Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Hussein, Saddam | 1937-2006

Saddam Hussein

  • Serait né le 28 avril 1937 à Aouja, en Irak
  • Vice-président du Conseil de commandement de la révolution (novembre 1969-1979)
  • Président de la République irakienne (16 juillet 1979-9 avril 2003)
  • Décédé le 30 décembre 2006 à Bagdad, en Irak


  • Gérard Chaliand, «Le destin shakespearien de Saddam Hussein, dictateur sanguinaire et ambigu», Le Figaro (France), 1e janvier 2007, p. 12.

    «...La chute du dictateur fut accueillie avec contentement par les chiites et les Kurdes, soit 80 % de la population irakienne qui n'avait cessé d'être dominée et réprimée. Mais la finalité politique du projet de l'administration de George W. Bush s'est révélée un échec. L'ancien dictateur a vécu assez longtemps pour voir que ceux qui le faisaient juger ne sortiraient pas victorieux d'une entreprise qui paraissait promise à un triomphe. Pour l'Iran, Israël et George W. Bush comme pour les chiites et les Kurdes, l'exécution de Saddam Hussein est bienvenue. On ne doit cependant pas négliger que pour les sunnites, en Irak comme ailleurs, il est considéré comme celui qui a défié les États-Unis, cherché à renverser un statu quo et s'est voulu comme un champion de l'arabisme. Sa mort parachève le destin qu'il s'est choisi en voulant devenir un héros parmi les siens et un bourreau pour ses victimes.»


    Hassane Zerrouky, «Les raisons de l'exécution précipitée de Saddam Hussein», L'Humanité (France), 2 janvier 2007, p. 8.

    «...Faisant fi des accusations de partialité d'un tribunal siégeant dans un pays sous occupation militaire et en proie à une guerre civile, Washington entendait ainsi éviter que le procès de Saddam ne soit également celui des responsabilités occidentales, quand l'Irak était courtisé par les grandes capitales européennes et américaines. Aussi lui importait-il de soustraire Saddam Hussein à une cour internationale qu'avaient demandée en vain ses avocats et la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). Mort, il ne sera donc pas jugé pour le massacre des 180 000 Kurdes lors de l'opération « Anfal » durant la guerre Irak-Iran, ni d'ailleurs pour l'écrasement de la révolte chiite en 1991 au cours de laquelle périrent des milliers de personnes, et encore moins pour avoir envahi le Koweït.»


    Jean-Claude Leclerc, «Leçons d'une dictature», Le Devoir (Québec, Canada), 3 janvier 2007, p. B6.

    «...D'autres commentateurs font une distinction entre l'époque baasiste, close avec la mort de Saddam, et un nouvel Irak qui sortirait bientôt du chaos. C'est la thèse aussi défendue par la Maison-Blanche. Pourtant, le chaos ouvert par l'invasion du pays était déjà latent sous la dictature. Il aura plutôt été accentué avec les appuis donnés à Saddam, y compris par des pays démocratiques, malgré ses atrocités et ses ambitions criminelles. Les pires crimes de Saddam, en effet, la guerre qu'il a déclenchée contre l'Iran, les gaz mortels qu'il a utilisés le jour où l'agression a mal tourné, puis contre des populations kurdes d'Irak, tous ces crimes auraient-ils été possibles sans les pays qui lui ont vendu des armes, les industriels qui ont fourni les moyens d'accéder aux engins de destruction massive, et les autorités internationales qui ont fermé les yeux?»


    Christopher Dickey, «Death of a Tyrant», Newsweek (États-Unis), p. 19-24.

    «...Like the war that overthrew him in 2003, the hanging of Saddam Hussein did not turn out as planned. Instead of a study in modern justice, the tyrant's end looked more like the result of a sectarian show trial (...) The best that could be said was that the trial was fairer than those Saddam gave his many enemies (...) But the much more complicated question for now and for the future concerns the «good» he achieved, which may well have been interred with his regime. At a terrible cost, but with ruthless efficacy, he kept Iraq unified and provided a critical balance of power against Iran.»

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