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 Ford, Gerald | 1913-2006

Gerald Ford

  • Né le 14 juillet 1913 à Omaha, aux États-Unis
  • Membre de la Chambre des représentants du 5e district du Michigan (3 janvier 1949 – 6 décembre 1973)
  • Leader de la minorité républicaine à la Chambre des représentants (3 janvier 1965 – 6 décembre 1973)
  • Vice-président des États-Unis (6 décembre 1973 – 9 août 1974)
  • Décédé le 26 décembre 2006 à Rancho Mirage, aux États-Unis


  • Stéphane Dupont, « Gerald Ford, un président en mal de légitimité », Les Échos (France), 28 décembre 2006, p. 7.

    «...cet ancien avocat, farouche partisan de l'engagement au Vietnam, a su sortir son pays du guêpier indochinois, en procédant à l'évacuation de Saigon, en avril 1975. Une retraite un peu honteuse mais inéluctable. Et il contribua au redressement de l'économie américaine, bien mal en point à son arrivée aux affaires. Grâce, dans un premier temps, à une politique de rigueur, il réduisit l'inflation. Puis il relança, dans un second temps, l'activité, à l'aide de baisses d'impôts. Cette politique ramena le taux de chômage de 9 % à 7 % en l'espace de deux ans. Loin d'être déshonorant, ce bilan ne lui a pas permis de battre l'obscur gouverneur démocrate de Géorgie, Jimmy Carter, en novembre 1976. Gerald Ford manquait probablement de légitimité démocratique et de charisme. Il n'avait d'ailleurs emporté l'investiture républicaine à ce scrutin qu'à l'arraché sur un certain Ronald Reagan. Maigre consolation pour lui, son successeur, le bien terne Jimmy Carter, ne fit qu'un mandat en demi-teinte qui réévalua sa propre performance à la Maison-Blanche. Retiré de la vie publique depuis cet échec électoral, Gerald Ford resta très discret jusqu'à la fin de ses jours. »


    Henri Pierre, « Gerald Ford », Le Monde (France), 28 décembre 2006, p. 25.

    «...Carter l'emporta de très peu, avec une avance de trois points des suffrages populaires. Un véritable tour de force pour un président conservateur, non élu mais servi seulement par les circonstances, hors de son contrôle, associé à un prédécesseur en disgrâce et à un moment où, de toute évidence, l'électorat souhaitait un changement. [...] Ford devait cette performance à son optimisme naturel, à sa confiance en lui, mais aussi à ses conseillers experts en relations publiques. Ils ne « vendirent » pas leur candidat comme un nouveau Lincoln, mais le présentèrent comme « ce bon vieux Jerry », honnête homme, affable, chaleureux, simple, un homme limité peut-être mais un époux dévoué et un « bon père de famille ». Même ses gaffes et ses maladresses étaient mises en évidence comme illustrant l'humanité d'un homme auquel ses compatriotes pouvaient s'identifier. [...] En 1989, à un séminaire réunissant plusieurs professeurs d'histoire éminents, on révisa dans un sens très favorable la courte présidence (vingt-six mois) de Ford, en soulignant que le successeur de Nixon avait, somme toute, sauvé la présidence du désastre du « Watergate » et réconcilié le pays, divisé par le scandale et la guerre du Vietnam. Un tour de force pour un homme qui, cas unique dans l'histoire américaine, avait réussi à exercer les fonctions de vice-président et de président sans jamais avoir été élu à aucune d'entre elles. »


    Malorie Beauchemin, « Une courte présidence, mais un souvenir indélébile », La Presse (Québec, Canada), 29 décembre 2006, p. A22.

    «...Si tous ne s'entendent pas sur l'importance de celui qui n'a logé à la Maison-Blanche qu'un total de 896 jours, la plupart des gens rencontrés par La Presse ont vanté la façon dont il a pris en main le pays après le scandale du Watergate, qui avait contraint Richard Nixon à démissionner en 1974. " Personne n'aurait voulu de ce job-là lorsque lui l'a pris ", a souligné Charlie, 43 ans, ajoutant que la guerre du Vietnam, encore fraîche, avait passablement divisé la société américaine. Même s'il n'était pas né pendant la présidence de Ford, Joshua Diver, 23 ans, croit que les Américains se rappelleront le 38e président comme un homme qui a réussi " à tirer le meilleur d'une mauvaise situation ". " Il a rassemblé la nation, dit-il. Il a pris des décisions qui se sont avérées les bonnes puisque le pays n'a jamais connu une crise aussi majeure que celle-là. " Dave, âgé de 30 ans, est du même avis. " Les gens se souviendront d'un homme qui a fait un bon travail, dans un contexte difficile ", affirme-t-il. »


    David K. Kirkpatrick, « Moderate? Conservative? With Gerald Ford, Take Your Pick », New York Times (États-Unis), 31 décembre 2006, p. 41.

    «...He is remembered mainly for the pardon of his predecessor, an act that ultimately doomed his bid for re-election. Yet the public ritual surrounding the death of a former president demands a period of public rumination, and partisans across the political spectrum have been finding substance to admire in Mr. Ford. There are, of course, the common sentiments that he was a decent, humble, calming leader at a precarious time. But peering back at his modest and often overlooked legacy many have also found elements in concert with their own views, variously honoring him as an icon of moderate Republicanism, a conservative budget hawk, an accidental apostle of Reaganism, a critic of the Iraq war and a proponent of gay rights. "You can pick and choose," said Richard Norton Smith, the historian and former director of the Gerald R. Ford Presidential Library and Museum. "The Ford presidency is a very good example of how history is argument without end, and the thing is, that we haven't had this argument until recently because we are so mesmerized by Nixon. Historians have always tended to look at the Ford presidency as a kind of coda, the un-expired Nixon term." »

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