Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Rama IX, (Bhumibol Adulyadej) | 1927-2016

Rama IX

  • Né le 5 décembre 1927 à Cambridge, aux États-Unis
  • Héritier présomptif du trône de Thaïlande (2 juin 1935 – 9 juin 1946)
  • Roi de Thaïlande (9 juin 1946 – 13 octobre 2016)
  • Président du conseil suprême de l’État de Thaïlande (7 mars 1951 – 28 juillet 1972)
  • Décédé le 13 octobre 2016 à Bangkok, en Thaïlande


  • Hari Seldon, « Adet, roi et père de la nation », Point de vue (France), 19 octobre 2016.

    « Force incomparable de la Terre » : c'est ainsi que l'on pourrait traduire le nom du défunt Bhumibol Adulyadej, le monarque contemporain au règne le plus long. Nom prophétique pour un souverain qui, en sept décennies de règne, a dû faire face à plus d'une quinzaine de tentatives de coups d'État et connu une kyrielle de Premiers ministres, dont beaucoup d'officiers putschistes. Pourtant, si le roi de Thaïlande - à l'instar de ses confrères européens - ne disposait que d'un rôle représentatif, son pouvoir emblématique demeurait immense. Dans une société en proie à la violence et la corruption, l'attachement du peuple à son souverain était demeuré intact. À travers tout le pays, les effigies du couple royal étaient vénérées comme des icônes religieuses. Et 90 % des Thaïlandais se déclarent aujourd'hui encore favorables au maintien de la couronne. En ce début du IIP millénaire, le timide Bhumibol, avec ses faux airs de perpétuel étudiant, figurait un personnage presque divin, une émanation de Bouddha...»


    Bruno Philip, « Bhumibol Adulyadej », Le Monde (France), 15 octobre 2016, p. 12.

    «...Sous son règne abondèrent de célèbres « projets royaux » dans les campagnes : pisciculture, fermes expérimentales, irrigation. Il s'employa à convaincre les paysans appartenant aux minorités des collines d'abandonner la culture de l'opium tandis que son épouse, la reine Sirikit, faisait l'article en faveur de l'artisanat « ethnique . Le tout au nom de la grande idée de Bhumibol : « l'autosuffisance » . Un concept très écologique qui a consisté à promouvoir les nécessités du « développement durable » et à aider les paysans « à diversifier leur production » afin d'assurer d'abord à ces derniers le « minimum vital » dans le cadre d'un « développement économique par étapes . Un concept qui fut cependant jugé « vague » et « sujet à interprétation » par une dépêche de l'ambassade américaine de Bangkok, révélée par WikiLeaks au début des années 2010... La loi de lèse-majesté n'aura cessé de se durcir tout au long du règne du roi Bhumibol. La moindre offense peut valoir une peine de quinze ans de prison. Une loi dont se sont servis sans modération les militaires de l'actuel régime qui, depuis le dernier coup d'État sans effusion de sang de mai 2014, n'ont cessé d'utiliser le fameux « article 112 ». Non seulement pour se débarrasser d'antimonarchistes menaçant le système, mais aussi pour éliminer des adversaires moins radicaux, sous le prétexte souvent fallacieux que ces derniers auraient d'une manière ou d'une autre insulté le roi et ses proches. »


    Sophie Boisseau du Rocher, « Le roi Bhumibol et la Thaïlande : mort d'un « demi-Dieu » au bilan en demi-teinte », Le Figaro.fr (France), 13 octobre 2016.

    «...On dit souvent que le roi Bhumibol est considéré comme un demi-dieu par les Thaïlandais. Mais s'il existe un lien existentiel entre le bouddhisme theravada et la monarchie, le roi a d'abord le devoir d'être un exemple. Ce n'est pas tant le statut qui a donné à Bhumibol cette envergure que sa vertu et sa pratique des valeurs bouddhistes. Il a d'ailleurs déclaré que « le succès de la monarchie dépendra de la personne qui s'assied sur le trône plus que du trône lui-même ». À ce titre, son règne est un succès mais qui se termine en demie-teinte (sic) tant son successeur désigné, le prince Maha Vajiralongkorn, ne paraît pas avoir les mérites de son père. Toute la question à présent est de savoir de quelle tradition l'Armée, qui est revenue au pouvoir après son dernier coup d'État en mai 2014, va se prévaloir: de celle de Sarit (coopération) ou de celle de Phibul (marginalisation)? »


    Oliver Holmes, « Thai King Bhumibol Adulyadej dies after 70-year reign », The Guardian (Royaume-Uni), 13 octobre 2016.

    «...Most Thais have only known King Bhumibol on the throne and his influence has superseded that of bickering politicians since the closing days of the second world war. Related: What will happen next after the death of Thailand's king? During the king's rule, there have been close to 20 attempted or successful coups - the last one in May 2014 when a military junta seized power - but the monarchy has remained revered. That Thailand's many civilian and military leaders have crawled on the floor in the presence of the king illustrates how Bhumibol has kept the executive in check even as the country is ostensibly in a constant state of flux. His constant presence has made Thailand one of the most widely cited development successes, becoming an upper-income country in less than a generation. He has successfully negotiated many times with military leaders to return democracy to the country, but finally leaves Thailand to the army. »

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