Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

11 décembre 2018

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 Reagan, Ronald | 1911-2004

Président Ronald Reagan lors d'un rallye politique
Ronald Regan Presidential Library

  • Né le 6 février 1911 à Tampico, Illinois
  • Gouverneur de la Californie (3 janvier 1967-4 janvier 1971)
  • Gouverneur réélu de la Californie (4 janvier 1971-6 janvier 1975)
  • Candidat défait à l'investiture républicaine en prévision de l'élection présidentielle de 1976 (19 juillet 1976)
  • Candidat élu du Parti républicain en prévision de l'élection présidentielle de 1980 (17 juillet 1980)
  • Président des États-Unis (20 janvier 1981-20 janvier 1985)
  • Président réélu des États-Unis (20 janvier 1985-20 janvier 1989)
  • Décédé le 5 juin 2004 à Bel Air, en Californie


  • Claude Lambroschini, «Ronald Reagan, le vieil home qui avait rajeuni l'Amérique», Le Figaro (France), 7 juin 2004, p. 6.

    «...Le succès de Reagan, c'est d'abord une méthode. Pour faire passer son message, il s'en tient à deux thèmes : puissance économique à l'intérieur, puissance militaire à l'extérieur. Après avoir dessiné la «grande image», il laisse à ses ministres le soin de trouver les meilleurs moyens pour atteindre l'objectif fixé (...) Reagan est finalement un personnage complexe. Un «vieux» le plus âgé des présidents américains qui a donné à son pays une deuxième jeunesse. Un nostalgique de la gloire des États-Unis de 1945 qui veut reprendre les formules des années 40 pour préparer les succès de l'an 2000. Pour Reagan, comme l'écrivait le magazine Time, «le passé de l'Amérique a toujours été son avenir». Et pourquoi pas ?»


    Patrick Sabatier, «La droite américaine orpheline», Libération (France), 7 juin 2004, p. 2 à 4.

    «...Le débat reste ouvert pour savoir s'il a vraiment été «le vainqueur de la guerre froide» qu'acclament ses thuriféraires. Ses proches conseillers ont avoué qu'ils n'avaient pas vu venir l'effondrement de l'URSS, ni la chute du mur de Berlin que Reagan avait appelée de ses voeux en lançant en 1987: «Monsieur Gorbatchev, démolissez ce mur!» Il n'en a pas moins réussi à rendre cela possible en établissant un rapport «personnel» avec Gorbatchev. (...) Père de la «nouvelle droite», inspirateur de la «révolution républicaine» qui triompha en 1994, célébré par les uns comme paladin de la guerre froide, dénoncé par les autres comme une baudruche réactionnaire, Ronald Reagan, notait Richard Berke dans le New York Times, «reste en fait un des personnages les plus mystérieux de la politique américaine. Sa vision du monde était-elle simplette ou simple à comprendre? Fut-il un vieil acteur obéissant à ses imprésarios ou parvint-il à s'imposer au peuple américain en dissimulant son habileté et son ambition?»»


    Pierre Bergeron, «L'homme qui abattait les murs», Le Droit (Ottawa), 7 juin 2004, p. 16.

    «...ses politiques conservatrices et la libéralisation des échanges commerciaux qui en a résulté ont profondément transformé l'économie de la planète. Après avoir abattu un mur politique et mis un terme à la guerre froide, sans tirer une seule balle, le «Grand communicateur» aura contribué à briser les murs de l'isolement commercial et des politiques tarifaires (...) Mais on ne peut passer sous silence que ses politiques de libéralisation ont cependant creusé des fossés entre les classes, les générations et les nations. En voulant réduire l'appareil de l'État, libéraliser les échanges, sabrer dans les dépenses et diminuer les impôts, il aura provoqué des distorsions économiques et politiques qui se font aujourd'hui sentir dans la plupart des pays qui sont à la source de nombreuses tensions dans nos sociétés.»


    David Brooks, «Reagan's Promised Land», New York Times, 8 juin 2004.

    «...Reagan's optimism wasn't mainly a personality trait. It flowed from his core convictions and makes no sense if severed from the beliefs that gave it force. To understand the intellectual content of Reagan's optimism, start with American conservatism before Reagan. It was largely a movement of disenfranchised thinkers who placed great emphasis on human frailty and sin, the limitations of what we can know, and the tragic nature of history. (...) Conservatives looked back sadly to customs and institutions that were being eroded. What was needed, many argued, was a restoration of stability. (...) Reagan agreed with these old conservatives about communism and other things. But he transformed their movement from a past- and loss-oriented movement to a future- and possibility-oriented one, based on a certain idea about America.»

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