Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

11 décembre 2018

Pays | Statistiques | Années | Événements | Analyses | Biographies | Vidéos | Documents | Glossaire | Notes | Valeurs | Jeux | Recherche

 MacArthur, Douglas | 1880-1964

Douglas Macarthur

  • Né le 26 janvier 1880 à Little Rock, Arkansas, aux États-Unis
  • Nommé commandant des forces armées américaines dans le Far-East (1941)
  • Nommé commandant suprême des forces alliées en Asie du sud-est (1942)
  • Promu général cinq étoiles (1944)
  • Commandant suprême des puissances alliées au Japon (1945)
  • Commandant en chef des forces des Nations unies en Corée (1950)
  • Décédé le 5 avril 1964 à Washington, aux États-Unis


  • Claude Julien, « Un vieux soldat ne meurt pas...», Le Monde (France), 7 avril 1964, p. 4.

    «...Les foules qui voyaient en lui un champion du nationalisme américain se trompaient lourdement. Les riches pétroliers du Texas qui financèrent les campagnes du sénateur McCarthy avaient tout d'abord jeté leur dévolu sur le général Mac Arthur, dont l'auréole de gloire aurait bien servi leurs ambitions. Ils durent bien vite y renoncer, car l'ancien proconsul était trop respectable pour se prêter à leurs jeux dangereux. Cette haute figure de l'américanisme en incarnait la tendance dignement conservatrice, et non pas l'extrémisme vulgaire et démagogique. Mac Arthur put ainsi décevoir des espoirs que rien ne justifiait. Dès lors, on préféra l'oublier. Et lorsque la fièvre anticommuniste commença à décroître le vieux soldat put sans peine disparaître avant de mourir. (...) Le fond de son caractère était d'ailleurs nettement apparu lorsqu'il régnait en monarque sur le Japon. Le « mikado blanc » s'enveloppait de discrétion, fuyant les apparitions en public, sachant bien que le mystère dont il s'entourait servirait non pas tant sa propre légende que la mission qui lui avait été confiée. »


    William Manchester, « MacArthur, un César américain », Paris, Robert Laffont, 1981, p. 13.

    «...C'était un homme fait d'étonnants paradoxes, noble et ignoble, attachant et révoltant, arrogant et timide, aux facettes changeantes, extrême en tout, allant du ridicule au sublime - le meilleur et le pire des hommes. Jamais soldat plus déconcertant ni plus exaspérant n'a porté l'uniforme. Personnage original, autoritaire et sujet à des emportements homériques, il plastronnait volontiers, refusait de reconnaître ses erreurs et s'efforçait de les dissimuler par des astuces ou des mensonges puérils. Doté cependant d'un grand charme personnel, d'une volonté de fer, et d'une grande hauteur d'idées, ce fut incontestablement le militaire le plus doué qu'aient produit les États-Unis. Il était aussi d'un courage extraordinaire. »


    Roger Champoux, « Le plus grand d'entre eux », La Presse (Québec, Canada), 7 avril 1964, p. 8.

    «...Durant l'occupation du Japon, au moment du débarquement d'Inchon, lors de ses démêlés avec le président Truman, dans la fulgurante exaltation des triomphes ou dans le secret d'une retraite qu'il voulut active, Douglas MacArthur domina toujours de sa forte personnalité, autant les hommes que les événements. Il sut commander. Il sut obéir. Ses intransigeances étaient autant irritantes que son éloquence de soldat avait de puissance et de brio. L'homme avait autant de panache que le militaire avait de compétence. Aux heures les plus noires du conflit dans le Pacifique, alors que le monde américain connaissait l'humiliation de défaites répétées et que la panique s'emparait déjà des plus forts, Douglas MacArthur affichait la plus sereine confiance. À tout un peuple, voire au monde, il donna alors une leçon de courage, de ténacité, d'énergie dans la résistance. L'impérissable et galvanisant souvenir de cette leçon vaut toute la gloire des monuments. »


    S.A., « MacArthur : An Old Soldier Dies », Newsweek (États-Unis), 13 avril 1964, p. 34.

    «...Douglas MacArthur the man and General MacArthur the legend were two different people, but one could become the other with bewildering rapidity. (...) MacArthur was a good actor as well as a great soldier. And the role he played in public was a deliberate one, which is something his critics, those who called him a « Man on Horseback, » completely failed to understand. He believed that a general could best inspire the men under him by looking and acting like a general. When he took over the occupation of Japan, he realized that he was dealing with a people who had lived under an emperor all their lives, and the general believed that he could most easily rule the Japanese by looking and acting as much as possible like an emperor himself. On both counts MacArthur eventually proved to be right. The man inspired reverence. The legend inspired awe - and controversy. And it will be the legend that history remembers. For if MacArthur wasn't the greatest U.S. general since Grant, as many believe, he certainly will rank with the greatest. »

    Liens internes

    Les objectifs de Perspective monde
    Son équipe au fil des ans
    Les sources et les mises à jour
    Récupérer des éléments de Perspective monde

    Pour en savoir plus

    Pour nous écrire un commentaire
    Pour visionner la vidéo d'introduction
    Bilan du siècle, sur le Québec contemporain
    Dimension, sur le langage statistique R

    Liens externes

    Observatoire des politiques publiques
    Observatoire des Amériques
    Politique appliquée.tv
    Cahiers de recherche

    Directeur: Jean-Herman Guay, Ph.D. Tous droits réservés © Perspective monde Version 6.7.2016