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 Schwarzkopf, Norman | 1934-2012

  • Né le 22 août 1934 à Trenton, aux États-Unis
  • Commandant du Commandement central des États-Unis (1988)
  • Dirige l’opération Desert Storm contre l’Irak (1991)
  • Décoré de la médaille présidentielle de la liberté (1991)
  • Décédé le 27 décembre 2012 à Tampa, aux États-Unis


  • Thierry Portes, « Décès du héros de la première guerre du Golfe », Le Figaro.fr (France), 28 décembre 2012.

    «...« L'Ours » ou encore «Norm la Tempête», son second surnom acquis lors de cette campagne «Tempête du désert», incarnera à jamais cette période, entre août 1990 et mars 1991, où la superpuissance américaine fit entrer le monde dans une nouvelle ère. Sur tous les écrans de télévision de la planète, ce colosse d'un mètre quatre-vingt-quinze et cent vingt kilos commentait dans son treillis militaire les opérations à venir ou en cours pour libérer le Koweït de l'armée irakienne de Saddam Hussein. [...] Dans ces «briefings», commentés et analysés par les premières chaînes d'information en continu, à commencer par CNN dont l'audience décolla à cette époque, le général Schwarzkopf maniait avec maestria l'art de la communication. Le travail des journalistes avait démoralisé la hiérarchie militaire durant la guerre du Vietnam. Ils deviendraient des alliés, gavés d'informations prémâchées et de propagande durant l'opération «Bouclier du désert», puis les accompagnateurs des unités combattantes engagées dans la campagne «Tempête du désert». Le diplômé de la prestigieuse académie militaire de Westpoint avait bien retenu l'une des leçons de cette guerre du Vietnam où il reçut deux Purple Hearts pour ses actes de bravoure. En cette année 1991, le téléspectateur fut hypnotisé par les images des «frappes chirurgicales», et l'armée irakienne, la quatrième au monde disait-on, disparut, comme par enchantement, dans les sables. »


    Anne-Julie Contenay avec AFP, « Schwarzkopf, héros de la guerre du golfe », Europe 1 (France), 28 décembre 2012.

    «...Devant les caméras, le général quatre étoiles comprend qu'il faut mettre de côté le jargon militaire pour employer un vocabulaire plus simple. Peu avant la fin des combats, il apparaît même détendu et blagueur. Surnommé "l'Ours" ou "Norm la tempête", le général était aussi connu pour son tempérament impétueux et son franc-parler. Il aimait raconter que pendant la guerre du Vietnam, alors qu'il n'était que capitaine, il avait pris la responsabilité d'annuler une mission pour ne pas risquer la vie de ses hommes gratuitement. Immédiatement après la guerre du Golfe, le général prend sa retraite, ce qui ne l'empêche pas de garder son franc-parler. Devenu consultant pour la chaîne NBC pendant la guerre en Irak à partir de 2003, il n'hésite pas à critiquer les opérations américaines à partir de l'année suivante. »


    Agence France-Presse, « Décès à 78 ans du général Norman Scwarzkopf », Libération (France), 28 décembre 2012.

    «...La reconquête du Koweït en 100 heures après près de deux mois de raids aériens lui vaudra la gloire et permettra de chasser le spectre du bourbier vietnamien, qui était alors le dernier déploiement massif de troupes américaines à l'étranger. Des historiens militaires lui reprochent cependant d'avoir autorisé les Irakiens à utiliser leurs hélicoptères à la fin des hostilités, leur permettant de mater l'insurrection chiite dans le sud et kurde dans le nord. Ni colombe, ni faucon, il se décrivait comme une chouette, symbole de la sagesse : « Suffisamment sage pour comprendre qu'il faut tout faire pour éviter la guerre, et une fois résolu à la faire, suffisamment féroce pour parvenir le plus vite possible à la victoire ». Avant le début de l'offensive, il avait prévenu : « Je ferai tout mon possible pour détruire l'ennemi brutalement et le plus rapidement possible ». »


    Robert D. McFadden, « Lionized for Lightning Victory in ’91 Gulf War », The New York Times (États-Unis), 28 décembre 2010, p. A1.

    «...Winning the lightning war was never in doubt and in no way comparable to the traumas of World War II and the Korean conflict, which made Eisenhower and MacArthur into national heroes and presidential timber. But a divisive Vietnam conflict and the cold war had produced no such heroes, and the little-known General Schwarzkopf was wreathed in laurels as the victor in a popular war against a brutal dictator. [...] Within weeks, the four-star general had become a media and marketing phenomenon. Three months after the war, he signed a $5 million contract with Bantam Books for the world rights to his memoirs, "It Doesn't Take a Hero," written with Peter Petre and published in 1992. Herbert Mitgang, reviewing the book for The New York Times, called it a serviceable first draft of history. "General Schwarzkopf," he wrote, "comes across as a strong professional soldier, a Patton with a conscience." All but drowned out in the surge of approbation, critics noted that the general's enormous air, sea and land forces had overwhelmed a country with a gross national product equivalent to North Dakota's, and that while Iraq's bridges, dams and power plants had been all but obliterated and tens of thousands of its troops killed (compared with a few hundred allied casualties), Saddam Hussein had been left in power. »

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