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 Diefenbaker, John | 1895-1979

John Diefenbaker

  • Né le 18 septembre 1895 à Neustadt, au Canada
  • Chef du Parti progressiste-conservateur du Canada (14 décembre 1956 – 8 septembre 1967)
  • Premier ministre du Canada (21 juin 1957 – 22 avril 1963)
  • Décédé le 16 août 1979 à Ottawa, au Canada


  • Lise Bissonnette, « Diefenbaker, homme d’un autre âge », Le Devoir (Québec, Canada), 17 août 1979, p. 4.

    «...John Diefenbaker, dira-t-on, c’était une idée du Canada, de ce « One Canada » auquel il croyait d’autant plus que la vibration du slogan lui avait apporté ses plus belles victoires, celle de 1957 et surtout celle de 1958, le plus grand balayage politique de l’histoire canadienne, réussi au surplus par un Parti conservateur que la même histoire préfère régulièrement bouder. Mais ce slogan était justement plus un cri qu’une idée véritable. Une fois qu’il en eut obtenu le pouvoir, John Diefenbaker ne sut jamais comment traduire son rêve, qui finit par le paralyser. On cherche en vain, outre son attrait pour les symboles, son attendrissante dévotion à la monarchie, sa passion pour les joutes parlementaires, les souvenirs plus substantiels qu’aura laissé le treizième premier ministre canadien. Peut-être, quand on aura élagué le déluge de mots dans lequel il aimait noyer ses amis et perdre ses adversaires, retrouve-t-on une vision physique du pays; le Nord, dont il faisait un mystique; l’Ouest, dont il fit vraiment entrer le sol dans les richesses canadiennes. »


    Marcel Adam, « Fin d’une carrière politique légendaire », La Presse (Québec, Canada), 17 août 1979, p. A4.

    «...Avec la mort de M. John Diefenbaker disparait de la scène politique une des personnalités les plus extraordinaires que le Canada a connues. Personnage charismatique et légendaire comme en a peu produit une faune politique qui s’était plutôt fait remarquer par sa grisaille, John Diefenbaker, avec son tempérament susceptible et ombrageux, un don oratoire peu commun, un esprit vif et caustique, un sens de la répartie redoutable, une habileté parlementaire exceptionnelle, a animé pendant près de quarante ans la politique fédérale. [...] M. Diefenbaker n’aura pas été un grand premier ministre, mais il aura eu une carrière politique remarquable dans l’opposition, où il se sera révélé un des plus grands parlementaires canadiens, selon Lester Pearson. À son crédit il faut ajouter son amour du parlementarisme, qui le portait à se méfier de toute tentative de le réformer, son culte pour la monarchie, qui était pour lui sacrée, et son souci des droits de l’homme, dont il s’était fait l’ardent défenseur d’abord comme criminaliste, ensuite comme politicien, où il eut l’occasion, historique, de les garantir de manière statutaire dans son fameux « Bill of Rights »».


    Marcel Pépin, « Diefenbaker passe à l’histoire », Le Soleil (Québec, Canada), 17 août 1979, p. A4.

    «...S’il a légué au Canada, pendant les six ans qu’il dirigea le gouvernement, certaines grandes idées qui s’avèrent aujourd’hui fort importantes, qu’il s’agisse de la réforme du système pénitentiaire, du développement du grand nord ou d’une politique étrangère moins servile à l’égard des États-Unis, il a aussi contribué à retarder la solution de certains problèmes au plan linguistique et national. Son opposition acharnée au drapeau canadien ne compte pas parmi ses meilleurs faits d’armes, non plus que son hésitation à soutenir le mouvement en faveur du bilinguisme institutionnel. Par contre, c’est grâce à lui si l’éveil en faveur des droits de l’homme et de la protection de l’individu a pu progresser. C’est aussi un peu grâce à lui si le Canada s’est résolument engagé dans l’aide aux pays sous-développés. Victime de son caractère, il n’a pas toujours su prendre à temps les bonnes décisions. [...] Au lieu de devenir un sage de la politique, il a préféré demeurer farouchement partisan, étalant souvent son amertume et ne cachant nullement sa rancœur à l’endroit des adversaires d’hier. Néanmoins, il aura été jusqu’à la fin une inspiration pour les députés. »


    Peter C. Newman, « Farewell to the Chief », Maclean’s (Canada), 27 août 1979, p. 15.

    «...Although he seldom stopped talking about himself, the essence of John Diefenbaker remained a mysterious mixture of vanity and charm, vulnerability and brass, outrage and mischief. He single-handedly transformed Canadian politics into the country’s leading spectator sport. The dilemma of most Canadian politicians is how to stress the marginal differences between themselves and their rivals, so that they can conceal their basic similarities. Diefenbaker’s problem was exactly the opposite : how to place enough restraints on his combative nature so that he would sound more like his electable and less individualistic contemporaries. Even in his declining years, he remained a political giant ambling on his knees in a land on midgets. Most leaders find themselves in conflict with their times either because they remain reactionaries who try to resurrect the past or because they attempt to become visionaries and find their aim exceeds their grasp. Diefenbaker suffered the rare distinction of being both. His intellect was firmly frozen in another time; his heart was an open city. »

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