Par la voie d'un décret, le
président équatorien, Rafael Correa, a commandé aux forces armées du pays « de saisir les actifs » (1) de l'entreprise brésilienne de construction Norberto Odebrecht SA. Le décret émit par le
gouvernement équatorien prévoit que toutes les activités effectuées par la multinationale sur son territoire seront maintenant dirigées par l'État. De plus, les droits
constitutionnels de quatre supérieurs de la société ont aussi été suspendus, y compris leur droit de quitter le pays.
Le différent, qui persiste entre le
gouvernement et la compagnie, est causé par des fautes qui ont été faites dans la construction du barrage hydro-électrique du projet San Francisco. Celui-ci devait fournir 12% de l'électricité du pays. Les bris dans la machinerie de l'usine ont eu comme conséquence la fermeture du projet en juin. De ce fait, le
gouvernement exige une compensation monétaire de la part de la compagnie. Il accuse Odebrecht de mettre en danger, par cette mauvaise gestion, les services publics du pays (2).
De plus, le ministre des Secteurs stratégiques, Derlis Palacios a affirmé lors d'une conférence de presse que le
gouvernement croyait la multinationale coupable de corruption et qu'il souhaitait son évacuation du pays. Il a aussi ajouté que la compagnie n'a pas soutenu ses engagements envers le pays, affirmant « the company has not fulfilled its commitments » (3). Dans cette perspective, le
gouvernement a décidé qu'il ne paierait aucun dommage et intérêt à la compagnie.