Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

14 décembre 2018

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 Nixon, Richard | 1913-1994

Richard Nixon

  • Né le 9 janvier 1913 à Yorba Linda, aux États-Unis
  • Membre de la Chambre des représentants (2 janvier 1947-1er décembre 1950)
  • Sénateur représentant l'État de Californie (1er décembre 1950-1er janvier 1953)
  • Vice-président des États-Unis (20 janvier 1953-20 janvier 1961)
  • Président des États-Unis (20 janvier 1969-20 janvier 1973 / 20 janvier 1973-9 août 1974)
  • Décédé le 22 avril 1994 à New York, aux États-Unis


  • Stéphane Marchand, «Richard Nixon, un grand président victime de ses démons», Le Figaro (France), 25 avril 1994, p. 4B.

    «...Richard Nixon aurait dû terminer son second mandat avec sa place assurée, dans les livres d'Histoire, comme l'un des plus grands présidents des États-Unis. Mais il tomba, victime de ses propres démons. Si Nixon a fait espionner son adversaire démocrate, alors qu'il était sûr de la victoire, c'est pour des raisons moins politiques que psychologiques. Le trente-septième président des États-Unis ignore la paix intérieure. Certains parlent même de paranoïa. Son goût du secret, son caractère soupçonneux, ses préjugés à l'égard de la communauté juive qui s'expriment tout au long des bandes magnétiques du Watergate, trahissent une profonde insécurité remontant à ses origines de petit-bourgeois californien. Nixon est mal à l'aise au contact de l'élite intellectuelle de la côte est qui domine le paysage politique. Il est l'exact contraire de John Kennedy, ce gosse de riches, intellectuellement moins profond mais d'apparence plus brillante, à qui il a dû concéder l'élection présidentielle de 1960.»


    Henri Pierre, «Richard Nixon sera enterré en Californie», Le Monde (France), 25 avril 1994, p. 5.

    «...Ses détracteurs même concèdent qu'il fut le président le plus influent de l'après-guerre, non seulement par ses initiatives de politique étrangère, mais par le choix de ses collaborateurs, à commencer par George Bush (il l'envoya comme représentant permanent des États-Unis aux Nations unies). Dans son dernier livre, l'ex-président affiche le détachement d'un philosophe. Il cite Sophocle : «Il faut attendre le soir pour voir combien la journée a été splendide...» Mais sûrement le souvenir de Watergate n'a jamais cessé de le hanter et de troubler sa sérénité. Pourquoi, en effet, un homme s'affirmant sûr du jugement de l'Histoire, aurait-il écrit huit livres et trois autobiographies qui sont, dans une large mesure, des plaidoyers justifiant son action, et s'efforçant de se disculper. En tout cas, jamais un président des États-Unis n'a autant écrit sur lui-même.»


    Frédéric Wagnière, «Richard Nixon, le mal aimé», La Presse (Québec, Canada), 25 avril 1994, p. B2.

    «...Même au moment de sa disgrâce et de sa démission, il y avait des gens pour dire que l'histoire traiterait Richard Nixon en grand président des États-Unis. Vingt ans plus tard, alors qu'il est à l'article de la mort, cette prévision s'est à moitié réalisée. Tout le monde s'accorde maintenant pour dire qu'il avait des talents politiques exceptionnels, surtout en politique étrangère. Mais cela n'ira pas plus loin, car, pour les Américains, un grand président doit aussi être un président aimé. Or, peu d'Américains, même parmi ses plus chauds partisans, portaient Richard Nixon dans leur coeur (...) En dernière analyse, il est devenu président à une époque chaotique des États-Unis. Les succès diplomatiques ne pouvaient pas cacher le caractère désordonné de la présidence de Richard Nixon. De toutes les qualités que l'on cherche chez un président, la capacité de rassembler et d'unir la nation lui manquait et son pays s'en est ressenti.»


    Newsday (États-Unis), 26 avril 1994.

    «...For all the nostalgia now about Nixon, it cannot be forgotten that he was forced from office by his own terrible deeds and that, when exposed, he blatantly lied to the American people. These were not petty mistakes; they went to the very heart of a system in which no person is above the law. The danger is that, in glorifying an old warrior, we as a nation will forget the lessons that should have been learned from his transgressions. The potential for evil exhibited by Nixon -the enemies' lists, the wiretaps, the phony declarations of national security, the «plumbers», the secret bombing of Cambodia- these are all part of the Nixon legacy. Praise his statesmanship and even his cunning use of power to accomplish his goals, but never, never forget the tremendous danger of a president out of control.»


    John F. Stacks, «Victory in Defeat», Time (États-Unis), 2 mai 1994, p. 19.

    «...The anger that trailed after him, which always intensified after his victories because he was rarely a gracious winner, obscured his accomplishments. He was perhaps the most practiced American statesmen to occupy the White House in this century. He understood the world in a deep and subtle way. He also had a fine sense of his own country, exploiting the disgust of the «silent majority» as the social and intellectual élites turned first against the war in Vietnam and then against anything vaguely bourgeois. For a man who used ideology early and often in his political career, he was an astonishingly pragmatic domestic leader (...) To the end, it pained Richard Nixon that his ideas and advice were always diluted by the shame of his fall. «Oh, they say, this is the Watergate man and we're not going to pay any attention to him», Nixon lamented. But America has always paid attention to Nixon. For good and ill, he defined American politics and policy for a half-century, defined it by his successes and by his failures.»

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