009: [Panama] Ricardo Martinelli accède à la tête de l'État
Il y a 2 ans, soit en 2014: [Panama] Juan Carlos Varela accède à la tête de l'État
 Dir: Jean-Herman Guay Faculté des lettres et sciences humaines       Version 10.7 2015    ©Tous droits protégés     Bilan du siècle   Dimension