Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

12 décembre 2018

Pays | Statistiques | Années | Événements | Analyses | Biographies | Vidéos | Documents | Glossaire | Notes | Valeurs | Jeux | Recherche

 Adenauer, Konrad | 1876-1967

Konrad Adenauer
Konrad Adenauer

  • Né à Cologne, en Allemagne, le 5 janvier 1876
  • Maire de Cologne (1917-1933) (1945)
  • Appointé président du Conseil d'État prusse (1921-1933)
  • Chef de l'Union démocratique chrétienne (1945-mars 1966)
  • Président du Conseil parlementaire de la République fédérale d'Allemagne (1e septembre 1948)
  • Chancelier de la République fédérale d'Allemagne (septembre 1949-octobre 1963)
  • Ministre des Affaires étrangères (15 mars 1951-8 juin 1955)
  • Réélu chancelier de la République fédérale d'Allemagne à trois reprises (1953, 1957, 1961)
  • Décédé le 19 avril 1967 à Rhöndorf, en Allemagne


  • Roland Delcour, «Le père de l'Allemagne d'après-guerre», Le Monde (France), 20 avril 1967, p. 1 et 6.

    «...Pour les Allemands moyens qui l'avaient plébiscité le 6 septembre 1953 et de nouveau en plus grand nombre encore le 15 septembre 1957, Conrad Adenauer aura été l'homme de la situation. C'est lui qui aura rendu à l'Allemagne les moyens d'une politique réellement indépendante, une souveraineté certes encore théorique, mais appuyée sur l'armée déjà la plus puissante d'Europe occidentale et sur une puissance économique qui a fait revenir la République fédérale au premier rang des grands pays industriels et commerciaux. Que feront les successeurs du chancelier Adenauer de cette puissance renaissante ? La réponse appartient précisément au devenir, ce devenir sur lequel les Russes comptent aussi pour fortifier à la longue le régime communiste d'Allemagne orientale.»


    Georges Penchenier, «Konrad Adenauer», L'Express (France), 24 au 30 avril 1967, p. 15-17.

    «...Depuis vingt ans, il incarnait aux yeux de l'opinion publique étrangère cette Allemagne nouvelle qu'il avait voulue dès 1946, qu'il avait façonnée de ses propres mains à partir de 1949 et qu'il avait remise, en 1963, à son successeur Erhard (Ludwig), paisible, riche et prospère, sans rien en elle qui rappelât le passé. Il avait fini par s'identifier à tel point à son pays que, cette année encore, si on avait demandé aux passants, en France, le nom du chef de gouvernement de Bonn, la plupart auraient répondu : «Konrad Adenauer».


    Jean-Marc Léger, «Au service de l'Allemagne et de l'Europe», Le Devoir (Québec, Canada), 20 avril 1967, p. 4.

    «...Doué d'un rare sens politique et d'un réalisme impitoyable, Adenauer a constamment mené un savant jeu d'équilibre, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, soucieux à la fois de rendre à l'Allemagne la plus grande mesure possible d'initiative et de lui assurer les alliances et les concours indispensables. On lui a reproché d'avoir freiné l'évolution des rapports Est-Ouest dans les dernières années mais c'est lui, pourtant, qui décide l'établissement de relations diplomatiques entre Bonn et Moscou. Ce qu'il redoutait dans le rapprochement américano-soviétique, c'était que l'Allemagne n'en fasse le prix, crainte qui continue de hanter le gouvernement de M. (Kurt) Kiesinger. Équilibre entre la participation aux alliances, équilibre plus tard entre Paris et Washington.»


    Sans auteur, «An Imperishable Place : West Germany», Time Magazine (édition canadienne), 28 avril 1967, p. 30 et 32.

    «...As the architect and first Chancellor of West Germany, Adenauer singlehanded led his nation from the ruins of that hideous heritage to a respected and prosperous place among Western nations. He saw that the way to save Germany from itself was to forge strong ties with the U.S., to end the ancient animosity between Germany and France and to so tie Germany to a larger united Europe that it could never again turn to its dark past. He understood the German character and the nation's need in the dire days after the war for an authoritarian father figure, which he provided (...) For the next 14 years, even when at times he did not possess an absolute majority, he ruled with an iron patriarchal hand, guided by a deep Christian faith, a humanist's conviction in the rightness of democratic ways and a shrewd political gift for manipulating men.»

    Liens internes

    Les objectifs de Perspective monde
    Son équipe au fil des ans
    Les sources et les mises à jour
    Récupérer des éléments de Perspective monde

    Pour en savoir plus

    Pour nous écrire un commentaire
    Pour visionner la vidéo d'introduction
    Bilan du siècle, sur le Québec contemporain
    Dimension, sur le langage statistique R

    Liens externes

    Observatoire des politiques publiques
    Observatoire des Amériques
    Politique appliquée.tv
    Cahiers de recherche

    Directeur: Jean-Herman Guay, Ph.D. Tous droits réservés © Perspective monde Version 6.7.2016