Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

Pays | Statistiques | Années | Événements | Analyses | Biographies | Vidéos | Documents | Glossaire | Notes | Valeurs | Jeux | Recherche

 Gandhi, Indira | 1917-1984

Indira Gandhi

  • Née le 19 novembre 1917 à Allahabad, dans les Indes britanniques
  • Présidente du Congrès national indien (1959-1959, 1978-1984)
  • Ministre de l'Information et de la Communication (1964-1966)
  • Première ministre de l'Inde (24 janvier 1966-24 mars 1977, 15 janvier 1980-31 octobre 1984)
  • Ministre des Affaires étrangères (22 août 1967-14 mars 1969, 9 mars 1984-31 octobre 1984)
  • Ministre des Finances (26 juin 1970-29 avril 1971)
  • Décédée le 31 octobre 1984 à New Delhi, en Inde


  • Salil Sarkhar, «Inde : haute tension», Afrique-Asie (France), 19 novembre 1984, p. 56-57.

    «...Indira Gandhi sera regrettée par les leaders du monde. Les grandes puissances apprécient sa présence ferme à la tête d'une Inde gigantesque et complexe. Certes, elle penche plutôt vers Moscou, d'ailleurs depuis une période antérieure à la signature du traité d'amitié indo-soviétique de 1971. Pourtant, le secrétaire d'État américain Henry Kissinger dira, en octobre 1974, que les rapports conflictuels entre Washington et New Delhi ne sont que des « querelles familiales ». C'est cet équilibre qui permet à l'Inde de s'imposer comme puissance régionale, de dialoguer avec la Chine, et d'afficher des positions progressistes au sein du tiers monde. Fervente partisane du nouvel ordre économique international, Indira Gandhi fait preuve d'un activisme soutenu dans les conférences internationales. L'an dernier, elle est nommée présidente du Mouvement des non-alignés et se lance dans la promotion de la coopération Sud-Sud - pas en avant significatif, mais qui conforte également la supériorité économique et technologique de l'Inde dans le tiers monde.»


    Emmanuelle Ortoli, Indira Gandhi ou la démocratie dynastique, Paris, Flammarion, 1985, pp. 253-254.

    «...Pendant longtemps, Indira Gandhi a semblé hésitante sur la voie qu'elle devait suivre. Que devait-elle choisir parmi ses différents dharmas ? Son devoir de fille, celui de mère, celui d'épouse, celui de personnage politique ? (...) Il fallut des années à Indira Gandhi pour résoudre ce conflit et elle a toujours gardé une certaine distance par rapport au pouvoir : «Jamais je n'associerai la notion de pouvoir et d'accomplissement personnel.» Elle s'est pourtant battue pour le conquérir et l'exercer, parfois de façon impitoyable. Elle en assumait pleinement toutes les charges, épluchant chaque dossier, cumulant les ministères -comme son père - , recevant les hommes politiques, les chefs d'État et l'immense foule de ceux qui constituaient « son » peuple, exerçant son charme indéniable sur tous ceux qui la rencontraient. C'est sans doute, plus que son éducation princière et ses capacités exceptionnelles de chef d'État, son sens du devoir envers les autres qui l'a poussée à accepter le poste de Premier ministre de l'Inde...»


    Guy Cormier, «L'assassinat d'Indira Gandhi», La Presse (Québec, Canada), 1e novembre 1994, p. A6.

    «...C'était un plaisir de la voir et l'entendre, parce qu'elle rayonnait d'intelligence. En outre, le poids énorme de son pays, qu'elle faisait jouer le plus souvent possible en faveur de la modération et à l'opposé des extrêmes des deux grands blocs, offrait une image rassurante (...) Si l'influence personnelle d'Indira Gandhi sur la scène internationale a été indiscutable, il s'en faut de beaucoup que son action ait suscité un enthousiasme unanime à l'intérieur même de l'Inde. Pour dire les choses crûment, le premier ministre donnait l'impression depuis l'été dernier de paniquer devant les craquements de cette fragile construction qu'est l'Inde contemporaine (...) Si Mme Gandhi a perdu un pari, c'est peut-être la démocratie elle-même qui a perdu un pari. Malgré les bavures qui ont jalonné sa longue carrière politique, la disparue était fondamentalement démocrate dans un pays beaucoup plus violent qu'on ne le pense généralement.»


    Angus Deming, «The Gandhi Legacy», Newsweek (États-Unis), 12 novembre 1984, p. 59-60.

    «...She was a Kashmiri Brahmin, the daughter of Jawaharlal Nehru -India's illustrious first prime minister- and, through marriage, she bore the magic name of Gandhi. She was born to power, and in the course of nearly two decades she sometimes used it wisely -and sometimes misused it. She held together a vast and teeming nation of 750 million people of differing races, languages and creeds. But in her worst excess of misrule, she nearly snuffed out India's democracy. To the impoverished masses she was « Mataji » -revered mother. To her political opponents, she was a ruthless autocrat bent on perpetuating a family dynasty. None denied that she totally dominated her country. Her most famous campaign slogan reduced her unique charisma to a simple equation : « Indira is India, India is Indira.»»

    Liens internes

    Les objectifs de Perspective monde
    Son équipe au fil des ans
    Les sources et les mises à jour
    Récupérer des éléments de Perspective monde

    Pour en savoir plus

    Pour nous écrire un commentaire
    Pour visionner la vidéo d'introduction
    Bilan du siècle, sur le Québec contemporain
    Dimension, sur le langage statistique R

    Liens externes

    Observatoire des politiques publiques
    Observatoire des Amériques
    Politique appliquée.tv
    Cahiers de recherche

    Directeur: Jean-Herman Guay, Ph.D. Tous droits réservés © Perspective monde Version 6.7.2016