Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Rabin, Yitzhak | 1922-1995

Yitzhak Rabin

  • Né le 1e mars 1922 à Jérusalem
  • Ministre du Travail (10 mars 1974-3 juin 1974)
  • Premier ministre d'Israël (3 juin 1974-20 juin 1977)
  • Ministre des Communications (3 juin 1974-20 mars 1975)
  • Ministre de la Défense (13 septembre 1984-15 mars 1990)
  • Premier ministre d'Israël (13 juillet 1992-31 décembre 1992)
  • Ministre de la Défense (13 juillet 1992-4 novembre 1995)
  • Ministre des Affaires de Jérusalem (13 juillet 1992-31 décembre 1992)
  • Ministre du Travail (13 juillet 1992-31 décembre 1992)
  • Ministre de l'Éducation et de la Culture (13 juillet 1992-7 juin 1993)
  • Ministre de la Santé (13 juillet 1922-1e juin 1994)
  • Ministre des Affaires religieuses (13 juillet 1992-27 février 1995)
  • Ministre de l'Intérieur (14 septembre 1993-27 février 1995)
  • Décédé le 4 novembre 1995 à Tel Aviv, en Israël


  • Raphaël Mergui, «Le dernier monstre sacré du sionisme», Jeune Afrique (France), 9 au 15 novembre 1995.

    «...Itzhak Rabin était à coup sûr un homme paradoxal. Il ne correspondait en rien à l'image si complaisamment répandue après son assassinat d'un Sadate ou d'un de Gaulle, guerriers convertis sur le tard, par pragmatisme, à la paix. Pur produit, s'il en est, du sionisme des pères fondateurs, Rabin était un mélange de brutalité cynique et d'idéalisme. Il n'avait pas été successivement soldat puis pacifiste. Il avait été simultanément, et dès son adolescence, l'un et l'autre à la fois. Voilà pourquoi il était l'homme politique le mieux qualifié pour faire la paix avec les Palestiniens. Le soldat qui voulait « briser les os » des jeunes lanceurs de pierres cohabitait avec le socialiste prêt à leur reconnaître des droits nationaux. La paix, selon Rabin, devait se faire dans l'ordre et en position de force.»


    Mohammed Heikal, «Comme Sadate...», cité dans L'Express (France), 9 novembre 1995, p. 15.

    «...On en fait aujourd'hui un martyr de la paix. Mais il était d'abord un brillant militaire et un fin stratège. En 1948, j'étais correspondant de presse à Jérusalem-Est. À l'époque, il avait compris que l'important était non seulement de remporter une bataille, mais aussi de gagner le maximum de territoires en expulsant les Palestiniens. Quarante ans plus tard, avec l'Intifada, il a réalisé qu'Israël devait laisser aux Palestiniens la gestion de leur propre destin. Rabin avait la confiance de l'armée. Et celle de la population, qui lui savait gré d'avoir bien en main la sécurité du pays. Avec lui disparaît la génération des bâtisseurs de l'État d'Israël. Ne reste plus que Shimon Peres, un homme efficace et clairvoyant, mais qui ne jouit pas d'un tel capital de confiance. Une nouvelle génération d'hommes d'État doit émerger. Elle est encore inconnue.»


    François Brousseau, «Un sacrifice pour la paix», Le Devoir (Québec, Canada), 6 novembre 1995, p. A1.

    «...Au bout d'un long processus, il en était venu à la conclusion que la paix avec les Palestiniens -et avec tout le monde arabe environnant- était désormais pour Israël une nécessité vitale. Une affaire de sécurité, d'intérêt...autant sinon plus qu'une affaire morale (...) Un peu comme il y a 17 ans en Italie, lorsqu'Aldo Moro fut enlevé et assassiné par les Brigades rouges, c'est un conservateur qui paie, de sa vie, son courage pour avoir cherché une solution au centre. C'est un militaire, un «dur» à qui on ne pardonne pas d'avoir renié, en partie, ses méthodes de jadis, et d'avoir embrassé la colombe de la paix. Un homme qui, au soir de sa vie -comme Moro avec les communistes, ou comme l'Égyptien Sadate avec l'État d'Israël en 1979- tend un beau matin, le rameau d'olivier à l'ennemi éternel...et subit la punition suprême pour son geste sacrilège.»


    Kevin Fedarko, «Man of Israel», Time (États-Unis), 13 novembre 1995, p. 29-31.

    «...For Israelis of Yitzhak Rabin's generation, perhaps the single most valued quality an individual can have is summed up by the word dugri. The concept is quintessentially Israeli even though the term itself, somewhat ironically, comes from Arabic. It refers to a manner of behavior that is simple, direct, honest. It conveys the idea of placing substance before style, of stripping away layers of subterfuge, of making no attempt at pretense or deception. More than anything else, Yitzhak Rabin's life can be seen as an object lesson in dugri. When Rabin spoke, whether he was being cold or sentimental, he said what he meant (...) During his lifetime, Yitzhak Rabin stood at the very center of nearly every major event in his nation's history. For that reason his own story, to a large extent, mirrors that of Israel itself.»

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