Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Saleh, Ali Abdallah | 1947-2017

Ali Abdallah Saleh

  • Né le 21 mars 1947 à Beit al-Ahmar, dans le royaume du Yémen
  • Vice-président du Conseil présidentiel de la République arabe du Yémen (24 juin au 18 juillet 1978)
  • Président de la république arabe du Yémen (18 juillet 1978 – 22 mai 1990)
  • Président du conseil général du peuple (24 août 1982 – 4 décembre 2017)
  • Président de la république du Yémen (22 mai 1990 – 25 février 2012)
  • Décédé le 4 décembre 2017 à Sanaa, au Yémen


  • Loos Baudouin, « Saleh tué, les Houtis seuls à Sanaa », Le Soir (Belgique), 6 décembre 2017, p. 12.

    «...Gouverner le Yémen, avait-il (Ali Abdallah Saleh) un jour dit, « c’est comme danser avec des têtes de serpents ». (...) Ali Abdallah Saleh avait développé un extraordinaire instinct de survie, multipliant les coups tortueux, les alliances et contre-alliances, les intrigues, ruses et complots, se jouant des complexités politiques yéménites composées de tribus, de clans, de chefs régionaux et religieux aux allégeances surtout locales. Ces calculs et son ultime volte-face lui auront finalement coûté la vie. Comme l’écrit sur le site de la BBC l’analyste Peter Salisbury, de l’Institut Chatham House, « Saleh restera comme celui qui a façonné le Yémen contemporain à son image, mais il était plus capable de brûler le pays que de perdre le pouvoir. Pourtant, sans ses capacités de conclure des accords, la guerre civile qu’il a contribué à allumer et la crise humanitaire dévastatrice qu’elle a engendrée risquent juste de s’aggraver ».


    S.A, « Saleh, un redoutable tacticien qui voulait conserver son emprise sur le Yémen », L’Orient-Le Jour (Liban), 4 décembre 2017.

    «...Trapu, au regard perçant et à la moustache fine, Ali Abdallah Saleh a été un partenaire très proche des Etats-Unis dans la lutte contre el-Qaëda dans la Péninsule arabique (Aqpa), considérée par Washington comme la branche la plus dangereuse du réseau jihadiste. Des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks ont révélé un homme de plus en plus autoritaire. Un conseiller du président Hadi qualifiait Ali Abdallah Saleh de "tyran". Les houthis "sont des marionnettes aux mains de Saleh, qu'il utilise comme il utilise el-Qaëda", avait affirmé ce conseiller, Yassine Makkawi. Un rapport d'experts remis en février 2015 au Conseil de sécurité de l'ONU a affirmé que Saleh avait accumulé, grâce à la corruption, une fortune estimée entre 32 et 60 milliards de dollars, alors que le Yémen est l'un des pays les plus pauvres du monde arabe. Il faisait l'objet de sanctions ciblées des Nations unies (gel d'avoirs et interdiction de voyage). »


    Louis Imbert, « Saleh, dictateur et prestidigitateur », Le Monde (France), 6 décembre 2017, p. 3.

    «...Ali Abdallah Saleh est mort humilié, en fuite. Les miliciens qui l'ont abattu ont filmé son corps et son crâne ouvert, en gros plan, tandis qu'ils le chargeaient, son corps dans une pauvre couverture à fleurs, à l'arrière d'un pick-up, lundi 4 décembre. Ces images rappelaient, à six ans d'écart, la fin sordide d'un autre leader arabe, le Libyen Mouammar Kadhafi, fuyant sa ville natale, Syrte, en octobre 2011. La comparaison s'arrête là : peu de Libyens ont pleuré la mort de Kadhafi. Mais le Yémen portait lundi le deuil de Saleh. Un deuil amer, inquiet, pour un président renversé en 2012 dans la foulée des « printemps arabes . Saleh, 75 ans, a été un chef de guerre - parmi ceux, nombreux qui se disputent le Yémen - plus qu'un chef de l'Etat, dont il a été, plus de trois décennies durant, l'incarnation autant que le mauvais génie. »


    Robert F. Worth, « The Man Who Danced on the Heads of Snakes », New York Times (États-Unis), 10 décembre 2017, p. 10.

    «...For those who knew him, it is hard to believe that Ali Abdullah Saleh, Yemen's longtime ruler and one of the most cunning autocrats of our time, is finally gone. Time and time again, Mr. Saleh seemed to outmaneuver death. He dodged a blizzard of bullets over the years, along with a bombing that left his skin mottled, his right hand stiffened like a claw. He'd held power for so long -- even after his nominal ouster from the presidency in 2011, he remained a dominant force in Yemen -- that he seemed almost welded to the landscape. (...) In the end, it seems, Mr. Saleh was done in by his own opportunism. After losing a gun battle for control of the huge mosque in Sana that bears his name over the weekend, he signaled his willingness to change sides, yet again, if the Saudis would stop blockading and bombing Yemen. It was too late. »

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