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 Saint-Laurent, Louis | 1882-1973

Louis Saint-Laurent

  • Né le 1er février 1882 à Compton, au Canada
  • Ministre de la Justice (10 décembre 1941 – 9 décembre 1946, 1er juillet – 9 septembre 1948, 10 septembre – 14 novembre 1948)
  • Ministre des Affaires étrangères (4 septembre 1946 – 9 septembre 1948)
  • Chef du Parti libéral du Canada (7 août 1948 – 15 janvier 1958)
  • Premier ministre du Canada (15 novembre 1948 – 21 juin 1957)
  • Décédé le 25 juillet 1973 dans la ville de Québec, au Canada


  • Claude Ryan, « Louis Saint-Laurent », Le Devoir (Québec, Canada), 26 juillet 1973, p. 4.

    «...Parce qu’il n’avait jamais aspiré à un rôle politique et qu’il demeura généralement au-dessus des rivalités partisanes, parce qu’il sut également se retirer avec élégance dès que c’en fut fait de son utilité, certains ont conclu que son rôle fut mineur et qu’il fut plus un leader nominal qu’un véritable chef. C’est oublier un peu vite ses réalisations, et surtout, l’exemple qu’il sut donner des plus hautes vertus publiques. Il appartenait à une autre époque que celle d’aujourd’hui. En son temps, il eut néanmoins une grandeur réelle que l’on aurait mauvaise grâce à ne pas reconnaître. [...] Alors que tant d’autres le convoitent pour les satisfactions ou les avantages qu’il procure, le pouvoir fut chez lui une forme élevée de service. On le savait déjà par les circonstances dans lesquelles il était entré en politique. On le vérifia ensuite pendant les neuf années où il fut premier ministre et encore davantage dans la situation difficile qui suivit la défaite inattendue de 1957. « You were splendid in office but magnificient in defeat », devait lui écrire un juge de la Cour suprême au lendemain de ces événements. L’éloge n’avait rien d’artificiel. »


    Cyrille Felteau, « Mort d’un grand Canadien », La Presse (Québec, Canada), 26 juillet 1973, p. 4.

    «...À peu près dépourvu des atouts spéciaux du politicien ordinaire, Louis Saint-Laurent détonnait et rassurait à la fois par une franchise sans apprêt qui confinait souvent à la candeur. De sa personnalité d’homme intègre émanait un sentiment de confiance qui devenait entre ses mains une formidable arme politique. Ironie du sort, l’apparition imprévue de cet homme presque apolitique contribua à prolonger d’une bonne dizaine d’années le règne du gouvernement libéral à Ottawa. On a beau chercher parmi les personnalités politiques de ce temps-là, on ne voit pas qui eût pu réaliser à sa place pareil exploit. À sa façon, et dans un sens typiquement canadien, Louis Saint-Laurent a marqué profondément deux périodes difficiles de notre histoire encore récente : la guerre elle-même et l’après-guerre immédiat. Il a certes puissamment contribué à défendre et à sauvegarder une unité parfois précaire, soumise à des graves tensions sous la poussée d’événements extérieurs et intérieurs. Comme pour ses prédécesseurs sir Wilfrid Laurier et W.L. Mackenzie King, pendant toute sa carrière politique l’unité du pays fut sa pensée dominante. »


    Raymond Dubé, « Louis Saint-Laurent », Le Soleil (Québec, Canada), 27 juillet 1973, p. 4.

    «...ce qu’on a peut-être trop tendance à oublier c’est qu’il fut en quelque sorte le maître d’œuvre du Canad moderne. Il a su capitaliser sur les circonstances de l’après-guerre pour donner au pays un essor économique extraordinaire. On lui doit la réalisation de la Voie maritime du Saint-Laurent. C’est sous son règne que Terre-Neuve est entrée dans la Confédération canadienne. Secondé par des collaborateurs d’une grande compétence il s’est affirmé comme un excellent administrateur, sa connaissance du monde des affaires l’ayant particulièrement bien préparé à ce rôle. Il aura été notre premier ministre des Affaires Extérieures et comme tel, en collaboration avec Lester B. Pearson, son successeur à la direction du parti libéral, qui l’a précédé de quelques mois dans la mort, il a joué un rôle de premier plan dans le domaine des affaires internationales et a permis au Canada d’atteindre un prestige et un respect qui lui ont permis de contribuer à la solution de plusieurs crises et de participer au maintien de la paix dans le monde. »


    S.A., « One of God’s Gentlemen », Time (édition canadienne), 6 août 1973, p. 12-13.

    «...True, the « Uncle Louis » image that benevolently dominated Canadian politics for nearly a decade contained a considerable element of public relations legerdemain. Entering politics for the first time at the age of 59, St. Laurent remained pretty much the austere corporation lawyer, devoid of small talk. He was always addressed – even by his closest colleagues – as « Mr. St. Laurent. » As everyone’s favorite uncle, St. Laurent was, as Bruce Hutchison wrote, « our most successful politician, mainly because the nation saw him as a man above politics. » For all that, St. Laurent was one of the ablest administrators to run Ottawa’s East Block. He presided over a remarkable economic expansion, avd proved surprisingly receptive to new, reformist ideas in social justice and foreign affairs, where he helped give Canada a new post-colonial place in the sun. His tragedy was that he remained in office after his vigor had left him, and after the era of affluence and political harmony that he helped to create had ended. In the Sixties, he was remembered by many younger Canadians as the « tired old man » who was powerless to stop John Diefenbaker’s Conservative bandwagon in the 1957 election campaign. »

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