21 septembre 2019 Recherche  
Pays     Statistiques    Années     Événements     Analyses     Biographies     Vidéos     Documents     Glossaire     Notes     Valeurs     Jeux   

 Lumumba, Patrice | 1925-1961

Patrice Lumumba

  • Né le 2 juillet 1925 à Onalua, Kasaï-Oriental, dans le Congo belge
  • Ministre de la Défense de la République du Congo (24 juin au 5 septembre 1960)
  • Premier ministre de la République du Congo (24 juin au 5 septembre 1960)
  • Décédé le 17 janvier 1961 à Élisabethville, au Katanga (République du Congo)


  • Éric Rouleau, « L’ancien comptable promu au rang de prophète », Le Monde (France), 15 février 1961, p. 1.

    «...« M. Lumumba est désormais notre prophète. » C’est par ces mots prononcés avec une profonde émotion mais sur un ton triomphal, qu’un « ambassadeur itinérant » du gouvernement de Stanleyville, de passage à Paris, a commenté les informations faisant état de la mort de l’ancien premier ministre. « Lumumba, nous a-t-il déclaré, est peut-être mort pour l’Occident, mais pour nous, Congolais, il sera le prophète à jamais vivant, qui nous guidera personnellement à la victoire finale contre les impérialistes belges et leurs alliés. » Les lumumbistes n’ont jamais cru à l’« évasion » du leader congolais. [...] M. Lumumba, aux yeux de ses partisans, devint donc le porte-drapeau de la « lutte anti-belge et anti-impérialiste ». La formule peut surprendre quand on songe que ce même Lumumba était considéré, récemment encore, par ses partisans d’aujourd’hui, y compris notre interlocuteur, comme l’ « enfant chéri » des Belges, voire comme l’un de leurs agents. »


    Guy de Bosschère, « Un crime pour rien », Esprit (France), avril 1961, p. 634.

    «...Patrice Lumumba était un impulsif, un écorché vif. Il donnait constamment l’impression d’assumer la totalité du destin de son pays, de l’identifier au sien propre, de subir le poids de l’oppression coloniale, d’éprouver physiquement les marques d’agressivité et les atteintes profondes à la dignité qu’encourait son peuple. Il était sujet à ces sortes de transes que connaissent les « médiums ». Il réagissait vivement, violemment même, chaque fois qu’il s’estimait injustement traité où qu’il craignait que la nation, à la faveur d’une manœuvre suspecte, ne fût lésée. Cette identification du destin du Congo à l’action qu’il menait n’allait pas évidemment, chez Lumumba, sans une conscience de son rôle, toute empreinte d’orgueil. Contester ou mettre en doute l’importance ou la validité de ce rôle était risquer de blesser davantage encore sa susceptibilité toujours à vif. »


    S.A., « The Congo Death of Lumumba – & After », Time (édition canadienne), 24 février 1961, p. 28.

    «...While the world outside burst into uproar, the Congo itself received the news with sluggish calm, as if Lumumba’s death was to be expected. There was some scattered violence – but not the widely predicted blood bath. [...] The Congo’s squabbling politicians seemed more concerned about the line of succession. Almost to a man they found at least qualified praise for the man they had fought. They called days of mourning and turned out for Requiem Masses. Amoung the mourners : President Joseph Kasavubu government, which observed a minute of silence tribute for « a sincere patriot who got involved with bad foreigners » – though it was the Kasavubu government that turned Lumumba over to Katanga after he got too hot to handle in the Thysville prison. »

    Liens internes

    Les objectifs de Perspective monde
    Son équipe au fil des ans
    Les sources et les mises à jour
    Récupérer des éléments de Perspective monde

    Pour en savoir plus

    Pour nous écrire un commentaire
    Pour nous suivre sur Facebook
    Bilan du siècle, sur le Québec contemporain
    Dimension, sur le langage statistique R

    Liens externes

    Observatoire des politiques publiques
    Observatoire des Amériques
    Politique appliquée.tv
    Cahiers de recherche

    Directeur: Jean-Herman Guay, Ph.D. Tous droits réservés © Perspective monde Version 16.7.2019