Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 de Gaulle, Charles | 1890-1970

Charles de Gaulle

  • Né le 22 novembre 1890 à Lille, en France
  • Sous-secrétaire d'État à la Défense nationale et à la Guerre (5 juin 1940-22 juin 1940 / 25 août 1944-8 mai 1945)
  • Chef de la résistance française à l'occupation allemande (28 juin 1940-25 août 1944)
  • Président du gouvernement provisoire (9 septembre (préside)/13 novembre 1945(élu par l'assemblée)-20 janvier 1946)
  • Président du Conseil des ministres (1e juin 1958-8 janvier 1959)
  • Président de la Ve République (8 janvier 1959-7 janvier 1966 / 8 janvier 1966-28 avril 1969)
  • Décédé le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, en France


  • Thierry Maulnier, «L'investiture du destin», Le Figaro (France), 12 novembre 1970, p. 1.

    «...«L'Homme du refus», tel est le titre que donne l'un de nos confrères à son hommage à Charles de Gaulle. La formule est certes applicable à plus d'une des réponses que l'homme du 18 juin opposa aux sollicitations et aux sommations de l'histoire, à commencer par celle du 18 juin même. Elle nous donne pourtant une image inexacte d'un rôle historique, d'un tempérament politique, d'un caractère humain qui ne furent pas motivés essentiellement, ou même principalement, par la négativité, par un esprit de hautaine contradiction. C'est là un point sur lequel ceux qui ont suivi le plus inconditionnellement Charles de Gaulle, ceux qui l'ont combattu le plus âprement, ceux qui, comme l'auteur de ces lignes, ont parfois mis en lui leur espérance et parfois l'ont séparée de lui, peuvent objectivement s'accorder. Il y avait en lui un sens aigu des situations historiques, une subtilité manoeuvrière, une aptitude à se faire porter par les courants favorables, un réalisme machiavélien qui le conduisit à de grands succès (...) On ne peut dénier à Charles de Gaulle un culte de la réalité historique française et une éthique politique de l'État qui, même si l'on estime qu'il les identifia trop complètement à sa propre destinée personnelle, n'en constituaient pas moins quelque chose de positif.»


    Jean-Jacques Servan-Schreiber, «Le dernier des chefs», L'Express (France), 16 au 22 novembre 1970, p. 24.

    «...Personne, ni ici ni ailleurs, ne succédera à de Gaulle. Il est l'antithèse de ce qu'exigent les hommes et les inventions de notre temps. Au point que, vers la fin, son génie lui en donna une sorte de pressentiment. Après avoir vécu, corps et âme, dans un rôle de fer, celui des «chefs» de toujours, il devina confusément que tout allait changer. Il lança alors des idées de demain sur le pouvoir dans la région, la participation dans l'entreprise, le fait culturel -que l'émotion profonde de mai 68 avait éclairés en France et dont il déchiffra quelques éléments. Mais entre le Chef et la Réforme, il n'y avait pas de mariage possible. Quels qu'aient pu être, après juin 1968, les rapports apparents des forces politiques, c'est bien la Réforme qui tenait l'avenir et le Chef qui devait s'en aller.»


    Claude Ryan, «Un géant de l'histoire», Le Devoir (Québec, Canada), 11 novembre 1970, p. 4.

    «...De Gaulle était capable, comme homme politique, de calculs machiavéliques, de dissimulation habile, de perversités savamment calculées. Il avait, pour les parasites qui gravitent dans les marécages de la politique, dans tous les pays de monde, le plus cordial mépris. Il savait être dur. Il ne fut pas toujours charitable et objectif. Il y avait enfin, chez lui, une certaine solennité qui rappelait trop une époque dépassée. Mais la vérité profonde du personnage, sa foi inaltérable en la France, son amour de la liberté, l'ampleur de ses perspectives, la richesse souvent prophétique de ses gestes et de son style, son désir infatigable de la paix, son goût instinctif de l'équilibre, faisaient de lui, avec Churchill et quelques autres, l'un des plus grands de nos contemporains. Ce n'est pas seulement la France, mais toute l'humanité, qui est aujourd'hui en deuil.»


    Sans auteur, «A Glimpse of Glory, a Shiver of Grandeur», Time (édition canadienne) (États-Unis), 23 novembre 1970, p. 26-35.

    «...Whatever the historical judgment on his leadership, de Gaulle demonstrated the importance of those great intangibles in the calculus of power -moral force, will, style, vision. To many men, these are only words; they were realities to De Gaulle, realities that the world often distrusts and yet yearns for more than ever today. These qualities, as much as any specific accomplishments, will make his figure endure...»

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