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 Cronkite, Walter | 1916-2009

  • Né le 4 novembre 1916 à St-Joseph, Missouri, aux États-Unis
  • Présentateur du bulletin d’informations télévisées de la chaîne CBS (1962 – 6 mars 1981)
  • Décédé le 17 juillet 2009 à New York, aux États-Unis


  • Agence France-Presse, « Disparition du journaliste de légende Walter Cronkite, l’homme en qui l’Amérique avait confiance », 18 juillet 2009.

    «...L'histoire d'amour entre Cronkite et les Américains, confirmée par une cote de confiance plus élevée que pour aucun dirigeant politique ou religieux de l'époque, s'était nouée lors de l'assassinat du président John F. Kennedy en 1963. En bras de chemise, le journaliste prenait l'antenne pour annoncer que JFK venait d'être victime d'un attentat. Une heure plus tard, retenant ses larmes, il retirait ses grosses lunettes pour annoncer au pays la mort de son président. Walter Cronkite, né dans le Missouri (centre) en 1916, avait pris le "JT" de CBS un an plus tôt, en 1962, et avait su donner sa touche personnelle à l'émission qu'il concluait d'un rituel "And that's the way it is" ("et c'est ainsi que vont les choses...") Cette "signature" représentait en fait "le plus haut idéal du journaliste", expliquait-il longtemps plus tard: "rapporter les faits tels qu'il les voit, qu'elles qu'en soient les conséquences ou les controverses qui pourraient s'ensuivre". […] Ses commentaires mordants lui vaudront le sobriquet de "gauchiste". Même après avoir quitté l'avant-scène, il n'a pas ménagé ces dernières années l'intervention en Irak, qu'il comparait à un nouveau Vietnam, et a appelé son pays à relever le défi du changement climatique. »


    Corine Lesnes, « Walter Cronkite », Le Monde (France), 21 juillet 2019, p. 20.

    «...« Il était plus qu'un présentateur, a déclaré le président Barack Obama. Il était une voix de certitude dans un monde incertain. » […] Walter Cronkite a accompagné la montée en puissance de la télévision comme le premier média d'information pour les Américains. Sa voix était autoritaire mais il donnait l'air d'être proche des gens. Il était l'« oncle Walter », celui qui fume la pipe. C'est pour lui qu'a été façonné le terme anchorman (« l'homme-ancre »), encore utilisé pour décrire les présentateurs du journal télévisé. C'est grâce à lui que les JT sont passés de 15 à 30 minutes chaque soir. Walter Cronkite a joué un rôle important pendant la guerre du Vietnam. Après avoir plutôt adhéré aux explications de l'armée et de la Maison Blanche, de 1964 à 1967, il est allé sur place début 1968, après l'offensive du Têt. A son retour, il a prédit que « l'aventure sanglante » était vouée à « s'enliser » et conclu par un éditorial qui est aujourd'hui sur YouTube : « Dire que nous sommes plus près de la victoire aujourd'hui, c'est croire les optimistes qui se sont trompés dans le passé. » Il a souvent été dit que c'est ce jour-là, le 17 février 1968, que l'opinion américaine a commencé à se retourner contre la guerre. Le président Lyndon Johnson aurait alors dit que « perdre Cronkite », c'était « perdre l'Amérique moyenne ». »


    S.A., « Le journaliste américain Walter Cronkite est mort », NouvelObs.com (France), 18 juillet 2009.

    «...Il a en outre joué en rôle crucial dans le retournement de l'opinion publique américaine contre la guerre du Viêtnam, à la fin des années 1960. En 1972, un sondage d'opinion l'avait sacré "l'homme qui inspire le plus confiance à l'Amérique" devant tout homme politique, dirigeant religieux ou héros sportif. A l'annonce de sa mort, le président de CBS News et Sports Sean McManus a déclaré : "C'est impossible d'imaginer CBS News, le journalisme et en fait l'Amérique sans Walter Cronkite". Il a ajouté: "Plus que simplement le meilleur présentateur de l'Histoire et celui qui inspirait le plus confiance, il avait guidé l'Amérique à travers nos crises, tragédies et aussi nos réussites et nos grands moments". Quant à l'actuel présentateur du JT de la chaîne rivale NBC News, Brian Williams, il a déclaré sur MSNBC que "Cronkite s'adressait à la Nation quand d'autres présentaient les informations". »


    Alessandra Stanley, « Cronkite’s Signature : Authority and Approchability », New York Times (États-Unis), 18 juillet 2009, p. C1.

    «...It's almost impossible to convey the place Walter Cronkite held in American life for the 19 years he spent as the anchor of "The CBS Evening News." It wasn't just that he narrated the spikes in modern history, from the Kennedy assassination to the civil rights movement to the election of Ronald Reagan. People tuned in to his program even on routine days when his broadcast -- Senate subcommittee hearings, gas prices, detente talks with the Soviet Union -- was as dull as toast. Mr. Cronkite's air of authority, lightly worn and unquestioned, was unusual even then, but nobody comes close to it now. Mr. Cronkite retired in 1981 at 64 and spent much of his remaining years giving charmingly self-deprecating interviews for tributes and retrospectives with titles like "Cronkite Remembers." In one he explained his legendary status by saying, "Everything we did was for the first time." For viewers, however, it sometimes seems as if everything Mr. Cronkite did was for the last time, that his outsize tenure bracketed a bygone era when America was, if not a more confident nation, certainly a more trusting one. »

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