Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Kennedy , John F. | 1917-1963

Discours de John F. Kennedy au Congrés pour la fondation de la NASA
NASA

  • Né le 29 mai 1917 à Brookline, Massachusetts
  • Membre de la Chambre des représentants pour l'État du Massachusetts (3 janvier 1947-3 janvier 1953)
  • Sénateur de l'État du Massachusetts (3 janvier 1953-23 décembre 1960)
  • Candidat élu du Parti démocrate en prévision de l'élection présidentielle de 1960 (13 juillet 1960)
  • Président des États-Unis (20 janvier 1961-22 novembre 1963)
  • Décédé en fonctions le 22 novembre 1963 à Dallas, Texas


  • Sans auteur, «L'assassinat de Kennedy», Le Soleil (Québec, Canada), 23 novembre 1963, p. 4.

    «...En politique internationale, Kennedy a su, en un court espace de temps, rétablir les positions de la démocratie américaine. Il a fait preuve à la fois de fermeté et d'ouverture d'esprit. On a vu un exemple de la première qualité à Cuba, lorsque les Russes ont opéré une retraite stratégique au sujet des fusées qu'ils installaient dans l'île des Caraïbes. Le moment venu, l'ancien président américain n'a pas hésité à encourager la détente, comme en fait foi sa volonté d'en arriver avec les Russes à un accord au sujet de l'arrêt partiel des expériences nucléaires. La récente entente commerciale américano-soviétique sur le blé se situe dans la même ligne. Pour Khrouchtchev, Kennedy était un interlocuteur réaliste et décidé.»


    Henry Chapier, «Un humaniste et un patricien», Combat (France), 23 et 24 novembre 1963, p. 1.

    «...À ceux qui ne croient pas au rôle de la personnalité dans l'histoire, la silhouette du président Kennedy, ses faits et ses gestes apportaient un démenti quotidien. Pendant trois ans, ses fréquentes apparitions à la télévision, les nombreuses chroniques que lui consacrait la presse ont rendu aux Américains son image familière. Le États-Unis ne viennent pas seulement de perdre un président : ils sont privés du jour au lendemain d'un humaniste, d'un «père» de leur civilisation, sujette à de continuelles métamorphoses. (...) On peut dire de son court passage au pouvoir qu'il a rendu à son pays le sens des valeurs spirituelles. Qu'il fut un des rares à rappeler aux Américains que la richesse, l'égoïsme, et la politique de l'autruche étaient des péchés contre l'homme.»


    Raymond Aron, «Un grand destin inachevé», Le Figaro (France), 23 novembre 1963, p. 1.

    «...Il voulait être un de ces hommes d'État dont l'Histoire retient le nom parce qu'ils ont accompli une oeuvre, parce qu'ils ont guidé un peuple par-delà les entraînements ou les humeurs des foules. J'imagine que, à la question : Quelle est la qualité que vous mettez au-dessus de tout ? Il aurait répondu : Le courage. Il ne lui a pas été donné de parvenir au terme de ses ambitions et de réaliser pleinement sa vocation. Mais, premier président catholique des États-Unis et l'un des plus jeunes, il laissera un souvenir qui ne sera pas indigne de la grandeur à laquelle il rêvait d'atteindre.»


    Sans auteur, «The Presidency», Time Magazine (édition canadienne), 29 novembre 1963, p. 9-19.

    «...Despite his narrow margin of victory, Kennedy's advent to office had raised hopes high. The rhetoric of his inaugural led to extravagant overpraise. But he had asked to be judged by the highest standards, and he died before achieving them. His nation was prosperous and at peace. But if a historical scoreboard would not record many errors, it would list a few hits and fewer runs. He was a subject of boundless fascination to his countrymen; yet he aroused no such passions of either love or hatred as did Franklin Roosevelt. In the long view of history his administration might be known less for the substance of its achievement than for its style.»


    André Kaspi, «Les 1000 jours d'un président», Paris, Armand Colin, 1993, p. 291.

    «...La conclusion, si provisoire soit-elle, ne fait pas de Kennedy le plus grand président des États-Unis au XXe siècle. Le temps lui a manqué (...) En dépit de ses faiblesses de caractère, des errements de sa vie privée, de son goût immodéré pour le clinquant, d'une rhétorique souvent creuse et exagérée, de ses convictions fortement affichées et faiblement appliquées, il ne fut pas non plus un président médiocre, dépourvu de qualités, incapable de stimuler ses compatriotes, sans caractère ni projets. Ses discours et les recommandations qu'il adresse au Congrès le confirment. Il a engagé avec courage des batailles politiques, tenu son rang parmi les grands de son époque. Il a su parler aux Américains et au reste du monde. La mémoire collective en témoigne. En un mot, il ne mérite ni l'excès d'honneur dont le couvrent ses adorateurs, ni l'excès d'indignité qu'exhalent les révisionnistes acharnés d'aujourd'hui.»

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