Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Jong-il, Kim | 1941-2011

Kim Jong-Il

  • Né le 16 février 1941 à Vyatskoye, en Union soviétique
  • Commandant suprême de l'armée populaire coréenne (24 décembre 1991 - 17 décembre 2011)
  • Président du comité de la défense nationale de la Corée du Nord (9 avril 1993 - 17 décembre 2011)
  • Chef suprême de la République populaire et démocratique de Corée (8 juillet 1994 - 17 décembre 2011)
  • Secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée (8 octobre 1997 - 17 décembre 2011)
  • Décédé le 17 décembre 2011 à Pyongyang, en Corée du Nord


  • Barthélémy Courmont, « Mort de Kim Jong-il - L'art délicat de la succession nord-coréenne », Le Devoir (France), 21 décembre 2011, p. A7.

    «...Son fils (Kim Il-sung) devait se définir différemment pour ne pas être comparé à cette ombre omniprésente, et risquer d'éveiller des rêves d'émancipation. Les sanctions internationales et la situation précaire du régime furent paradoxalement son salut. Avec l'aide d'une propagande bien rodée, il s'imposa peu à peu comme le défenseur des Nord-Coréens dans un environnement hostile, sorte de mère de la patrie se vouant corps et âme, et travaillant au-dessus de ses forces. Dans ces conditions, on ne s'étonne pas de voir autour des annonces officielles de sa mort l'évocation d'une surcharge de travail pour justifier sa disparition. Comme il n'est pas surprenant de voir les Nord-Coréens pleurer sa disparition, eux qui se sentent désormais orphelins de père et de mère, et s'inquiètent d'un monde dont ils ne connaissent absolument rien. Peuple infantilisé à l'extrême, les Nord-coréens suivront sans rechigner le «grand héritier», surnom déjà donné au nouveau dirigeant, à condition toutefois que celui-ci parvienne à se créer un personnage à la hauteur de ses aïeux. »


    Michel Temman, « Kim Jong-il, mort du dernier dinosaure stalinien », Le Temps (Suisse), 19 décembre 2011.

    «...Son père avait fondé son régime sur l'idéologie du «Juche», théorie de l'autosuffisance censée rompre toute dépendance à l'égard de Moscou et Pékin. Pour cela, dès les années 1970, les Kim avaient entrepris les «Trois révolutions» («technique, idéologique et culturelle»). Kim Jong-il, lui, rompt avec cet isolationnisme. Il autorise des investissements chinois, sud-coréens, japonais ou allemands, regarde CNN et surfe sur le Net. Il lâche du lest, et surprend, quand en 2004, il ordonne le retrait de ses portraits omniprésents dans les lieux publics. Il entreprend même de timides réformes libérales. Comme la création de trois zones économiques spéciales (dont celle de Kaesong) ouvertes aux capitaux sud-coréens. En 2007, les deux Corées négocient un «système de paix permanent.» Mais l'embellie ne dure pas. Mi-août, la Corée du Nord a suspendu ses promesses de désarmement nucléaire. »


    Frédéric Ojardias, « Le culte de la personnalité, version nord-coréenne », La Croix (France), 28 décembre 2011.

    «...« Soleil de la nation », « Étoile guide » ou « Grand Dirigeant » : l'autocrate disparu était affublé de divers surnoms fleuris par les médias officiels. Il possède d'ailleurs une fleur à son nom : la kimjongilia. Symbole botanique de son règne, cette variété de bégonia est cultivée dans des serres spéciales à travers tout le pays, aux côtés de son pendant paternel, la kimilsungia. Ce culte de la personnalité, initié par Kim Il-sung, a été poussé à l'extrême par Kim Jong-il, qui s'en est servi pour imposer sa légitimité. Il explique la longévité exceptionnelle d'un régime oppressif qui a survécu à la chute de la plupart de ses homologues communistes et à une famine qui a fait près d'un million de morts sur 24 millions d'habitants. « Bien sûr, je ne croyais pas que je devais sacrifier ma vie pour Kim Jong-il, souligne Kim Myeong-jin. Mais j'étais convaincu, comme tous mes amis, qu'il fallait le suivre. »»


    Anna Fifield et Christian Oliver, « Tyrant developed nuclear arms as people starved », Financial Times (Royaume-Uni), 20 décembre 2011, p. 10.

    «...Kim Jong-il, the North Korean leader who died on Saturday, will enter the history books as one of the world's cruellest tyrants, following a reign of terror during which he developed nuclear weapons while his compatriots starved. The reclusive Kim, who was either 69 or 70 years of age, was often portrayed in the west as a caricature of a mad dictator: a gluttonous playboy who compensated for his short stature with a bouffant hairdo and platform shoes; an internet addict who had more than 20,000 DVDs, and at one point was Hennessy cognac's best customer. But contrary to the popular impression of Kim as a madman, he « was not delusional », according to Madeleine Albright, who met him in Pyongyang in 2000 while she was US secretary of state. In her memoir, Madam Secretary, she said: « I found him very much on top of his brief. » Kim used calculated brinkmanship to keep the world at bay, while at home he wreaked havoc. He promoted a pervasive personality cult that saw him and his father, the state's founder Kim Il-sung, revered as gods, and used an unimaginable level of fear to keep the populace under control. »

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