Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

15 janvier 2019

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 Armstrong, Neil | 1930-2012



Marc Mennessier, Maurin Picard, « L’hommage de la Terre à l’homme qui a marché sur la Lune », Le Figaro (France), 27 août 2012, p. 2.

«...Après ces deux heures et demie passées sur la Lune à prendre des photos, à collecter des roches et à planter un drapeau américain, qui firent de lui une légende vivante, Neil Armstrong va mener une existence discrète, fuyant micros et caméras. L'épopée d'Apollo 11 offre une exposition médiatique sans précédent aux astronautes sélectionnés. Mais Armstrong, rebuté par toute agitation, déroute les journalistes face à lui, avides de sensations fortes et carrément frustrés par ses commentaires laconiques, débités dans le plus austère des styles télégraphiques. Depuis 1979, il vivait retiré dans une ferme reculée, non loin de Wapakoneta, une petite ville de l'Ohio, au nord des États-Unis, où il naquit le 5 août 1930. Le poids de la célébrité était devenu un fardeau trop lourd à porter. « Ce qui était héroïque chez lui était cette manière de fuir les conséquences logiques, inévitables de son héroïsme , se rappelle Gene Seymour, éditorialiste à CNN. « Neil Armstrong est un héros américain malgré lui qui a toujours cru qu'il ne faisait que son travail. Il a servi la nation avec fierté comme pilote de chasse, pilote d'essai puis astronaute », soulignait samedi sa famille. »


S.A., « Neil Armstrong a rejoint les étoiles », Le Soir (Belgique), 27 août 2012, p. 30.

«...Neil Armstrong ne s'est jamais laissé séduire par les sirènes de la célébrité. Très discret, il a toujours été peu disert sur l'expérience qui a fait de lui l'astronaute américain le plus connu de la planète. Ses deux coéquipiers de la mission Apollo 11, Buzz Aldrin et Michael Collins, ont écrit des livres et souvent livré leurs sentiments sur la première mission humaine sur la Lune, alors qu'Armstrong a lui refusé quantité d'offres de livres et d'interviews. [...] Neil Armstrong était toutefois sorti de sa réserve en 2010 pour exprimer ses inquiétudes concernant la politique spatiale du président américain Barack Obama, et l'abandon du programme lunaire Constellation. Avec ses coéquipiers du programme Apollo Jim Lovell et Eugene Cernan, il avait écrit une lettre ouverte dans laquelle il affirmait : « L'Amérique doit décider si elle veut rester un leader dans l'espace. » « Tant qu'il y aura des livres d'histoire, Neil Armstrong y figurera » , a de son côté commenté le patron de l'agence spatiale américaine, Charles Bolden. En plus d'être un des plus grands explorateurs d'Amérique, Neil avait de la grâce et une humilité qui étaient un exemple pour nous tous » , a-t-il ajouté. »


S.A., « Neil Armstrong », Le Monde (France), 28 août 2012, p. 18.

«...On estime que près de 500 millions de personnes, sur les 3,6 milliards d'humains que comptait alors notre planète, ont entendu sa petite phrase, au moment de fouler la poussière lunaire : « Un petit pas pour [un/l'] homme, un bond de géant pour l'humanité. » Elle a, depuis, fait couler beaucoup d'encre : Armstrong avait-il omis l'article indéfini (« a man » désigne « un homme », tandis que « man » tout court renvoie à l'humanité entière). Le « a » qui aurait donné son sens à la déclaration s'était-il perdu dans les interférences de la communication Lune-Terre ? Avait-il été mangé par l'astronaute, stressé au moment de réciter une phrase soufflée par le management de la NASA ? Armstrong a toujours assuré que la formule était la sienne. Mais les analyses les plus savantes des enregistrements n'ont pas pu l'éclairer sur sa propre déclaration, sa phrase partout répétée restant pour lui aussi une énigme. L'ancien astronaute avouait que d'autres aspects de son odyssée, ressassés à l'extrême, avaient perdu leur substance : étaient-ce ses propres souvenirs, ou ceux des autres enchâssés dans les siens ? Comme si ces instants, devenus histoire, ne lui appartenaient plus. »


John Noble Wilford, « Made ‘Giant Leap’ as First Man to step on moon », The New York Times (États-Unis), 26 août 2012, p. 1.

«...After leaving the space program, Mr. Armstrong was careful to do nothing to tarnish that image or achievement. Though he traveled and gave speeches -- as he did in October 2007, when he dedicated the new Neil Armstrong Hall of Engineering at Purdue -- he rarely gave interviews and avoided the spotlight. In the biography "First Man," Dr. [James R.] Hansen noted, "Everyone gives Neil the greatest credit for not trying to take advantage of his fame, not like other astronauts have done." To which Janet Armstrong responded: "Yes, but look what it's done to him inside. He feels guilty that he got all the acclaim for an effort of tens of thousands of people." Then she added: "He's certainly led an interesting life. But he took it too seriously to heart." [...] "As much as Neil cherished his privacy, he always appreciated the expressions of good will from people around the world and from all walks of life," his family said. "While we mourn the loss of a very good man, we also celebrate his remarkable life and hope that it serves as an example to young people around the world to work hard to make their dreams come true, to be willing to explore and push the limits, and to selflessly serve a cause greater than themselves." »

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