Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

16 août 2017

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 Eltsine, Boris | 1931-2007

Boris Eltsine

  • Né le 1e février 1931 à Boutka, en Union soviétique
  • Président du Soviet suprême de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (29 mai 1990-25 décembre 1991)
  • Premier ministre de Russie (6 novembre 1991-15 juin 1992)
  • Président de Russie (10 juillet 1991-31 décembre 1999)
  • Décédé le 23 avril 2007 à Moscou, en Russie


  • Hélène Despic-Popovic, «Eltsine, le tombeur du communisme disparaît», Libération (France), 24 avril 2007, p. 16-17.

    «...L'histoire retiendra d'Eltsine décédé hier qu'il a accéléré la chute du communisme et l'explosion de l'Union soviétique, sans toutefois faire de son pays une véritable démocratie. L'image qui marque le plus les mémoires est sans nul doute celle où juché sur un char, en août 1991, il fait échec à un putsch qui veut restaurer le communisme pur et dur. On oublie plus facilement que, deux ans plus tard, c'est lui qui envoie les chars contre un Parlement insurgé qui ne veut pas d'un président aux pleins pouvoirs (...) Porté au Kremlin par les démocrates et les libéraux, Eltsine endosse rapidement les habits de «tsar». Sa conception reste autoritaire : «Il faut qu'il y ait dans le pays quelqu'un qui commande», écrit-il dans ses Mémoires pour expliquer l'anarchie dans laquelle semble s'enfoncer le pays dès les premières années de son règne. La situation économique est alors catastrophique ; la «thérapie de choc» n'a aucun autre effet que d'appauvrir la majorité de la population, tandis que les «nouveaux Russes» accaparent les richesses et que le crime organisé et la corruption sont omniprésents.»


    Alain Guillemoles et Jean-François Bouthors, «Boris Eltsine, l'homme qui a précipité la fin de l'URSS», La Croix (France), 24 avril 2007

    «...Sans doute, son choix de la démocratie se nourrit-il d'un désir terrible de revanche contre l'appareil qui l'a meurtri. Boris Eltsine est avant tout habité par un formidable appétit de pouvoir. Mais ce désir de s'élever façonne alors un destin : Boris Eltsine se voit bientôt en fossoyeur du communisme et du Parti. En héraut de la démocratie et du marché libre (...) Avec la disparition de Boris Eltsine, la Russie perd le principal artisan de la fin de l'Union soviétique et du pouvoir d'un parti unique en Russie. Ces bouleversements, toutefois, furent opérés au prix de la désagrégation de l'État, de l'apparition d'une nouvelle pauvreté et de la montée de la corruption. Au prix, aussi, d'un net recul d'influence de son pays sur l'échiquier international. Toute l'ambition de son successeur, Vladimir Poutine, qui le remplace à partir du 31 décembre 1999, sera alors de restaurer le prestige et l'autorité d'une Russie en dérive.»


    Laura-Julie Perreault, «Requiem pour le grand ours politique de la Russie», La Presse (Québec, Canada), 24 avril 2007, p. A20.

    «...Cette image de démocrate en a cependant pris pour son rhume quand Boris Eltsine a ordonné un assaut meurtrier sur le parlement russe en 1993, dans l'espoir d'en déloger ses opposants. Elle a continué de s'effriter quand l'ex-président a déclenché les première et deuxième guerres de Tchétchénie pour tenir tête aux séparatistes de la petite république du Caucase. Si le bilan politique d'Eltsine est mitigé, son bilan économique, lui, a fait surtout des mécontents. La «thérapie de choc» qu'il a imposée au pays pour établir une économie de marché a plongé plus de 50 % de la population dans la pauvreté. Au même moment, il aidait des oligarques à faire main basse sur les ressources du pays. L'hommage que rendra le Kremlin à Boris Eltsine demain semble refléter les sentiments partagés de la population et du pouvoir russe à l'égard de l'ancien chef d'État. M. Eltsine aura droit à des funérailles nationales et à une journée de deuil national, mais il reposera au cimetière moscovite de Novodivitchi. Nikita Khrouchtchev est le seul autre leader russe du dernier siècle à avoir connu ce sort, ces successeurs ne l'ayant pas jugé digne de reposer dans le mur du Kremlin aux côtés de Lénine, Staline et de tous les autres.»


    Chicago Tribune (États-Unis), 24 avril 2007.

    «...Still, Yeltsin was a Russian leader the West could deal with, a man whose favor grew with distance from Moscow. Even as his own people struggled with galloping inflation, a health crisis that saw the population drop by some 2 million and a sense that, in the new Russia, the rich would get richer and richer, he was warmly received by Western leaders who saw in him a bulwark against any return to communism. History is full of transitional figures, and Yeltsin's legacy may be as the man who bridged a dangerous gap between the fragmenting totalitarian past and a wild, uncontrolled future. By the time he stepped down as the millenium was ending, an old Russian historical force, the longing for the stability of authoritarianism in troubled times, was palpable.»

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