Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Mitterrand, François | 1916-1996

François Mitterrand

  • Né le 26 octobre 1916 à Jarnac, en France
  • Député de la Nièvre (1946-1958, 1962-1981)
  • Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (22 janvier au 22 octobre 1947, 24 novembre 1947-26 juillet 1948)
  • Secrétaire d'État à la Présidence du Conseil chargé de l'information (26 juillet au 5 septembre 1948)
  • Secrétaire d'État à la Vice-présidence du Conseil (5 au 11 septembre 1948)
  • Secrétaire d'État à la Présidence du Conseil (11 septembre 1948 au 28 octobre 1949)
  • Ministre de la France d'Outre-Mer (12 juillet 1950-11 août 1951)
  • Ministre d'État (20 janvier au 8 mars 1952)
  • Ministre délégué au Conseil de l'Europe (28 juin au 4 septembre 1953)
  • Ministre de l'Intérieur (19 juin 1954-23 février 1955)
  • Ministre d'État chargé de la Justice (1e février 1956-13 juin 1957)
  • Maire de Château-Chinon (1959-1981)
  • Sénateur de la Nièvre (1959-1962)
  • Président de la Fédération de la Gauche démocrate et socialiste (1965-1968)
  • Candidat défait à l'élection présidentielle (19 décembre 1965)
  • Premier secrétaire du Parti socialiste (juin 1971-1981)
  • Candidat défait à l'élection présidentielle (19 mai 1974)
  • Président de la République française (21 mai 1981-20 mai 1988, 21 mai 1988-17 mai 1995)
  • Décédé le 8 janvier 1996 à Paris


  • Éric Dupin, «Tous comptes faits», Libération (France), 9 janvier 1996, p. 20.

    «...Avoir des idées justes ne saurait cependant être gage de succès. Encore faut-il être assez tenace pour les faire triompher. A cet égard, le rapport au temps de Mitterrand, à la fois serein et têtu, est devenu presque légendaire. L'ancien président renonçait rarement à ses objectifs, mais il savait attendre le moment opportun pour les atteindre. Si la politique est un art d'exécution, Mitterrand en fut un maître, que devront étudier avec dévotion les générations futures. Si la politique est guidée par des prétentions plus conceptuelles, l'enseignement mitterrandien se révèle moins éclairant. Paradoxalement, l'homme qui incarna la gauche française pendant plus d'un quart de siècle ne croyait guère que l'action publique puisse changer la société, et encore moins les hommes. Son cynisme philosophique, si souvent pointé par ses adversaires, n'était que la conséquence logique d'un radical pessimisme sur la nature humaine et sur les jeux politiques. Mitterrand n'a jamais nourri de grandes illusions sur ces comédies-là.»


    Bruno Frappat, «Décès de François Mitterrand», La Croix (France), 9 janvier 1996, p. 1.

    «...L'heure viendra très vite des bilans du président. On assistera bien assez tôt à l'évaluation des mérites et des échecs, des zones d'ombre et des lumières. On disputera pour savoir s'il servit bien son pays ou s'il fut surtout maître de l'esquive, plus rhéteur qu'acteur de progrès, plus diviseur que rassembleur, homme de gauche ou homme de droite, ou ni l'un ni l'autre... Le moment étrange que vit la France avec cette mort soudaine - elles le sont toutes, même les plus attendues - est celle de la deuxième étape d'un effacement, la première datant de juin. Dans la galerie des ancêtres de la République François Mitterrand va maintenant prendre sa place avec son halo de mystère, après de de Gaulle, qu'il combattit obstinément mais dont tout le monde, ou presque, aujourd'hui se réclame. Après Pompidou, qui mourut à la tâche et ne voulait pas que cela se voie. Après les glorieux et les oubliés, au rang exact que lui assignera l'Histoire, grand tribunal des époques abolies.»


    Raymond Giroux, «Mitterrand, la réussite par l'ambiguïté», Le Soleil (Québec, Canada), 9 janvier 1996, p. B6.

    «...La France et le monde entier rendent hommage depuis hier à l'ancien président François Mitterrand. Ce ne sera insulter personne que d'attribuer ce choeur de louanges -outre les mérites incontestables de l'homme- en partie à l'ambiguïté du personnage qui a su cultiver les contradictions de son histoire personnelle et se conformer, le moment voulu aux réalités politiques et économiques. Né et éduqué à droite, il vivra à gauche. Politicien batailleur et partisan, il se révélera en fin de course un président au-dessus de la mêlée. Adversaire idéologique de tout autoritarisme, il jouira comme pas un de son rôle présidentiel. Antigaulliste, il sera le plus gaullien des présidents de cette Ve république qu'il vouait aux gémonies avant d'en prendre la tête.»


    Tom Sancton, «Adieu Mitterrand», Time Magazine (États-Unis), 22 janvier 1996, p. 13-15.

    «...On many levels, Mitterrand left behind a mixed legacy that will fascinate and confound historians. A provincial youth with far-right leanings, he rode to power as a Socialist -and then reconciled the nation with capitalism. A visionary builder of European integration, he was caught unprepared by the collapse of the Soviet bloc. A defender of the working class, he presided over a doubling of unemployment levels, a widening gap between rich and poor and a rising tide of corruption scandals -some of them involving his friends and allies. A champion of the French left, he ultimately marginalized the Communists and plunged the Socialists into disarray. Yet Mitterrand was constant in some things : he had a commitment to social justice, a fierce loyalty to friends and, most of all, and unshakable belief in his own destiny.»

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