21 septembre 2019 Recherche  
Pays     Statistiques    Années     Événements     Analyses     Biographies     Vidéos     Documents     Glossaire     Notes     Valeurs     Jeux   

 George VI , (Albert Frederick Arthur George) | 1895-1952

George VI

  • Né le 14 décembre 1895 à Sandringham, dans le Norfolk, au Royaume-Uni
  • Héritier présomptif du trône du Royaume-Uni (20 janvier au 11 décembre 1936)
  • Empereur des Indes (11 décembre 1936 – 22 juin 1948)
  • Roi du Royaume-Uni et des dominions (11 décembre 1936 – 6 février 1952)
  • Décédé le 6 février 1952 à Sandringham, dans le Norfolk, au Royaume-Uni


  • S.A., « Seize ans de règne », Le Monde (France), 7 février 1952, p. 1.

    «...l’abdication d’Edouard VIII fit du duc d’York, qui s’était tenu jusque-là à l’écart des affaires publiques, le nouveau roi d’Angleterre. Le sérieux, la modestie, la discrétion, avec lesquels il devait s’acquitter de ses fonctions dès les premiers moments lui rallièrent vite tous les cœurs. Son attitude pendant la guerre, le comportement exemplaire de la famille royale, confirmèrent la première impression de la nation britannique, qui trouvait dans la maison royale la meilleure image d’elle-même. Le roi George VI, qui avait accompli un voyage en France n juillet 1938 aux États-Unis et au Canada au printemps 1939, s’était rendu en Afrique du Sud en février 1947. Depuis son état de santé l’avait amené à repousser à plusieurs reprises, puis à décommander, la visite qu’il devait faire en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il avait cependant prévu une croisière de convalescence au printemps prochain en Afrique du Sud. »


    Omer Héroux, « Sur un tombeau : L’aurore d’un nouveau règne », Le Devoir (Québec, Canada), 7 février 1952, p. 4.

    «...L’humanité civilisée s’incline avec respect devant la mémoire de l’homme que la Mort vient si inopinément d’abattre. Il lui avait donné l’exemple d’une vie très digne et, surtout, d’une admirable fidélité au devoir d’état. Quoique né sur les marches du trône, il pouvait espérer que la vie lui épargnerait le terrible fardeau de la couronne. Il devait ardemment souhaiter qu’il en fût ainsi. Tout paraissait déceler chez lui une vive répugnance pour les manifestations publiques. Mais un événement dramatique, et sur lequel il serait pénible d’insister ici, vint le mettre en face d’une obligation tragique. Son frère aîné avait abdiqué. Le cadet n’hésita point à prendre sa place. [...] certaines choses sont d’ores et déjà certaines. C’est d’abord le tranquille courage avec lequel George VI a accepté la succession au trône; c’est aussi la très grande dignité avec laquelle la Reine et lui se sont acquittés de leurs lourdes fonctions. Ils ont ajouté au prestige séculaire de la monarchie. Ils n’ont reculé devant aucune des obligations que leur imposaient ces fonctions. Pas plus qu’ils n’ont songé à quitter leur pays quand la guerre ravageait ses villes, y accumulait les ruines. »


    James de Coquet, « Un Anglais est mort mais l’Angleterre continue », Le Figaro (France), 16-17 février 1952.

    «...Si l'on s'attendrit sur la mort du roi, c'est qu'il rassemblait dans sa personne les traits et les vertus qui caractérisent l'Anglais moyen: le courage tranquille, le flegme, la courtoisie, cet amour de la campagne et cette pointe de mysticisme qui habitent le coeur de chaque insulaire, une élocution laborieuse et un civisme à toute épreuve -même à l'épreuve de la royauté. En pleurant leur roi les Anglais pleurent d'abord un compatriote, un ami. »


    S.A., « The King is Dead », Time (édition canadienne), 18 février 1952, p. 27.

    «...King George’s quiet courage, his unostentatious persistence in meeting the everyday duties of his job, personified to Britons their own stubborn refusal to be downed by adversity. [...] He had won his people’s hearts in the only way left to majesty, which no longer can stir by bold decisions or amaze by feats of derring-do. He made ordinariness shine. Exhausting himself by faithful performance of the tedious ceremonial rounds, exemplifying in his family life a warm blending of affection and rectitude, he gave his people a standard of conduct to rally to. Winston Churchill, paying a last tribute to his sovereign friend, acclaimed a King « so strong in his devotion to the enduring honor of our country, so self-restrained in his judgments of men and affairs; so uplifted above the clash of party politics yet so attentive to them, so wise and shrewd in judging between what matters and what does not…He was sustained not only by his natural buoyancy but by the sincerity of his Christian faith. »

    Liens internes

    Les objectifs de Perspective monde
    Son équipe au fil des ans
    Les sources et les mises à jour
    Récupérer des éléments de Perspective monde

    Pour en savoir plus

    Pour nous écrire un commentaire
    Pour nous suivre sur Facebook
    Bilan du siècle, sur le Québec contemporain
    Dimension, sur le langage statistique R

    Liens externes

    Observatoire des politiques publiques
    Observatoire des Amériques
    Politique appliquée.tv
    Cahiers de recherche

    Directeur: Jean-Herman Guay, Ph.D. Tous droits réservés © Perspective monde Version 16.7.2019