Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Pearson, Lester B. | 1897-1972

Lester B. Pearson
Bibliothèque et Archives Canada

  • Né le 23 avril 1897 à Newtonbrook, au Canada
  • Ambassadeur du Canada aux États-Unis (janvier 1945-septembre 1946)
  • Ministre des Affaires étrangères (10 septembre 1948-20 juin 1957)
  • Président de l'Assemblée générale des Nations unies
  • (1952-1953)
  • Récipiendaire du prix Nobel de la Paix (décembre 1957)
  • Chef de l'opposition officielle à la Chambre des communes (16 janvier 1958-21 avril 1963)
  • Chef du Parti libéral du Canada (janvier 1958-avril 1968)
  • Premier ministre du Canada (22 avril 1963-20 avril 1968)
  • Décédé le 27 décembre 1972 à Ottawa, au Canada


  • Vincent Prince, «M. Pearson, un grand Canadien», La Presse (Québec, Canada), 29 décembre 1972, p. A4.

    «...M. Pearson savait écouter. Il savait écouter parce qu'il respectait ses interlocuteurs. Il ne cherchait jamais à imposer son point de vue. Il s'efforçait plutôt de trouver la formule de rechange qui tiendrait compte de tous les aspects de la réalité. Il avait l'art du compromis. Cet art du compromis en a fait, sur la scène internationale, un diplomate apprécié et respecté. Ses conseils judicieux ont eu de nombreuses répercussions. Qu'on songe notamment au rôle qu'il a joué dans la formation de l'OTAN et durant la crise de Suez (...) En politique domestique, les succès de M. Pearson ont évidemment été moins éclatants. Il a semblé, à l'occasion, hésitant et peu sûr de lui. Il n'était pas aussi doué pour la politique que pour la diplomatie. Mais il a tout de même exercé un leadership important pour rapprocher les deux peuples fondateurs de ce pays.»


    Claude Ryan, «Lester B. Pearson», Le Devoir (Québec, Canada), 29 décembre 1972, p. 4.

    «...La contribution majeure de M. Pearson pendant son stage à la tête du gouvernement fédéral aura sans doute été sa manière d'aborder la question de l'unité canadienne (...) De tous les hommes politiques anglo-canadiens de sa génération, M. Pearson fut le premier à prendre au sérieux le nouveau nationalisme québécois, à considérer que la séparation du Québec pourrait peut-être se faire un jour et à comprendre qu'elle ne saurait être évitée que par une acceptation beaucoup plus positive des aspirations légitimes des Québécois et des francophones des autres parties du pays (...) M. Pearson ne réussit point à résoudre la question de l'unité canadienne. Il réussit du moins à la poser dans des termes qui paraissaient plus acceptables à celui des deux partenaires qui a eu le plus à se plaindre d'un premier siècle de vie commune.»


    François-Marie Monnet, «L'homme du «compromis sans trahison»», Le Monde (France), 29 décembre 1972, p. 4.

    «...Président de l'Assemblée générale des Nations unies de 1952 à 1953, le chef de la diplomatie canadienne ne voulut pas forcer la chance ni l'opposition de l'Union soviétique et briguer activement le poste de secrétaire général. C'est pourtant grâce à ses nombreuses relations et à son influence au sein de l'Assemblée qu'il put jouer, lors de la crise de Suez de 1956, un rôle décisif : intermédiaire entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, le diplomate canadien réussit à mener à bien le plan de création d'une force armée internationale chargée de veiller au respect du cessez-le-feu -les «casques bleus». Après avoir obtenu l'accord sans réserve de John Foster Dulles, «Mike» Pearson sut convaincre le secrétaire général des Nations unies, Dag Hammarskjold de la nécessité d'une telle mesure. L'attribution du prix Nobel de la paix couronne, en 1957, le succès de ses «bons offices».»


    J.L. Granatstein, «Lester B. Pearson : In Memoriam», Canadian Forum (Canada), p. 4-5.

    «...Mike Pearson combined within his person that nationalist-internationalism that seemed to characterize Canada. Perhaps his was a symbol of the fundamental confusion in the Canadian soul, but more likely it was a belief that Canada could realize its nationhood best through a concept of service to the world. We would be the helpful fixer, a term that is now in disfavour. But we should never forget that there were crisis that needed fixing and that Mike Pearson helped to fix them. Nor should we fail to remember that it was Pearson who gave us the symbols of nationhood that just a few years later we already take for granted. The flag was a sign of his nationalism, but how sad that in our star-crossed country the great debate that preceded the adoption of the maple leaf flag probably set back the cause for which he was striving.»

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