Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Broz, Josip (dit Tito) | 1892-1980

Josip BrozTito

  • Né le 7 mai 1892 à Kumrovec, en Autriche-Hongrie (Croatie)
  • Secrétaire général du Parti communiste de Yougoslavie (8 décembre 1936-4 mai 1980)
  • Président de la Yougoslavie communiste (29 novembre 1943-14 janvier 1953)
  • Président de la République fédérale socialiste de la Yougoslavie (14 janvier 1953-4 mai 1980)
  • Décédé le 4 mai 1980 à Ljubljana, en Yougoslavie (Slovénie)


  • K.S. Karol, «Tito l'irrécupérable», Le Nouvel Observateur (France), 12 mai 1980, p. 29-30.

    «...Tito n'est donc récupérable pour aucun des blocs. Il a été le précurseur d'un ordre mondial dans lequel chaque pays pourra choisir librement son système social et sa destinée propre. Cet ordre n'existe pas encore -loin de là- mais il commence lentement à se dessiner à travers mille contradictions et en butant encore sur mille obstacles. Mais, pour avoir exprimé et défendu des idées qui font leur chemin depuis la Chine jusqu'à l'Europe, Josip Broz Tito n'est pas l'un de ces grands qui tombent facilement dans l'oubli. Nous avons toutes les chances de rencontrer de plus en plus souvent le titisme dans notre avenir.»


    Bernard Féron, «Le titisme : une manière d'être plutôt qu'une doctrine», Le Monde (France), 6 mai 1980, p. 5.

    «Le titisme aura sans doute beaucoup plus marqué l'histoire tout court que l'histoire des idées. On serait en peine d'établir un corps de doctrine à partir des discours du chef d'État qui vient de disparaître. Naturellement l'autogestion, le non-alignement, se prêtent à des analyses savantes. Mais ces notions se sont-elles enracinées dans la nouvelle société yougoslave parce que telle était l'idée que Tito s'était faite du communisme ? Certainement pas. Dès que fut rendu public le conflit entre Belgrade et Moscou, les adversaires s'appliquèrent à porter leur querelle sur le domaine idéologique. La polémique maquillait la réalité. Tito est devenu titiste parce qu'il s'était fâché avec Staline; il n'a pas été condamné par le Kominform parce qu'il avait déjà élaboré un communisme titiste. Sa longévité politique, sa réputation exceptionnelle, sont dues surtout à l'art de s'adapter aux circonstances et d'en tirer le meilleur profit.»


    Paul Lachance, «Mort de Tito : la fin d'un titan», Le Soleil (Québec, Canada), 5 mai 1980, p. A6.

    «...Après sa rupture avec Staline, Tito a ouvert pour son pays une voie spécifiquement yougoslave vers le socialisme qui aura eu de profondes répercussions à l'Est en en Chine. Pour surmonter le blocus économique instauré par Moscou, il se tourne prudemment vers l'Occident. Ce sera là le premier de ses multiples mouvements qu'à partir de cette époque il effectuera entre les États-Unis et l'URSS. C'est là une tactique imposée par les circonstances que Tito va transformer en une stratégie applicable aux petits pays. Ainsi naît le non-alignement, une doctrine yougoslave offerte à tous ceux qui entendent «vivre non à l'ombre des blocs mais entre eux».»


    Newsday (États-Unis), 6 mai 1980

    «...One obvious concern is a Soviet military thrust into Yugoslavia. History and the current world situation make this extremely unlikely. The Russians surely understand that such a move would not only meet fierce opposition from the Yugoslav army, but could spread conflict throughout southeastern Europe and beyond. More likely, however, is the possibility that the Russians will exploit ethnic rivalries in an attempt to develop an ascendant clique of Moscow supporters within the Yugoslav leadership. In his last years, Tito tried to eliminate pro-Soviet pockets in Yugoslavia. But Yugoslavia without Tito is a potentially fertile field for political and economic intrigue over the long haul, and one should never underestimate the skill and patience of Soviet destabilization and subversion experts.»

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