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 Hillary, Edmund | 1919-2008

  • Né le 20 juillet 1919 à Auckland, en Nouvelle-Zélande
  • Réussit l’ascension de l’Everest avec le sherpa Tenzing Norgay (29 mai 1953)
  • Décédé le 11 janvier 2008 à Auckland, en Nouvelle-Zélande


  • Luc Debraine, « Plus haut que le toit du monde », Le Temps (Suisse), 12 janvier 2008.

    «...Il a 33 ans, une expérience moyenne de la montagne (notamment glanée dans l'Oberland) et un bagage technique tout aussi moyen. Mais il a un mental extraordinaire, un physique de colosse et une acclimatation à l'altitude due à sa présence dans l'Himalaya depuis plusieurs mois déjà. Sa motivation puise dans l'invraisemblable défi physiologique et psychologique incarné par l'Everest. Ce n'est qu'au dernier moment, alors que les autres alpinistes de l'expédition faiblissent, qu'il est choisi en compagnie de Tensing pour mener l'assaut final, le 29 mai 1953. Au sommet, à la hauteur où voleront bientôt les jets, Hillary commence par un geste très old school: il serre la main de son compagnon. Mais celui-ci prend aussitôt le géant dans ses bras et lui tape dans le dos. A son retour à Katmandou, le Néo-Zélandais a la surprise de découvrir une lettre adressée à «Sir Edmund». Il a été anobli par la reine peu après l'annonce de son triomphe au monde entier, le 2 juin. Edmund Hillary a toujours considéré comme plus important que l'Everest le travail qu'il a accompli pour améliorer les conditions de vie des sherpas au Népal. Hôpitaux, cliniques, écoles par dizaines, pistes d'atterrissage, ponts: la liste de ses réalisations humanitaires au Népal, où il était considéré comme un dieu vivant, est longue. Il a certes, après son exploit, mené d'autres expéditions, aux pôles comme aux sources du Gange, mais sa motivation principale penchait vers l'humanitaire, vers l'aide à ces autres gens simples et forts. »


    T.W. (avec agence France-Presse), « Les sherpas ont perdu leur guide », Le Soir (Belgique), 12 janvier 2008, p. 35.

    «...En 2003, lors des commémorations de son ascension à l'occasion desquelles il avait été reçu comme un chef d'État à Katmandou, Sir Edmund Hillary se décrivait ainsi dans la revue National Geographic : « Je suis un vieux Néo-Zélandais qui s'est amusé à relever plusieurs défis. La victoire sur l'Everest m'apparaît moins importante à bien des égards que d'autres activités qui jalonnèrent ma route - notamment celles consacrées à améliorer le sort de mes amis sherpas. » En compagnie de son épouse, il avait sillonné le monde pour obtenir des fonds en vue d'améliorer le quotidien de ces derniers. Et il y avait très bien réussi. « Nous contribuâmes ainsi à créer 27 écoles, deux hôpitaux et une douzaine de dispensaires », avait-il un jour énuméré. En route vers l'un de leurs projets en 1975, son épouse et leur fille Belinda disparurent dans un accident au Népal. En 1989, à l'âge de 70 ans, Sir Edmund Hillary se remaria avec la veuve d'un autre alpiniste néo-zélandais. Et poursuivit sa croisade pour la préservation des sites. C'est ainsi qu'il dénonça les «expéditions friquées » et tous ceux « qui s'envoient des bières » au pied du mont Everest. »


    Pascale Winzenrieth, « La mort d’Edmund Hillary », L’Équipe (France), 12 janvier 2018, p. 17.

    «...« Sir Ed se décrivait lui-même comme un Néo-Zélandais moyen avec des capacités modestes. En réalité, c'était un colosse, a déclaré Helen Clark, le Premier ministre kiwi. C'était une figure héroïque qui a non seulement terrassé l'Everest mais il a vécu une vie faite de détermination, d'humilité et de générosité. » En Grande-Bretagne, la reine Elizabeth II qui avait anobli le célèbre alpiniste quelques jours seulement après l'annonce d'un exploit qui coïncida avec la date de son couronnement, le 2 juin 1953 s'est dite « très attristée » alors que le Premier ministre britannique Gordon Brown a salué « un héros véritablement extraordinaire qui a capté l'imagination du monde, un géant sans limite dont on se souviendra toujours comme un explorateur, un pionnier et un leader ». Mais l'hommage sans doute le plus poignant est venu de l'alpiniste anglais Graham Hoyland qui a souligné que le « véritable legs (de sir Hillary), ce qui fait de lui un véritable héros, c'est ce qu'il a décidé de redonner au Népal, les ponts et les écoles qu'il a construits ». Car au-delà d'un personnage de légende, c'est avant tout un homme au grand coeur et à la simplicité confondante qui nous a quittés hier. »


    Edward Rothstein, « A Mountaineer who Defined the Notion of Heroic Explorer », The New York Times (États-Unis), 12 janvier 2019, p. B9.

    «...Is it that we have become spoiled by so much being easy and safe that we believe everything must be? Is this also why lovers of extreme sport seek such bizarre thrills (snowboarding down Everest!)? Otherwise "danger" is reserved for contestants on reality shows like "Survivor" and expunged from reality itself, which we believe should be subject to rational control. Sir Edmund rejected this vision of exploration, at least as far as danger was concerned, but he embraced the postmodern model in his lifelong work on behalf of the Himalayas and its people. With consideration and care, he seemed to be trying to shape a hybrid explorer, who recognized the mystery and power of the old model along with the promise of the new, who did not believe in unnecessary danger, but who did not flinch at its presence. On the 50th anniversary of his climb, he said that in all their years of meeting after the conquest of Everest, he and Mr. Norgay (who died in 1986) spoke of many, many things. "We talked about our families; talked about the world and its problems; talked about just about everything. But we never ever once talked about Everest." In that silence was a tribute to what they had done, and perhaps a recognition that in speech it would end up seeming too small a thing. Or too grand. »

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