Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Dong, Pham Van | 1906-2000

Pham Van Dong

  • Né le 1er mars 1906 à Duc Tan, en Indochine
  • Premier ministre de la République démocratique du Vietnam (20 septembre 1955 - 2 juillet 1976)
  • Président du Conseil des ministres de la République socialiste du Vietnam (2 juillet 1976 - 18 juin 1987)
  • Décédé le 29 avril 2000 à Hanoi, au Vietnam


  • S.A., « Pham Van Dong est décédé », L'Humanité (France), 3 mai 2000, p. 16.

    «...Pham Van Dong, l'une des grandes figures historiques contemporaines et l'un des hommes politiques du Vietnam du XXe siècle les plus respectés, est décédé samedi, à Hanoi à la veille des cérémonies du 25e anniversaire de la réunification du pays. Il avait dirigé le gouvernement vietnamien pendant trente-trois ans. Pham Van Dong était né le 18 mars 1906 dans la province de Quang Nai. Militant de la Ligue de la jeunesse révolutionnaire, il s'envole dans les années vingt pour la Chine où il devient un proche collaborateur de Hô Chi Minh à Canton. Ce dernier apprécie ses talents d'organisateur, son esprit tranchant et sa fibre patriotique. Leur entente est si étroite qu'on le nomme le « neveu favori » de l'Oncle Hô. (...) Tout comme Hô Chi Minh, Pham Van Dong était connu pour défendre des opinions nationalistes, nécessaires pour maintenir, durant la guerre, l'équilibre qui s'imposait entre l'URSS et la Chine, alors en affrontement idéologique, et les deux principaux alliés du Vietnam durant le conflit américain. (...) Les Vietnamiens, dans leur ensemble, voyaient en lui un homme mesuré et portaient le plus grand respect à la stature morale de cet intellectuel. »


    S.A., « Pham Van Dong, le neveu favori de l'oncle Hô, est mort », La Croix (France), 3 mai 2000, p. 7.

    «...Le « neveu favori » de l'oncle Hô est alors (1954) nommé premier ministre du gouvernement du Nord-Vietnam. Pendant le conflit avec les États-Unis, il apparaît comme un « faucon ». Après la chute du régime pro-américain de Saigon, il est aussi l'un des artisans de l'alliance étroite qui va unir le Vietnam et l'Union soviétique. En 1986, Pham Van Dong quitte le bureau politique du Parti communiste vietnamien dont il était membre depuis trente-cinq ans, alors que le PCV met le cap sur les réformes économiques. L'année suivante, il quitte la présidence du conseil des ministres. En dépit d'une grande faiblesse physique et de sa cécité, Pham Van Dong assistait encore au cours des dernières années à la plupart des réunions officielles. Il gardait un grand prestige et apparaissait comme le garant de la fidélité à l'héritage de Hô Chi Minh. »


    Jean Claude Pomonti, « Pham Van Dong », Le Monde (France), 3 mai 2000, p. 35.

    «...Pour reprendre les formules de Jean Lacouture, Pham Van Dong a été, tout à la fois, le « brillant second », le « meilleur des neveux », l'exécutant minutieux et, avant tout, l'homme de confiance de Ho Chi Minh. (...) Après la mort du vieux révolutionnaire, qui était de quinze ans son aîné, et, surtout, après la victoire de 1975, son influence semble peu à peu s'évanouir. Lorsque le PC vietnamien, sous les pressions de Mikhaïl Gorbatchev, décide de changer de cap en 1986, Pham Van Dong se retire encore davantage de la scène : il quitte le bureau politique pour devenir conseiller spécial du comité central. A ce titre, il a encore accès, de droit, aux réunions du politburo, mais il n'en abuse pas. Il quitte l'année suivante la tête d'un gouvernement qu'il ne dirigeait plus, de toutes façons, que nominalement. L'homme est alors menacé de cécité. Dans les grandes occasions, on le voit, tout de blanc vêtu, au premier rang des tribunes d'honneur, silhouette frêle, à peine voûtée, aux cheveux blanchis et aux lunettes de soleil. Que pense-t-il de ce qui advient de son pays à l'heure de l'ouverture ? On ne le saura probablement jamais : jusqu'à la fin, il a toujours appliqué la règle du parti selon laquelle un militant, si respecté soit-il, ne manifeste pas, publiquement, la moindre réserve sur la ligne choisie. »


    Fox Butterfield, « Pham Van Dong, Voice of Vietnam's Revolt, Dies at 94 », New York Times (États-Unis), 2 mai 2000.

    «...Mr. Dong, who has sometimes been compared to China's late Prime Minister Zhou Enlai, a charming but tough diplomat and bureaucrat who politely played a secondary role to his country's chief Communist leader, had been hospitalized on life support for months before his death on Saturday... (...) He became premier of North Vietnam after independence from the French in 1954 and headed the government of all Vietnam from 1976 to 1987. He remained a fiercely loyal Communist, but he acknowledged to an American journalist and author, Stanley Karnow, in 1981, that rebuilding Vietnam after decades of war was more difficult than anticipated. « Yes, we defeated the United States. But now we are plagued with problems, » Mr. Karnow quoted Mr. Dong as saying in his book, « Vietnam: A History » (Viking, 1983). « We do not have enough to eat. We are a poor, undeveloped nation. Vous savez, waging a war is simple, but running a country is difficult. » »

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