Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Jean-Paul II, (Karol Wojtyla) | 1920-2005

Jean Paul II, premier Pape italien depuis 400 ans
Brooklyn College History Department

  • Né le 18 mai 1920 à Wadowice, en Pologne
  • Ordination comme prêtre (1e novembre 1946)
  • Nommé évêque auxiliaire de l'archevêque de Cracovie (4 juillet 1958)
  • Nommé archevêque de Cracovie (30 décembre 1963), cardinal à partir du 28 juin 1967
  • Pape de l'Église catholique romaine (16 octobre 1978-2 avril 2005)
  • Décédé le 2 avril 2005 dans l'État de la cité du Vatican


  • François Devinat, «Jean Paul II, le pape d'un siècle», Libération (France), 2 avril 2005, p. 2 à 5.

    «...Entre thuriféraires et détracteurs, Jean Paul II n'a laissé personne indifférent. Les premiers célébreront un pape hors norme, héros prophétique d'un XXe siècle crépusculaire, qui a rendu à Rome son éclat universel. Les seconds verront au contraire la disparition du dernier héritier de l'Eglise constantinienne. Dans le brouillage des repères religieux, chavirés par la crise de foi des sociétés modernes et la montée des fondamentalismes, le pape était sans doute voué à prêcher dans un certain désert. Mais son obstination à maintenir, contre vents et marées, la cohésion de l'Eglise fondée par l'apôtre Pierre a accusé l'image d'une institution monolithique et rétrograde. En ce sens, Jean Paul II marquera de manière durable l'institution, ne serait-ce que par l'effet mécanique de la cléricature qu'il a partout renouvelée à son image.»


    Guy Sorman, «Le destin tragique d'un pape», Le Figaro (France), 4 avril 2005, p. 19.

    «...Jean-Paul II fut paradoxalement mieux récompensé par l'histoire que par la religion : il aura vu le monde presque totalement libéré de l'Antéchrist communiste. Il aura participé à cette libération. En fut-il l'auteur ? Le communisme s'est délité de l'intérieur, sans que l'intervention des Eglises ne soit décisive ; au mieux, catholiques ou orthodoxes, elles entretenaient l'espérance, ce qui n'était pas négligeable. Mais ces Eglises, en Europe centrale, jouèrent un rôle déterminant dans la préservation d'une société civile. Si bien qu'à la chute du communisme, les représentants de cette société civile furent en état d'écarter le chaos, de reconstituer un ordre nouveau, de négocier la transition vers la démocratie sans revanchisme. Sans doute, devons-nous au Pape, partiellement au moins, l'absence de guerre civile au moment du transfert de pouvoir des communistes aux démocrates : ceci est considérable.»


    Andrea Riccardi, La Croix (France), 4 avril 2005, p. 31.

    «...Jean-Paul II a voulu une Église amie des hommes. D'où ses demandes de pardon, avec une solennité particulière en 2000 : pardon pour l'esprit de croisade, pour les erreurs dans l'évangélisation de l'Amérique au XVIe siècle, pour l'Inquisition, etc. En Grèce, il s'excuse pour les violences des latins. À Banja Luka, il demande pardon pour le catholicisme allié aux crimes des oustachis croates. Son expression clé est : « Nous pardonnons et nous demandons pardon » - manifestant la mémoire de ce que l'Église, elle aussi, a souffert. Son Église ne veut pas se placer sur la défensive, mais sortir du terrain glissant de l'affrontement (même s'il sait que l'Église a des ennemis). Elle vise à l'essentiel de sa mission. Le souci de Jean-Paul II est de rencontrer les orthodoxes, pas de défendre les croisés. D'instaurer une relation nouvelle avec les juifs, non de justifier les Papes du ghetto. Bref, de présenter l'Église dans le troisième millénaire avec un visage nouveau.»


    Robert Fleury, «Le pape pèlerin», Le Soleil (Québec, Canada), 4 avril 2005, p. A14.

    «...Centralisateur, Jean Paul II ne fut pas un pape réformiste ni même progressiste, même s'il savait rassembler les jeunes et les inspirer malgré ses 80 ans passés. Homme de fer, de doctrine et de discipline, il n'était pas question pour lui de revenir sur l'ordination des femmes, le mariage des prêtres, le retour des divorcés-mariés devant la balustrade, ou même sur la contraception qui avait tant déchiré Paul VI, persistant à interdire l'usage du condom malgré les ravages du sida en Afrique.»


    The Washington Post, 3 avril 2005.

    «...He could be -and was- called conservative in matters of Catholic doctrine, in his determination to maintain such institutions as the male celibate clergy and in his strict adherence to the church's position on birth control and abortion. He provoked debate and dissent within the church with his stands in these areas, as well as opposition from outside, including from these pages, for policies that affect the temporal realm, especially in matters of population control (...) But this pope might equally well have been called liberal -even radical- in such areas as workers's rights, capital punishment, disarmament and human freedom, and in the message of hope that he carried literally across the globe. He was indisputably a visionary in seeking to lead the church out into the greater world -traveling, evangelizing and preaching the unity of mankind in places that no pope before him could have hoped to reach.»

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