Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 King, William Lyon Mackenzie | 1874-1950

William Lyon Mackenzie King

  • Né le 17 décembre 1874 à Kitchener (Berlin), au Canada
  • Chef du Parti libéral du Canada (7 août 1919-15 novembre 1948)
  • Ministre du Travail (2 juin 1909-6 octobre 1911)
  • Secrétaire d'État aux Affaires extérieures (29 décembre 1921-28 juin 1926, 25 septembre 1926-7 août 1930, 23 octobre 1935-3 septembre 1946)
  • Premier ministre du Canada (29 décembre 1921-28 juin 1926, 25 septembre 1926-6 août 1930, 23 octobre 1935-15 novembre 1948)
  • Décédé le 22 juillet 1950 à Chelsea, au Canada


  • Sans auteur, «Un grand Canadien disparaît», La Patrie (Québec, Canada), 24 juillet 1950, p. 8.

    «...L'oeuvre politique de Mackenzie King ne trouve toutefois pas sa seule ni sa principale illustration dans le rôle international du Canada : cette oeuvre n'a pas été moins féconde dans la politique intérieure canadienne. Le Canada doit à Mackenzie King d'avoir conquis sa souveraineté politique par un processus que monsieur King ne cessa de stimuler et dont la lenteur dépendit moins de lui que du sentiment traditionaliste de notre population d'origine britannique, que l'ancien premier-ministre (sic), avec un remarquable esprit de compromis, sut respecter tout en l'orientant vers l'émancipation. Et c'est ainsi que s'accomplit l'idéal qui inspira toute l'action politique de l'homme d'État défunt : celui de l'indépendance du Canada dans la consolidation de l'unité nationale et de l'harmonie entre les deux grands groupes ethniques de notre population. C'est comme artisan de cette unité que Mackenzie King mérite surtout de vivre dans la mémoire des Canadiens.»


    Sans auteur, «Deuil national pour notre pays éprouvé par l'univers», Le Canada (Québec, Canada), 24 juillet 1950, p. 4.

    «...En politique étrangère, M. King a réalisé le grand rêve d'autonomie de tous les Canadiens de bonne volonté, sans rompre nos liens avec le Commonwealth britannique, en faisant le plus habile et le plus loyal usage du compromis entre l'Angleterre et les États-Unis. La guerre n'a rien changé à sa ligne de conduite; il a navigué à travers les écueils comme un pilote prudent qu'aucune tempête ne pouvait désemparer. Au lendemain des hostilités, ses propositions en politique internationale, en partie ses suggestions sur l'abandon par tous les peuples d'une partie de leur souveraineté nationale au profit de l'Organisation des Nations unies, furent citées comme les vraies formules de salut pour le maintien de la paix. Il s'est montré tout à la fois grand constructeur social, grand organisateur de guerre et grand chef d'État pacifique.»


    Pierre Vigeant, «W.L. Mackenzie King», Le Devoir (Québec, Canada), 24 juillet 1950, p. 4.

    «...Lorsqu'il a recueilli la succession de Laurier, les vétérans du parti libéral éprouvaient de l'inquiétude à la pensée qu'ils devraient aller à la bataille sous le commandement de ce jeune intellectuel apparemment naïf. L'homme de cabinet s'est révélé plus roué que tous les politiciens vieillis sous le harnais. Au bout de quelques années, il avait si souvent roulé ses adversaires, il s'était dégagé de tant de mauvais pas que l'on en était venu à scruter chacun de ses mouvements pour tenter de découvrir le piège ou le stratagème qu'il pouvait préparer. Mackenzie King a obtenu tous ses succès électoraux avec des moyens en apparence bien ordinaires. Il n'avait pas le charme irrésistible de Laurier ni la personnalité haute en couleur de Macdonald. D'apparence physique absolument quelconque, il prononçait généralement des discours plutôt diffus et ennuyeux (...) Son habileté unique était toute faite de calcul et de la connaissance des hommes qu'il ne fréquentait pourtant pas.»


    Frank H. Underhill, «Concerning Mr. King», The Canadian Forum (Canada), septembre 1950, p. 122.

    «...The commonest criticism of Mr. King was that he never gave a definite lead in any direction or committed himself in advance to anything concrete and tangible. In domestic affairs it would be tiresome to marshal again all the cases which support this charge. But we can afford to admit now that there is more to be said in his defence than we thought there was in the three decades of the twenties, thirties and forties. For we are not a homogeneous or united people in Canada; and only a very cautious leadership will avoid splitting us into bitterly contending groups -racial, religious, geographic, or economic. The successful national leader will always have to feel his way slowly, and will always be acutely conscious that his main task is to carry as many groups as possible along with him, to keep them moving in the same direction at about the same pace without too much strife and division. Mr. King for twenty-five years was the leader who divided us least. Perhaps this is as much as we shall ever be able to say, for a long time to come, about Canadian unity.»

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