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 Johnson, Lyndon B. | 1973-1908

Lyndon B. Johnson
LBJ Library Photo: Yoichi R. Okamoto

  • Né le 27 août 1908 à Stonewall, aux États-Unis
  • Membre de la Chambre des représentants (10 avril 1937-3 janvier 1949)
  • Sénateur de l’État du Texas (3 janvier 1949-3 janvier 1961)
  • Vice-président des États-Unis (20 janvier 1961-22 novembre 1963)
  • Président des États-Unis (22 novembre 1963-20 janvier 1969)
  • Décédé le 22 janvier 1973 à Johnson City, aux États-Unis


  • Alain Clément, « La démesure au pouvoir : La mort de Lyndon Baines Johnson », Le Monde (France), 24 janvier 1973, p. 1.

    «...la personnalisation inhérente au pouvoir présidentiel, l’accroissement constant de ce pouvoir depuis le New Deal, vécu de bout en bout par M. Johnson, ont fini par créer un vertige. L’« escalade » des fonctions présidentielles en une génération ne pouvait rester sans conséquences. Qu’il se soit trouvé, juste à ce moment-là de l’histoire américaine, un personnage aspirant lui-même au gigantisme historique, tout prêt à consommer l’union d’une mythologie et d’une mythomanie particulière, constitue le phénomène Johnsonien dans son essence. Sans doute, ne peut-on traiter de « fabulateur » un homme d’État disparu sans s’exposer au reproche d’inconvenance. Mais quel simple mortel n’éprouve le besoin d’« en rajouter » sur lui-même et de se protéger en projetant sa propre légende? Que ce besoin ait pris chez Johnson des proportions hors du commun est une réalité qui ne contribua pas peu à déconcerter, puis à rebuter ses compatriotes. »


    R. Morineau, « La mort du rêve américain », Jeune Afrique (France), 3 février 1973, p. 24.

    «...Le rêve américain de ce robuste et trop rusé Texan, tôt évanoui dans les pires dissensions qu’ait jamais connus son pays depuis la Guerre de Sécession, Richard Nixon vient de le tuer une seconde fois. La « Grande Société » que Johnson annonçait comme un évangile démocrate dès qu’il eut succédé à John Kennedy assassiné [...] cette « Grande Société », morte depuis longtemps dans les émeutes raciales et universitaires et dans les manifestations contre la guerre du Vietnam, Nixon a signé, le 20 janvier, son acte de décès. [...] Cet homme [Johnson] qui bénéficia au cours de sa première année de présidence de l’appui enthousiaste de l’opinion américaine a quitté la Maison Blanche plus décrié qu’aucun de ses derniers prédécesseurs. Ce président, inébranlablement convaincu de la grandeur et du bon droit des États-Unis quoi qu’ils fassent a été le principal responsable, avant Nixon, des flétrissures dont leurs crimes de guerre les ont marqués. C’est que la politique de Johnson était gouvernée par ce principe désastreusement simple : l’expansion du communisme, puissance maléfique monolithique, doit être endiguée à tout prix. »


    Laurent Laplante, « Lyndon B. Johnson : le guerrier malheureux », Le Devoir (Québec, Canada), 24 janvier 1973, p. 4.

    «...M. Johnson devait d’ailleurs tirer lui-même, en mars 1968, la conclusion logique de sa mésaventure. Incapable de réaliser la paix à l’intérieur des frontières et surtout à l’extérieur, il renonça à poursuivre sa carrière politique. Sans doute était-ce une décision douloureuse pour celui qui estimait avoir donné le meilleur de lui-même et avoir été entraîné dans le guêpier vietnamien par son prédécesseur et ancien associé. C’était cependant la seule solution possible. Il n’est même pas certain, tant l’opinion américaine était alors divisée, que les démocrates auraient réussi en novembre 1968 même avec le président sortant, à conserver leur emprise sur la Maison Blanche. S’il prit la bonne décision, M. Johnson ne s’attendait peut-être pas à ce qu’elle lui vaille un oubli aussi rapide et aussi total. C’est, en effet, dans une ombre constante et assurément un peu amère qu’il a passé les dernières années. Sans doute cherchait-il à quelle croisée de chemins il avait quitté la voie de la « grande société » pour emprunter le chemin de l’escalade militaire. Son air malheureux permet de croire qu’il n’avait pas encore localisé la faille. On lui aurait pardonné, comme on le pardonne d’ailleurs à M. Nixon, son air de coulissier retors, mais il faudra un certain temps avant qu’on retienne de son règne autre chose que l’enlisement au Vietnam. Cela, jusqu’à la fin, Lyndon B. Johnson l’a su. »


    S.A., « Lyndon Johnson : 1908-1973 », Time (édition canadienne), 5 février 1973, p. 29.

    «...Johnsonian law will shape American life for years to come, particularly in the areas of education, social welfare and civil rights. Yet the total impact on the national consciousness was curiously slight, partly because the Great Society was not a total concept but a medley of individual programs and ideas. In the exuberance of the moment, much of the legislation passed under his leadership was too hastily conceived – the product of good will more than of good planning. Perhaps he came to office out of time, operating on Depression-forged beliefs in Government spending that no longer applied in the America of the ‘60s. Overshadowing all of Johnson’s good works, moreover, was the « brushfire » war he inherited, which soon began to breed revolt on the campuses and riots that scarred America’s cities. Month after month, optimistic war bulletins from the White House were followed by news of slaughter in the field, giving birth to the « credibility gap. »»

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