Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Zedong, Mao | 1893-1976

Mao Tsé-toung

  • Né le 26 décembre 1893 à Shaoshan, en Chine
  • Chef de l'Armée populaire de Libération (1927-1949)
  • Président de la République soviétique chinoise du Jiangxi (1931-1934)
  • Nommé président de la Commission militaire révolutionnaire (1935)
  • Leader du Parti communiste chinois (8 janvier 1935-9 septembre 1976)
  • Président du gouvernement central du peuple de la République populaire de Chine (1e octobre 1949-27 septembre 1954)
  • Président de la République populaire de Chine (27 septembre 1954-27 avril 1959)
  • Décédé le 9 septembre 1976 à Beijing, en Chine


  • Lucien Bianco, «La révolution française», Le Monde (France), 10 septembre 1976, p. 4.

    «...La plupart des inquiétudes qui ont hanté Mao étaient parfaitement fondées, et il est vraisemblable que sans lui le rythme de restauration des inégalités, de progression des privilèges, de bureaucratisation du parti et du régime, etc. eut été à la fois plus rapide et plus soutenu. Ce succès modeste ne compense pas les terribles pertes (politiques et morales autant que matérielles) dues aux ébranlements maoïstes, mais sa médiocrité même témoigne de la difficulté de la tâche et de la grandeur de l'ambition autant que du caractère inadéquat de remèdes imposés d'en haut. Il y a quelque chose d'émouvant, sinon de tragique dans l'opiniâtreté d'un «Grand Guide» incapable de prendre son parti de l'usure de la ferveur et des compromis imposés par la poursuite du développement. Du révolutionnaire, Mao Tsé-toung a ressenti sa vie durant l'insatisfaction : cette fidélité à sa vocation est ce que le personnage a conservé de grand jusque dans le gâchis où il s'est finalement embourbé.»


    Jean Daniel, «Le dernier dieu», Le Nouvel Observateur (France), 13 septembre 1976, p. 20-21.

    «...Nous pouvons, en tout cas, exalter la part considérable, en vérité stupéfiante, prise par un seul homme dans la renaissance d'un État ! L'itinéraire fascinant qui va de la Longue Marche de quelques centaines de partisans à l'édification d'une superpuissance constitue une épopée digne des grands conquérants et des grands fondateurs d'ordres. Dans la nation qui rassemble un quart de la population du globe, cet itinéraire est en effet passé par le regroupement des nationalités, la disparition de la famine et des épidémies, le succès total de la lutte contre l'analphabétisme, l'accession à l'industrialisation puis à la puissance nucléaire (et cela malgré la rupture avec la technologie soviétique), l'entrée par la grande porte aux Nations unies et la création, enfin, d'un rapport de forces qui a contraint les Américains à toutes les concessions, alors qu'ils proféraient la veille toutes les menaces. Grâce au maoïsme, une révolution originale se cherche. Grâce à Mao, un État s'est retrouvé.»


    Jean Pellerin, «Sans Mao, que deviendra la Chine?», La Presse (Québec, Canada), 10 septembre 1976, p. A4.

    «...Parce qu'il connaissait bien son pays et parce qu'il a eu l'air à la fois d'en respecter les traditions, tout en en favorisant l'évolution la plus rapide, Mao apparaît désormais comme une divinité intouchable aux yeux de son peuple. Il a fait la révolution tout en sachant garder ses distances par rapport à Moscou, la Mecque traditionnelle des révolutionnaires. Il a tenu l'Ouest en respect tout en réussissant à ne pas se l'aliéner tout à fait. Il a établi une dictature rigoureuse, mais son charisme a fait qu'il eut l'air de planer au-dessus, alors que les subalternes en subissaient -et continuent d'en subir- l'odieux.»


    The Chicago Tribune (États-Unis), 10 septembre 1976

    «...China's domestic course is harder to predict -yet in large measure it will determine Mao's place in history. History can be fickle in judging a man's stature. If a moderate internal policy is pursued, the world's most populous country may at last settle down and consolidate the economic, agricultural and industrial gains made since the Communists took power. If that happens, history will probably remember Mao as a unifier and a conqueror of starvation and corruption; the millions who were trampled to death in his march to power will slip from memory. If more radical elements from the so-called Shanghai group come to the fore, China will probably continue to have internal upheavals and the ultimate outcome will be uncertain. History may then remember Mao as the bloody revolutionary rather than as the constructive leader.»

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