Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Duvalier, François | 1907-1971

François Duvalier

  • Né le 14 avril 1907 à Port-au-Prince, en Haïti
  • Ministre de la Santé Publique et du Travail (1949-10 décembre 1950)
  • Président de Haïti (22 octobre 1957-22 juin 1964)
  • Président à vie de Haïti (22 juin 1964-21 avril 1971)
  • Décédé le 21 avril 1971 à Port-au-Prince, en Haïti


  • Marcel Niedergang, «La mort de l'ubu noir», Le Monde (France), 24 avril 1971, p. 1.

    «...À sa dernière apparition en public, c'est un Papa Doc amaigri, voûté, le regard terne, qui posait sa main fragile sur l'épaule d'haltérophile de son fils Jean-Claude, seulement âgé de vingt ans, et fraîchement désigné «successeur» du président à vie. Geste dérisoire et symbolique d'un homme s'efforçant désespérément d'assurer une «dynastie», bâtie sur l'ambiguïté, un verbalisme délirant et la répétition jusqu'à l'obsession d'un catéchisme «révolutionnaire» qui a fini par impressionner certains de ses proches. Mais que de sang aussi, que d'intrigues dans les couloirs du palais et de la caserne Dessalines, que de meurtres cyniquement assumés, que de désarroi dans les clans qui se surveillaient à l'ombre de ce despotisme héréditaire.»


    Colette Pasquis, «Le duvaliérisme pourra-t-il survivre à Duvalier ?», analyse publiée dans Le Devoir (Québec, Canada), 23 avril 1971, p. 5.

    «...Fondamentalement anti-populaire tous les gouvernements jusqu'à Duvalier avaient su obtenir et conserver l'appui des classes et couches sociales traditionnellement bénéficiaires du régime. En ce qui regarde Duvalier, s'il est arrivé au pouvoir grâce au soutien d'une partie de la bourgeoisie commerçante, d'une large fraction des classes moyennes, de l'armée et d'une partie du clergé, très vite son pouvoir perdra toute base sociale véritable. Le duvaliérisme ne se présenta plus comme le pouvoir d'une clique formée par la camarilla gouvernementale et les bénéficiaires des prébendes gouvernementales. Aucun président en effet n'avait à ce point concentré tout le pouvoir en ses seules mains; jamais «prince» n'avait régné de manière aussi machiavélique sur Haïti.»


    Anonyme, «Haiti : Breaking the Spell», Time (magazine) (États-Unis, édition canadienne), 3 mai 1971, p. 39

    «...After turning to politics, he was elected President of Haiti in 1957, with the army's backing. He had promised that he would do something for the country's poor black majority, who for years have been exploited by a small clique of mulattoes. Instead Duvalier, who was very dark, immediately imposed a reign of terror on a nation whose slave origins made it no stranger to brutality (...) In 1964, Duvalier declared himself President for Life. He held on to power by playing off one faction against one another. With terrifying regularity, he sent his aides from palace to prison, and from there often to either foreign exile in execution.»

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