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 Hammarskjöld, Dag | 1905-1961

Dag Hammarskjold

  • Né le 29 juillet 1905 à Jönköping, en Suède
  • Secrétaire général des Nations unies (10 avril 1953 – 18 septembre 1961)
  • Décédé le 18 septembre 1961 à Ndola, en Rhodésie du Nord (futur Zambie)


  • Marcel Hayoul, « L’O.N.U. après l’heure « H », La Revue nouvelle (Belgique), 15 octobre 1961.

    «...Devant le secrétariat général des Nations Unies décapité, devant la mort physique de Dag Hammarschjöld, au moment le plus pathétique de la vie de cet homme honnête qui a paru courir vers son destin à l’instant même où il prenait conscience de la gravité d’un incendie attisé par ceux qui sous ses ordres était chargé de l’éteindre, il est plus difficile que jamais de voir clair. [...] La nuit où à l’issue d’un dîner au Zoo de Léo, le Secrétaire général est parti, dans un avion mal équipé, pour rencontrer, sur un terrain mal balisé, le politicien sécessionniste dont son maladroit représentant à Élisabethville avait annoncé quarante-huit heures plus tôt qu’il avait cessé de compter, Dag Hammarschjöld savait que sa carte congolaise avait été une fois encore mal jouée. S’il avait dû signer avec Tsombé l’accord qu’après sa mort signa son représentant tunisien M. Khiari, il est douteux que l’Assemblée de Manhattan eût fait au Secrétaire Général un accueil fort élogieux. C’est pourquoi la mort de cet homme courageux, qui a obéi toujours aux impératifs d’une conscience exigeante mais parfois mal éclairée, n’est donc pas l’élément d’aggravation des problèmes onusiens que l’on pourrait croire. Ces problèmes eussent existé sous une autre forme – mais pas moins lourdement – avec Dag Hammarschjöld. »


    S.A., « Sinistre présage », Le Monde (France), 20 septembre 1961, p. 1.

    «...Sa succession, qui ne devait s'ouvrir que dans un an, pose un problème insoluble. L'U.R.S.S. avait répété qu'elle en avait moins à la personne de M. « H » - encore que sa presse l'ait à plusieurs reprises couvert d'incroyables injures - qu'à la structure du secrétariat qu'il dirigeait. Elle avait fait campagne pour une formule tripartite - la troïka - dont personne, à part ses satellites et une poignée de sympathisants, ne veut entendre parler. Si elle renonçait par miracle à ses exigences, ce ne saurait être qu'au profit d'une personnalité qui serait acquise pour l'essentiel à ses vues, puisque aussi bien M. Nikita Khrouchtchev a dit lui-même au président Kennedy, à Vienne, qu'il ne pouvait exister de personne neutre entre le capitalisme et le communisme. (...) En tout cas on ne reverra pas de sitôt à la tête de l'administration des Nations unies et de leurs « casques bleus » un homme qui assume tant de responsabilités et croit autant possible de faire jouer à l'Organisation internationale le rôle de médiateur et d'ultime recours bien nécessaire aussi longtemps que les grands de ce monde se montreront incapables d'organiser eux-mêmes la paix. »


    Paul Sauriol, « La mort de M. Hammarskjold », Le Devoir (Québec, Canada), 19 septembre 1961, p. 4.

    «...Sa mort atténuera les critiques que ses idées et ses méthodes avaient attirées sur lui, mais les problèmes qu'il a tenté de résoudre demeurent entiers, et c'est pourquoi le choix de son successeur va ouvrir un nouveau conflit entre Moscou et l'Occident. (...) M. Hammarskjold avait de son rôle comme secrétaire général une conception plus dynamique que son prédécesseur : en particulier pour donner suite aux résolutions de l'Assemblée et dans l'utilisation de la force à cette fin par l'envoi de contingents militaires internationaux. Il voyait là pour les Nations unies le moyen d'exercer une « diplomatie préventive » dans le but de maintenir les nouveaux conflits en dehors des rivalités des deux blocs, et de trouver des solutions qui évitent d'aggraver ces oppositions des grandes puissances et qui puissent rester en dehors de leur influence. »


    S.A., « Servant of a world unknown », Manchester Guardian (Royaume-Uni), 19 septembre 1961, p. 10.

    «...We could spare him almost, least of all. One would say least of all if the President of the United States did not carry, with greater power for good, greater responsibility. The void left by Dag Hammarskjöld's death is a measure of what he had managed to do in the eight years since his appointment. He came to the Secretary-Generalship when it was like a barque tossed year in year out between Soviet hostility and Western partisanship. He leaves it still a contested office - but contested because of the very strength he fitted it to carry on behalf of the United Nations. Those who noticed the increasing strength and initiative of the Secretary-General sometimes thought he was trying to set himself up as a world executive. It would be truer to say that he was the servant of a world unborn - a world in which collective action should stand in the path of war and which he did all he could, by his own modest yet firm and dedicated effort, to bring into being. »

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