Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

11 décembre 2018

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 Baudouin, (Belgique) | 1930-1993

Baudouin 1er

  • Né le 7 septembre 1930 à Laeken, en Belgique
  • Roi des Belges (17 juillet 1951-31 juillet 1993)
  • Décédé le 31 juillet 1993 à Motril, en Espagne


  • José-Alain Fralon, «Un souverain qui ressemblait si peu à son peuple», Le Monde (France), 3 août 1993, p. 3.

    «...Et pourtant l'influence de Baudouin a été considérable. Sans doute beaucoup plus importante, en tout état de cause, que celle de la plupart des autres souverains européens. Une influence toute en finesse, en demi-teinte (...) Outre le prestige de sa fonction, Baudouin utilisa aussi au mieux son expérience. Car progressivement, le temps aidant, le souverain fragile et inexpérimenté se transforma en un remarquable analyste de la vie publique de son pays. «C'est le plus ancien d'entre nous, il nous a tous confessés», confiait ainsi un homme politique, pourtant déjà blanchi sous le harnais. C'est en période de crise -et elles sont nombreuses dans un pays aussi complexe- que l'action du roi a été la plus déterminante. Consultant les uns, conseillant les autres, notamment «formateurs» puis «informateurs» refusant, cela s'est vu, la démission d'un premier ministre, Baudouin fut dans ces périodes le point de convergence obligé de toute la classe politique du pays.»


    Michèle Georges, «Royale surprise», L'Express (France), 12 août 1993, p. 16-17.

    «...Après quarante-deux ans de règne, il faut reconnaître que, si Baudouin a toujours paru flotter dans ses costumes, il a, en revanche, parfaitement rempli son rôle de roi. Il a su -à 21 ans- assumer la difficile succession de son père, Léopold III - obligé d'abdiquer pour avoir eu une attitude trop ambiguë pendant la guerre. Il a aussi su régler l'indépendance du Congo belge. Et, surtout, dans l'inextricable querelle entre Wallons et Flamands, rester le conciliateur au-dessus de la mêlée. Ses «colloques singuliers» (entendre : entretiens particuliers) au palais étaient devenus légendaires : les différends s'y réglaient d'autant plus aisément que rien, jamais, ne devait en filtrer.»


    S. A., «All for one», The Times (Royaume-Uni), 2 août 1993, p. 15.

    «...By the time he died, the near-partition of Belgium into the three highly autonomous regions of Flanders, Wallonia and greater Brussels was, to his publicly expressed dismay, spurring nationalist calls for outright separatism. But his achievement was the stalwart promotion of mutual tolerance, an achievement held the more precious today because, childless, he had been able to make no provision for a smoothly automatic succession. The government's speedy decision in favour of the late king's brother Albert was both a relief and a necessity. Such powers as he had to bind the country were purely formal, and even these were reduced during his reign with scant regard to the many times he had pressed squabbling coalitions back into harness. Yet they were sufficient.»

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