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 Kennedy, Robert F. | 1925-1968

Robert Kennedy

  • Né le 20 novembre 1925 à Brookline, aux États-Unis
  • Procureur général des États-Unis (21 janvier 1961 – 3 septembre 1964)
  • Sénateur de l’État de New York (3 janvier 1965 – 6 juin 1968)
  • Annonce sa candidature à l’investiture démocrate en vue de l’élection présidentielle de 1968 (16 mars 1968)
  • Décédé le 6 juin 1968 à Los Angeles, aux États-Unis


  • Alain Clément, « Aux États-Unis, la vie suit son cours », Le Monde (France), 8 juin 1968, p. 12.

    «...Avait-il trop attendu? Pas assez? C’est la question qu’il se posait sans cesse depuis deux ans au moins et que la mort laisse en suspens. En outre, il savait que l’Amérique de 1968 serait encore plus exigeante que ne l’avait été celle de 1960, en un mot qu’il faudrait faire mieux que J.F.K. dont la légende recouvre plus qu’elle n’efface les erreurs généreuses et les impétueuses illusions. C’était un poids de plus à porter pour un prétendant déjà tendu par les incertitudes qui l’habitaient. Ce qu’il voulait prouver au monde, et d’abord à son pays, qu’un Kennedy pouvait transformer la tradition américaine sans la trahir, il l’emporte comme un secret dans la tombe qu’on lui creuse en ce moment à quelques mètres du frère qui l’a précédé sous la terre du cimetière d’Arlington. Peut-être la tâche qu’il s’était assignée dépassait-elle ses forces, demande-t-elle plus que la vocation d’un seul homme, voire que celle d’une équipe familiale aussi riche en personnalités diverses, que le clan Kennedy. Les rigidités du système américain et des habitudes qu’il transmet de génération en génération ne cèdent pas à un assaut isolé, si brillant et pénétrant soit-il. »


    Jean Lacouture, « La malédiction des Kennedy », Le Nouvel Observateur (France), 7 juin 1968, p. 5.

    «...Il y a, dans l’aventure des fils du milliardaire pro-fasciste Joseph Kennedy, un côté « chevaliers de la table ronde » et les sorcières celtiques coopérèrent étrangement à la promotion, avec les coulissiers de Wall Street et les patrons les plus cyniques de l’appareil démocrate. Mais tant de pittoresque, et si trouble, n’explique pas grand-chose et il faut bien chercher ailleurs les raisons pour lesquelles le fils du vieux Joe était devenu la cible favorite de l’« establishment » américain, pourquoi il était soutenu dans sa campagne par tous les marginaux de la société américaine, pourquoi tant de jeunes électeurs fondaient sur lui leurs espoirs, pourquoi tout ce qui compte de conservateur aux États-Unis, à commencer par une forte proportion de la hiérarchie catholique, menait campagne contre lui et pourquoi l’attentat dont il vient d’être victime s’inscrit, pour la sensibilité publique américaine, dans la ligne de l’assassinat de Martin Luther King. Il ne faut pas négliger le côté clinquant, démagogique, aventureux du personnage. [...] Mais c’est encore là rester au niveau du pittoresque. Il y a plus que cela dans la tempête qu’a soulevée Robert Kennedy. Il y a quelque chose de confus et de très parlant qui est une conviction. »


    S.A., « L’acharnement au travail et la volonté de renouvellement », La Presse (Québec, Canada), 7 juin 1968, p. 5.

    «...Ses adversaires le disaient volontiers ambitieux, rude, voire, dénué de scrupules, ses partisans, qui l’adulaient, le disaient brillant, charmant, voire fascinant. Il est incontestable en tout cas que Robert F. Kennedy aura été l’un des hommes politiques américains à s’être hissé le plus rapidement aux « première loges » et à l’avoir fait encore tout jeune. Certes, il a bénéficié d’abord de la montée et de la réussite de son aîné l’ancien président (à laquelle d’ailleurs il avait largement contribué), comme de l’auréole tragique qui plus tard entoura sa famille mais personne ne songerait à nier que Robert Kennedy devait ce qu’il était devenu à ce qu’il avait fait, d’abord et essentiellement à lui-même, à son talent, à sa persévérance. [...] Robert Kennedy [alors ministre de la Justice], qui avait le sens des hommes et le goût du travail d’équipe, sut attirer autour de lui quelques dizaines de jeunes juristes particulièrement brillants qu’il écoutait, consutait, et en même temps inspirait. Plusieurs observateurs ont été frappés de l’attachement que Robert Kennedy savait inspirer à ses collaborateurs. »


    S.A., « R.F.K. : The Man, the Dream, the Tragedy », U.S. News and World Report (États-Unis), 17 juin 1968, p. 16.

    «...The third of four sons, Robert Kennedy was almost overshadowed by his brothers. But, from early in life, he showed a built-in determination to succeed. What he lacked in physical build and academic accomplishment, he made up for in quick intelligence, restless energy and an abounding drive. His father, Joseph Patrick Kennedy, once said that President John Kennedy – the second of the four sons – worked as hard as any man could. He added : « Bobby goes a little further. » [...] Throughout his political career, Robert Kennedy critics were numerous – but so were his admirers. While many came to dislike him during his climb to success, he always drew throngs of devoted followers. Some critics called him ruthless and overambitious. Admirers said he was charming, witty and brilliant. All agreed he was full of life. His smile was famous, a mop of hair his trademark. Few doubt his impact on the American political scene. »

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