Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Il-sung, Kim | 1912-1994

Kim Il-Sung

  • Né le 15 avril 1912 à Mangyondae, en Corée
  • Secrétaire général du Parti des ouvriers coréens (3 septembre 1948-8 juillet 1994)
  • Président de la République démocratique populaire de Corée (28 juillet 1972-8 juillet 1994)
  • Premier ministre (9 septembre 1948-28 décembre 1972)
  • Décédé le 8 juillet 1994 à Pyongyang, en Corée du Nord


  • Bruno Birolli, «L'héritage empoisonné de Kim Il-sung», Le Nouvel Observateur (France), 14 au 20 juillet 1994, p. 39.

    «...L'annonce de la mort de Kim Il-sung, emporté dans la nuit de jeudi à vendredi par une crise cardiaque, a plongé la Corée dans la consternation. Au nord du 38e parallèle, l'émotion a tourné à l'hystérie collective : soldats en larmes qui se frappent la tête de chagrin contre le sol, femmes terrassées par le chagrin...L'émotion s'est exprimée différemment au Sud : les milieux dirigeants se sont immédiatement réunis pour d'interminables sessions. Séoul accusait Kim Il-sung d'être «imprévisible». L'émule coréen de Staline a confirmé une ultime fois sa réputation : il quitte la scène à quelques jours du voyage que le président de Corée du Sud, Kim Young Sam, devait faire à Pyonyang. Le « sommet des deux Kim » -la première rencontre à ce niveau- devait marquer le début d'un rapprochement entre les deux États qui sont séparés par la zone démilitarisée le long du 38e parallèle où, depuis la fin de la guerre de Corée en 1953, se font face 37 000 Gi's, 600 000 soldats sud-coréens et un million de troupes communistes.»


    Robert Guillain et Patrice De Beer, «Kim Il-sung : un demi-siècle de pouvoir sans partage», Le Monde (France), 11 juillet 1994, p. 4.

    «...Son règne devenait de plus en plus anachronique, symbole de l'inanité de toute autarcie. Diplomatiquement et économiquement aux abois, discrédité et isolé, il ne trouva qu'un appui incertain auprès d'un régime chinois ostracisé après le massacre de la place Tiananmen en 1989. Ce désastre, couplé aux pressions d'une Chine demeurée son dernier bailleur, incita Kim à accepter la main tendue, non sans arrière-pensées, par le Sud-Coréen Roh Tae-woo (...) En octobre (1990), Kim accepta un «sommet» -et la normalisation avec le Japon. Cette fois, celui qui acceptait le dialogue était un homme usé, dûment averti par Pékin de ne pas relancer une aventure sans espoir. Dernier des communistes staliniens, Kim aura fait durer la guerre froide dans la péninsule jusqu'en 1990, survécu à Staline de trente-sept ans et à Mao de quatorze. Il est douteux, en revanche, qu'il ait fondé une dynastie communiste durable.»


    Frédéric Wagnière, «Le Bébé Doc de Pyongyang», La Presse, (Québec, Canada), 12 juillet 1994, p. B2.

    «...Le président Kim Il Sung de la Corée du Nord avait préparé sa mort et sa succession depuis longtemps. Son fils, Kim Jong Il, lui succédera à la tête de la seule monarchie marxiste-léniniste héréditaire au monde. Le fondateur de la Corée du Nord a ainsi voulu épargner tout flottement et toute incertitude politique à sa mort, en plus de veiller sur les intérêts de sa famille. De flottement, il n'y en a pas encore, mais l'incertitude est à son comble. Tout le monde se demande si Kim Jong Il pourra tenir les rênes du pouvoir maintenant que son père n'est plus là pour le faire respecter (...) Les chances sont minces que le règne de Kim Jong Il soit aussi long et aussi solide que celui de son père. Le monde a trop changé pour qu'un pays mal géré, dictatorial et obscurantiste comme la Corée du Nord puisse y avoir de l'influence.»


    The Boston Globe (États-Unis), 11 juillet 1994.

    «...North Korea without its « Great Leader », Kim Il Sung, has become a new kind of enigma - but an enigma, nevertheless. The irony of his departure on the eve of negociations with the United States over clandestine nuclear projects, and of an unprecedented summit meeting with South Korea, fits into a long pattern of puzzling developments from the most isolated of all countries. As the longest participant, 46 years, in a Cold War that never ended for him, Kim molded his country into one bearing the huge costs of perpetual confrontation. These costs have evidently been borne stoically by a population kept in line through repression, deprived of anything resembling the economic strides of a vibrant South Korea. »

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