Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Tombalbaye, François | 1918-1975

François Tombalbaye

  • Né le 15 juin 1918 à Bessada, au Tchad
  • Président de la République du Tchad (11 août 1960 - 13 avril 1975)
  • Décédé le 13 avril 1975 à N'djamena, au Tchad


  • Kabue Bouana, Philippe Essomba, « Comment et pourquoi est tombé Tombalbaye », Jeune Afrique (France), 25 avril 1975, p. 65.

    «...La « tchaditude », succédané de la doctrine de l'authenticité prônée au Zaïre et à laquelle le président tchadien ajoute le renouveau des pratiques tribales et même magiques, voit le jour. Les Tchadiens sont tenus d'abandonner leur prénom chrétien et, pour les sudistes, de se soumettre à l'initiation. L'objectif est double : régler leur compte aux intellectuels de plus en plus réticents et, surtout, constituer par ce moyen occulte un groupe cohérent autour de la personne du président en vue d'un éventuel affrontement avec le Nord. Le but recherché n'est pas atteint. Car, en fait, l'initiation ajoute au mécontentement. (...) Tombalbaye multiplie les erreurs et s'enferme dans l'incompréhension et l'incapacité de résoudre les problèmes. Contre les rebelles, il engage davantage de troupes et refuse de négocier. Contre les intellectuels, il emploie la vieille recette de la carotte et du bâton. Le vide se fait autour de lui qui n'a plus confiance qu'en quelques rares « privilégiés » dont il n'écoute d'ailleurs plus les conseils, si tant est qu'on ose encore lui en donner. »


    S.A., « La revanche des « humiliés » », Le Monde (France), 16 avril 1975, p. 1.

    «...L'homme qui n'eut pas de mots assez durs pour les « colonialistes » venus à son aide contre ses administrés musulmans du Nord et insulta copieusement M. Foccart en place publique est tombé sous les coups de ses officiers « humiliés et bafoués ». Il a, selon le premier manifeste des putschistes, nourri « l'animosité entre tribus » et « divisé pour régner ». C'est dire combien l'intervention française, arrêtée en juin 1971, paraît, avec le recul du temps, une équipée où Paris ne pouvait gagner que des horions. Faisant du tribalisme un moyen de gouvernement, rejetant son pays, sous prétexte « d'authenticité », dans des pratiques d'initiation d'un autre âge, persécutant parfois affreusement les chrétiens, l'ancien instituteur protestant du Moyen-Chari aura été le type même de ces « mauvais chevaux » qu'il est imprudent de joueur et de soutenir dans les querelles internes. L'ancien partenaire « ombrageux » du général de Gaulle n'aura su, en fin de compte, que transformer la vie politique de son pays en antichambre des prisons et de l'exil. »


    S.A., « Death of a Dictator », Time (édition canadienne), 28 avril 1975, p. 32-33.

    «...Tombalbaye's death was announced over national radio, and General Odingar claimed that the armed forces had « exercised their responsibilities before God and the nation.» Almost immediately, thousands of brightly swathed men and women poured into the dusty streets of the sun-scorched city, singing, dancing and joyfully chanting, « Tombalbaye is dead. » A former schoolteacher and union leader, Tombalbaye entered politics in 1947 and became Chad's head of state when it gained independence in 1960 after 47 years of French colonial rule. Several months later the dictatorial Tombalbaye merged the main opposition party into his own Progressives - a move that allowed him to be elected President without opposition in 1962. Despite his ruthless oppression of political opponents, Tombalbaye was never able to gain complete control of Chad, a country torn by traditional religious and tribal animosities.»

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