Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

11 décembre 2018

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 Bhutto, Benazir | 1953-2007

Benazir Bhutto

  • Née le 21 juin 1953 à Karachi, au Pakistan
  • Première ministre du Pakistan (2 décembre 1988-6 août 1990, 19 octobre 1993-5 novembre 1996)
  • Décédée le 27 décembre 2007 à Rawalpindi, au Pakistan


  • Célia Mercier, «La dynastie Bhutto marquée par la fatalité», Libération (France), 28 décembre 2007, p. 3.

    «...Le parti créé par son père, le Parti du peuple pakistanais (PPP), d'inspiration socialiste, disposait toujours d'un soutien populaire exceptionnel et d'une implantation dans tout le pays. Qualifiée d'arrogante et d'autoritaire par certains de ses proches, adulée par ses partisans les plus humbles qui lui vouaient un véritable culte de la personnalité, elle (Benazir) s'était déclarée dirigeante à vie du PPP. Avant son retour au pays, elle avait négocié un pacte de partage du pouvoir avec le général-président. Pour donner des gages à ses protecteurs américains, Benazir Bhutto avait même déclaré imprudemment qu'elle autoriserait les frappes sur les sanctuaires d'Al-Qaeda en territoire pakistanais et qu'elle leur donnerait des informations concernant le docteur Khan, le père de la bombe atomique pakistanaise. Elle n'en a pas eu le temps.»


    Agnès Rotivel, «Le parcours unique d'une dame de fer», La Croix (France), 28 décembre 2007, p. 3.

    «...Benazir Bhutto comptait sur sa popularité qu'elle espérait intacte, et sur celle de sa famille. Le nom de Bhutto est encore une référence au Pakistan. Les analystes s'accordaient à dire qu'« on adore ou on déteste Benazir ». Espoir du pays, ou incarnation de la corruption et du féodalisme, c'est selon. Dans sa vie politique, elle aura toujours montré une ambition inflexible qui porte ses adversaires à dénoncer sa rigidité et son arrogance d'héritière d'une des plus grandes familles féodales du pays. De taille moyenne, des traits parfaitement lissés, le port altier, elle était issue d'une dynastie souvent comparée à celle des Kennedy. Le parallèle n'est pas exagéré. Glamour et tragédies auront jalonné sa vie, jusqu'au bout.»


    Colette Braeckman, «Sa grâce était réelle, sa fragilité juste apparente», Le Soir (France), 28 décembre 2007, p. 4.

    «...Oubliées, ses compromissions avec le général Musharraf et avec les talibans. Effacées, les accusations de corruption et les années d'exil. Benazir Bhutto a désormais pris place dans le panthéon des vrais héros du sous-continent indien, celui des martyrs. Elle y a rejoint le souvenir de son père, Zulfikar Ali Bhutto, de ses frères, de son contemporain Rajiv Gandhi qui rêvait de moderniser l'Inde, comme elle voulait transformer le Pakistan. Tous personnages de légende, assassinés par des extrémistes, illuminés, comme l'avait été, avant, le Mahatma Gandhi (...) à Islamabad, quelques jours plus tôt, elle avait électrisé une foule immense, véritable marée humaine composée exclusivement d'hommes. Se détachant sur l'obscurité qui enveloppait la foule compacte, cette mince silhouette un peu alourdie par une prochaine grossesse, illuminée par de puissants projecteurs qui l'éclairaient comme une cible, semblait extraordinairement vulnérable. Mais cette femme vêtue de rose, étrangement seule, dégageait une énergie extraordinaire. Elle invoquait la mémoire de son père, son combat en faveur d'un Pakistan plus juste, débarrassé de la tutelle des féodaux et des militaires. Sous le charme, les plus pauvres la croyaient, l'adulaient comme ils avaient naguère adoré son père.»


    The New York Times (États-Unis), 28 décembre 2007.

    «...Benazir Bhutto was a flawed and undeniably courageous leader. Her return to Pakistan two months ago raised hopes that her country might find its way toward democracy and stability. Her assassination on Thursday is yet one more horrifying reminder of how far Pakistan is from both - and how close it is to the brink (...) Ms. Bhutto and her father and political mentor, Zulfikar Ali Bhutto, were democratic, but imperfect political leaders - imperious, indifferent to human rights and, in her case, tainted by serious charges of corruption. The father was deposed by a military coup and then hanged. The daughter was twice elected and twice deposed. But both had one undeniable asset : electoral legitimacy -legitimacy that the generals and the Islamic extremists could only seek to destroy or, in Mr. Musharraf's case, hope to borrow.»

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