Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Eisenhower, Dwight | 1890-1969

Eisenhower discutant la crise du Canal de Suez avec M. Dulles
National Archives and Records Administration (Etats-Unis)

  • Né le 14 octobre 1890 à Denison, aux États-Unis
  • Commandant en chef des forces américaines en Europe (juin 1942)
  • Commandant suprême des Forces alliées en Europe (OTAN) (2 avril 1951-30 mai 1952)
  • Président des États-Unis (20 janvier 1953-20 janvier 1957, 20 janvier 1957-20 janvier 1961)
  • Décédé le 28 mars 1969 à Washington, aux États-Unis


  • Claude Julien, «Un homme d'état sincère», Le Monde (France), 30-31 mars 1969, p. 3.

    «...«Nous ferons au moins la moitié du chemin pour rechercher la paix avec l'U.R.S.S.», avait-il affirmé trois mois après son entrée à la Maison Blanche. Le même souci le guidait lorsqu'en décembre 1953 il lança son projet de pool international pour l'utilisation pacifique de l'énergie atomique. De même que MacArthur, devant le monument élevé à sa gloire militaire, demandait la mise hors la loi de la guerre, le général investi malgré lui des plus hautes responsabilités politiques n'a cessé de proclamer sa volonté de garder l'humanité dans des voies où elle pourrait construire au lieu de détruire. Ses convictions n'étaient certes pas exemptes de quelque naïveté; mais leur sincérité, éclatant à chaque phrase, ne pouvait être mise en doute, et ses interlocuteurs soviétiques, à Genève, voulurent bien la reconnaître. D'autant qu'Eisenhower avait su, peu à peu, imposer cette sincérité à ses plus proches collaborateurs. Parce que militaire prestigieux, «Ike» a pu conduire l'Amérique vers une politique de conciliation sans prêter le flanc aux reproches des défaitistes.»


    Dominique Cexus, «Eisenhower», Esprit (France), mai 1969, p. 932-933.

    «...La carrière politique de l'homme ? Il faut, certes, mentionner cette consécration; mais sans s'y attarder et comme à regret, de peur d'émousser l'enthousiasme de gens en vérité plus sensibles à la gloire militaire qu'à l'énoncé de ses excès, maladresses et hésitations, trop politiques pour qu'on puisse les aimer (...) D'ailleurs, cette carrière politique, appendice de gloire, fut, certes méritée, mais non point recherchée; c'est « comme malgré lui » qu'Eisenhower fut « appelé » aux responsabilités suprêmes, et l'auréole de la modestie vient encore ajouter à son éclat. Au contraire, sa carrière militaire fait corps avec lui; elle ne fut point fardeau, mais choix. Le grand homme tolère le discutable - mais ne fait qu'un avec l'Aimable.»


    Claude Ryan, «Un grand et bon serviteur de la paix», Le Devoir (Québec, Canada), 31 mars 1969, p. 4.

    «...Sur le plan intérieur, la présidence d'Eisenhower ne devait cependant être ni très efficace, ni très vigoureuse. Frappé à trois reprises par des maladies graves, le président fut enclin à laisser les choses suivre leur cours naturel, se montrant trop disposé à faire confiance à des collaborateurs dans des domaines où on attendait de lui-même un leadership vigoureux, et surtout se révélant trop facilement enclin à les réciter sans les nuancer les slogans classiques de «l'américanisme» le plus traditionnel. Eisenhower traversa ces huit années sans que sa popularité soit ternie. Comme chef de gouvernement, il se montra malheureusement plus porté à suivre le cours des événements qu'à prévoir et à infléchir la marche de l'histoire (...) Son rôle historique fut de promouvoir l'entrée de l'Amérique dans son rôle nouveau de puissance mondiale, tout en incarnant de façon exemplaire les plus attachantes des vertus traditionnelles de son peuple. Dans ce rôle, il n'a pas d'égal.»


    Sans auteur, «A Soldier to the Last», Newsweek (États-Unis), 7 avril 1969, p. 22.

    «...Most U.S. Presidents are remembered as much by their own, personal hallmarks as by any specific act or achievement, and the nature of that hallmark has often provided a special kind of insight into the man (...) Now Dwight David Eisenhower is dead, and it is one measure of the amiable old soldier-President that his own stamp was uniquely personal : the old Ike smile -that warm, irresistibly infectious grin, as broad as a Kansas prairie, that seemed able to charm and inspire just about everyone-from invasion-bound World War II GI's to the cheering multitudes of India.The magic of the Eisenhower smile (...) lay in the way it communicated instant candor, forthrightness and sincerity; it did not mask the man -it revealed him. It is probably not too much to say that it was this -his truly astonishing ingenuousness- that so baffled his most ardent supporters and his most vehement critics alike. To many he seemed almost totally incapable of guile.»

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