Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

11 décembre 2018

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 Abdelaziz al-Saoud, Fayçal ben | 1904-1975



Habib Boularès, « Un « ami » ou un partenaire ? », Jeune Afrique (France), 11 avril 1975, p. 19.

«...Des cinquante ans de pratique politique de Fayçal; de ses interminables randonnées à travers les capitales du monde avant et après son accession au trône; de la production pétrolière de l'Arabie; de l'argent du pétrole; des réserves minières et de l'OPEP, ainsi que des lieux saints de l'islam, on a presque tout dit. Tout et presque ! Comme pour ces personnages de tragédie dont on scrute la masque, analyse les gestes, décompose les mouvements en oubliant l'acteur, l'homme qui leur donne vie et qui, lui, vit en coulisse. Car, s'il est vrai que Fayçal a su faire un usage politique habile de sa situation, il n'aurait été qu'un fin politicien ni plus ni moins intelligent que des dizaines d'autres sans le poids spécifique de l'Arabie. En le comparant avec son frère et prédécesseur Saoud, ses mérites personnels éclatent au grand jour. Cependant, sa force aura été d'avoir su, comme tout bon stratège, tirer le meilleur profit d'une position sur la scène politique arabe au moment propice et de pousser l'avantage aussi loin que le « risque calculé » le permettait. Mais, derrière cette habileté consommée, s'est toujours affirmée une volonté inflexible de tenir le pays avec une main de fer...»


Josette Alia, « Les guerres de succession », Le Nouvel Observateur (France), 31 mars 1975, p. 30.

«...Fayçal, dira-t-on, n'était-il pas le principal soutien des États-Unis dans tout le Proche-Orient ? Non, ajoutent les Soviétiques, c'est une vue trop simpliste des choses. En fait, la position de Fayçal était triple : 1. Farouchement anticommuniste, il était, certes, un fidèle allié des États-Unis, auxquels il pouvait consentir, notamment en matière de pétrole, de substantiels avantages. 2. Mais son objectif majeur restait de prendre la direction du monde arabe rendue vacante par la mort de Nasser. Pour y parvenir, il lui fallait jouer la seule carte susceptible de rassembler les Arabes de toute tendance, celle de l'intransigeance absolue à l'égard d'Israël. Et là, il ne pouvait que s'opposer à toute rupture du front arabe, à tout accord séparé, à toute tentative de conciliation. 3. Maximaliste, il n'était pas pour autant propalestinien, et il n'épousait pas, par exemple, la thèse palestinienne de « libération du territoire national » occupé en Cisjordanie et à Gaza. En fait, il voulait bien fournir des subsides à l'O.L.P. mais il se refusait absolument à envisager la création, à sa frontière nord, d'un État palestinien, forcément progressiste et peut-être dangereux pour son propre régime. Un esprit occidental aurait constaté là un manque de cohérence gênant. Fayçal, lui, conciliait fort bien ces trois aspects contradictoires d'une même politique.»


S.A., « The Death of a Desert Monarch », Time (edition canadienne), 7 avril 1975, p. 20.

«...Most Israelis obviously hoped that the change in Saudi leadership would create a period of instability for the Arab states, thereby causing them to become more preoccupied with their own problems and less concerned with Israel for a while. After a remarkable reign, Faisal died at a time when his prestige throughout the Arab world was at a peak. In the past, many Arab radicals had savagely attacked him as a reactionary, tyrannical ruler of a feudal desert kingdom. But all that changed after Faisal dramatically imposed the oil embargo in October 1973. The Cairo daily al Gumhouriya once a vehicle for anti-Faisal propaganda campaigns observed last week : « The Arab nation can never forget his heroic stand during the October war, or that he launched the oil battle in support of the fighters in Sinai and the Golan, or the moral and material aid that he gave without limit to the front-line states. » Recalling that Faisal's most abiding wish - to pray at the Dome of the Rock in an East Jerusalem under Arab jurisdiction - had not been fulfilled, the newspaper added : « He gave much toward achieving (the dream) that all Moslems can pray in Jerusalem when peace returns. »»

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