Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Chevardnadze, Edouard | 1928-2014

Edouard Chevardnadze

  • Né le 25 janvier 1928 à Mamati, en Union soviétique
  • Ministre de l'Ordre public de la République socialiste soviétique de Géorgie (1965 - 1968)
  • Ministre de l'Intérieur de la République socialiste soviétique de Géorgie (1968 - 1972)
  • Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste soviétique (1972 - 1985)
  • Membre du Conseil central du Parti communiste d'Union soviétique (1976 - 1991)
  • Ministre des Affaires étrangères de l'Union soviétique (1985 - 1990)
  • Président du Conseil d'État de la République de Géorgie (10 mars 1992 - 26 novembre 1995)
  • Président de Géorgie (26 novembre 1995 - 23 novembre 2003)
  • Décédé le 7 juillet 2014 à Tbilissi, en Géorgie


  • Marc Semo, « Edouard Chevardnadze : un acteur de la perestroïka s'en va », Libération (France), 8 juillet 2014, p. 9.

    «...Aux côtés de Mikhaïl Gorbatchev, il fut en tant que ministre des Affaires étrangères, l'autre grand artisan de la fin de la guerre froide et du rêve avorté d'une «maison commune» européenne. Le grand tournant de la carrière politique d'Edouard Chevardnadze, jusque-là apparatchik sans histoire qui dirigeait le Parti en Géorgie, commence en juillet 1985. Trois mois plus tôt, après la mort du cacochyme Konstantin Tchernenko, le jeune Gorbatchev a été finalement nommé secrétaire général du PCUS (Parti communiste de l'Union soviétique). (...) «C'est un homme ouvert, intelligent, habile et qui, surtout, en bon Géorgien n'est pas rigide sur les principes soviétiques», explique Thorniké Gordadzé, du Ceri - Science-Po de Paris. Gorbatchev comme Chevardnadze partagent la même conviction que l'URSS doit impérativement se réformer pour survivre. Ils lancent la perestroïka («la reconstruction») et la glasnost (la transparence). «Il n'écrit pas la partition mais il la met en musique», souligne Thorniké Gordadzé. Ils veulent aussi changer la donne sur la scène internationale et mettre fin à la guerre froide. Les États-Unis consacrent 6% de leur PNB à la défense, l'URSS officiellement 16% voire beaucoup plus. Elle est nécessairement perdante. »


    Piotr Smolar, « Edouard Chevardnadze », Le Monde (France), 9 juillet 2014, p. 16.

    «...Réélu démocratiquement en avril 2000 avec 80,4 % des voix, Edouard Chevardnadze a milité dès cette époque pour l'intégration de son pays au sein de l'OTAN, rejetant l'idée d'une appartenance de la Géorgie à la sphère d'influence russe. C'est lui qui initia la coopération militaire avec les États-Unis et parvint à juguler l'inflation délirante du début des années 1990. Pourtant, Edouard Chevardnadze a rapidement cessé d'incarner la stabilité et une expérience rassurante. Ancienne image de la modernité sous Gorbatchev, il devient peu à peu le représentant d'un paternalisme stagnant. Les soupçons de fonctionnement clanique et d'enrichissement compromettent sa réputation. (...) Edouard Chaverdnadze eut la présence d'esprit, la lucidité historique, de se retirer sans chercher à mater le mouvement par la force. Nul coup de feu ne fut tiré contre l'opposition. Cette voie pacifique prise par la première « révolution de couleur » dans l'espace postsoviétique offrit dès cette époque à la Géorgie un statut à part. Un statut qui n'aura de cesse, pendant dix ans, d'exaspérer la Russie poutinienne. « Afin d'éviter toute effusion de sang, j'ai choisi de démissionner » , dit Edouard Chevardnadze dans la soirée du 23 novembre 2003. »


    Douglas Martin, David M. Herszenhorn, « Eduard Shevarnadze, Gorbachev Deputy, dies at 86 », New York Times (États-Unis), 8 juillet 2014, p. B15.

    «...Mr. Shevardnadze was architect, spokesman and negotiator for the new policy, and the white-haired visage that earned him the nickname Silver Fox was nearly ubiquitous on the world stage from 1985 to 1991. The magazine The New Leader said in 2004 that his diplomatic accomplishments had been equal to those of Mr. Gorbachev and President Ronald Reagan. Part of his success was forging relationships with Secretaries of State George P. Shultz and James A. Baker III, who became proponents of reconciliation in intensely anti-Soviet administrations (Mr. Shultz under Reagan, Mr. Baker under the elder George Bush). Just as difficult, he helped convince Soviet hard-liners that it was time for rapprochement with the United States. Mr. Shevardnadze was in the process of renouncing Communism, which he had come to believe was both wrong and doomed. In 1988, he was the first Soviet official to say that the clash with capitalism no longer mattered -- an act of «true 'sedition' in the eyes of the official ideologues,» Mr. Gorbachev said in his book «Memoirs» (1995). Mr. Shevardnadze's revisionist thinking outpaced that of Mr. Gorbachev. «He thought he was refining socialism while I was no longer a socialist,» Mr. Shevardnadze told The New York Times Magazine in 1993. »

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