Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

20 octobre 2018

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 Hassan II, (Maroc) | 1929-1999

Hassan II

  • Né le 9 juillet 1929 à Rabat, au Maroc
  • Chef d'état-major des Forces Armées royales (12 mai 1956-23 juillet 1999)
  • Prince héritier (9 juillet 1957-26 février 1961)
  • Roi du Maroc (3 mars 1961-23 juillet 1999)
  • Commandeur des croyants et chef suprême des Forces Armées royales (7 décembre 1962-23 juillet 1999)
  • Chef du gouvernement (26 février 1961-13 novembre 1963 / 7 juin 1965-7 juillet 1967)
  • Décédé le 23 juillet 1999 à Rabat, au Maroc


  • Stephen Smith, «Le dernier monarque de droit divin : Hassan II a régné de façon absolue», Libération (France), 26 juillet 1999, p. 6-7.

    «Deux générations de Marocains n'ont connu que lui, un demi-dieu, maître du temps dynastique. Pendant 38 ans, son règne a été celui de l'arbitraire et du secret, à l'abri des murailles ceignant ses palais. Dans son pays, il n'y a pas de citoyens, seulement des "sujets" sur lesquels il avait droit de vie et de mort. Personne ne pouvait crier "Vive la République" sans risquer la prison pour avoir porté atteinte aux "institutions sacrées": l'Islam, le Roi et la Patrie. Le multipartisme, les constitutions successives et même, il y a 17 mois, "l'alternance" au gouvernement, n'ont été octroyés que de plus ou moins bonne grâce. Car Hassan II a été le dernier monarque régnant de droit divin, absolu. Il a pu l'être pour des raisons historiques, mais aussi parce qu'il a su composer avec un siècle épris de laïcité et de démocratie...»


    Hassan Ziady, «La chagrin et la fierté», Jeune Afrique (France), 30 juillet au 9 août 1999, p. 28-35.

    «...Ce dimanche 25 juillet fut l'apothéose de l'incroyable tension qui montait d'heure en heure depuis l'annonce, le vendredi précédent en milieu d'après-midi, du véritable drame subi par les Marocains. Amour du disparu, inquiétudes quant aux contours d'un avenir déjà incertain, peur d'éventuelles tentatives de déstabilisation, interrogations sur les capacités à manoeuvrer du nouveau roi : de ces ingrédients, parmi d'autres, est née une sorte d'alchimie qui explique quelque peu ces heures surréalistes vécues au royaume et cette amnésie collective qui a frappé les Marocains. Comme par enchantement, ils ont oublié les années de plomb, les disparus et les victimes de la répression, la misère insupportable dans un pays à la traîne en termes de développement économique et social.»


    Maurice Druon, «Les funérailles de Hassan II : Que Dieu le glorifie !», Le Figaro (France), 26 juillet 1999, p. 7.

    «...Il fut, au cours de son long règne, l'objet de toutes les critiques, de toutes les réticences, de toutes les perfidies. Non pas de la part d'une très vaste majorité de son peuple, qui se reconnaissait en lui, mais de ceux qui, hors du Maroc, et dans une certaine presse, française en particulier, haïssent la grandeur. A présent, je ne serais pas surpris que ses adversaires eux-mêmes s'accordent à lui décerner des louanges, sur le ton : «Il faut être juste et reconnaître...» Il est bien temps. La vérité est que, pour les Marocains, que le deuil écrase, Hassan II restera comme l'un de leurs plus grands monarques, dans la suite de Moulay Idriss Ier, le fondateur, et à l'égal de Moulay Ismaïl, de Moulay Hassan Ier, son aïeul, et de son père, Mohammed V. Pour le monde il apparaîtra comme l'un des plus remarquables chefs d'Etat du siècle. Il avait le courage ; il avait la lucidité ; il avait la prévision, et une manière de génie dans l'imagination diplomatique.»


    Riad Mounir, «Les promesses du nouveau régime», Le Nouvel Afrique-Asie (France), septembre 1999, p. 6-8.

    «...S'il est revenu à son grand-père Mohammed V (...), puis à son père Hassan II de faire face aux soubresauts et aux turbulences du siècle qui s'achève, chacun à sa manière et dans son style particulier, mais avec la même détermination et un sens politique d'une finesse incontestée : lutte pour la libération, exil et premiers pas de l'indépendance nationale pour le premier, affrontements singuliers gauche/droite, complots avortés, alternance démocratique, guerre froide, guerres du Proche-Orient et chute du mur de Berlin pour le second, il revient désormais à leur héritier Mohammed VI de conduire son pays dans le IIIe millénaire. «Avec lui, le Maroc va prendre un coup de jeune et c'est très bien», s'est réjoui le «vieux lion» du nationalisme marocain, le Premier ministre Abderrahman Youssoufi...»

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