Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

10 décembre 2018

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 Senghor, Léopold Sédar | 1906-2001

Léopold Sédar Senghor

  • Né le 9 octobre 1906 à Joal, au Sénégal
  • Député de l'Assemblée constituante (1945-1946)
  • Député de l'Assemblée constituante (1946-1946)
  • Député de Sénégal-Mauritanie à l'Assemblée nationale française (1946-1951)
  • Fondateur du Bloc démocratique sénégalais (1948)
  • Réélu député indépendant d'outre-mer à l'Assemblée nationale française (1951-1955)
  • Secrétaire d'État à la présidence du conseil dans le gouvernement français (1e mars 1955-1e février 1956)
  • Ministre conseiller dans le gouvernement français (23 juillet 1959-19 mai 1961)
  • Maire de Thies, au Sénégal (1e décembre 1956-31 juillet 1960)
  • Président de l'Assemblée fédérale de la Fédération du Mali (4 avril 1959-20 août 1960)
  • Président élu du Sénégal (6 septembre 1960 à 1963)
  • Président réélu du Sénégal (1e décembre 1963-1968)
  • Président réélu du Sénégal (25 février 1968-1973)
  • Président réélu du Sénégal (28 janvier 1973-1978)
  • Président réélu du Sénégal (1e décembre 1978-31 décembre 1980)
  • Démissionne de la présidence du Sénégal (31 décembre 1980)
  • Décédé le 20 novembre 2001 à Verson, en France


  • Jean Daniel, «Mort d'un seigneur : Senghor l'universel», Le Nouvel Observateur (France), 27 décembre 2001 au 2 janvier 2002, p. 26-27.

    «...Peu familier des choses de l'économie, souvent inapte à sortir son pays du sous-développement, trop exclusivement soucieux de créer chez lui des élites humanistes et de se débarrasser d'adversaires encombrants, il a eu cependant l'insigne mérite de fonder une démocratie en Afrique et celui, plus rare encore, de quitter ses fonctions de sa propre initiative pour consolider les institutions de son pays.»


    Jean-François Bouthors, «La fierté d'être soi, selon Léopold Senghor», La Croix (France), 24 décembre 2001, p. 2.

    «...La négritude, chez lui, était une force sage, celle d'un minoritaire qui s'était imposé. Noir, mais agrégé de grammaire - le premier Africain - et professeur de lettres en métropole française. Fils d'une petite ethnie du Sénégal, les Sérères, mais bientôt première figure politique de sa terre natale, dont il ferait un pays. Catholique dans un océan de musulmans, mais sans rupture avec ses racines africaines, reconnaissant au contraire dans la foi qu'avait embrassée sa famille sortant de l'animisme le lieu où son être trouvait à s'accomplir. Francophone enfin, dans un monde où l'accroissement des échanges donnait à l'anglais une place prééminente, pour ne cesser de chercher dans la langue reçue un souffle, un rythme, un verbe agissant, par lequel il s'était imposé comme un poète incontournable.»


    Jacques Dhaussy, «Léopold Sédar Senghor est mort», Le Figaro (France), 21 décembre 2001, p. 4.

    «...Heureusement, il est de ceux qui pensent que les poètes, parce qu'ils sont des visionnaires, sont qualifiés pour conduire le destin des peuples dans les périodes de mutation, quand le mouvement de l'Histoire est si rapide qu'on ne peut l'accompagner qu'en le précédant. Il sait aussi que l'objectif d'un président n'est pas tant d'accomplir des miracles que d'éviter les catastrophes. Il a tenu la barre du Sénégal (où il a notamment restauré l'enseignement des langues classiques) jusqu'en 1981. Abdou Diouf, dont il avait fait son premier ministre, allait prendre la succession qu'il lui avait préparée.»


    Albin Krebs, «Léopold Senghor Dies at 95, Senegal's Poet of Negritude», New York Times (États-Unis), 21 décembre 2001

    «...Mr. Senghor's career was studded with paradoxes. He was a Roman Catholic who led a predominantly Muslim nation, a sophisticated scholar who drew his primary support from peasants and a poet who wielded political power with great skill. Among African leaders, Mr. Senghor was the chief theoretician of négritude, or ''blackness,'' his definition for the common culture and spiritual heritage of the black peoples of Africa (...) Mr. Senghor was also an eloquent diplomat, who on the one hand deftly criticized the colonial policies of Portugal and South Africa, while on the other scolding some developing nations for what he considered their hypocrisy.»

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