Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

17 décembre 2018

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 Kenyatta, Jomo | 1893-1978

Jomo Kenyatta

  • Né le 20 octobre 1893 à Nairobi, au Kenya
  • Premier ministre du Kenya (1e juin 1963-12 décembre 1964)
  • Président du Kenya (12 décembre 1964-22 août 1978)
  • Décédé le 22 août 1978 à Mombasa, au Kenya


  • Christian Hoche, «Kenyatta : trop d'héritiers», L'Express (France), 28 août au 3 septembre 1978, p. 53.

    «...Jomo Kenyatta fut assurément un grand homme. Fut-il un grand président ? Aujourd'hui, chacun s'accorde à reconnaître que le Kenya, situé dans une région aux violentes convulsions, symbolise l'ordre, l'apaisement et l'union. En apparence seulement. Car l'héritage laissé par le «Mzee» n'est pas des plus confortables. Celui qui, avant sa disparition, interdisait d'invoquer toute possibilité de succession, laisse un pays incertain. À l'intérieur, les rivalités ethniques, apaisées par les subtils dosages du Président dans la conduite des affaires, risquent, à nouveau, de s'aiguiser. À l'extérieur, le Kenya, diplomatiquement isolé, ne dispose d'aucun appui amical (...) L'Occident voyait en Kenyatta un chantre du capitalisme libéral et un croisé de l'anticommunisme. Dans la course à la succession, ses héritiers sauront-ils ou voudront-ils préserver la «ligne Kenyatta» ?»


    Sam Ngosso, «La mort du «Mzee»», Afrique-Asie (France), 4 septembre 1978, p. 41.

    «...La mort de Jomo Kenyatta -qui était âgé de quatre-vingt-six ans environ- , survenue le 22 août dernier à Mombassa, laisse pratiquement indifférente l'Afrique militante (...) Jomo Kenyatta aurait pu jouer un rôle influent dans le cours des événements. Or, de son accession au pouvoir en 1963 jusqu'à la fin de sa vie, le «Mzee» (vieux en swahili), comme on l'appelait, s'était complètement discrédité auprès de ses compatriotes, tandis que son prestige s'était estompé à l'étranger. D'année en année, son image de héros national s'est transformée en celle d'un gérontocrate milliardaire à la tête d'une famille de concessionnaires et de prébendiers. Ses liens étroits avec le camp occidental allaient, de surcroît, faire de lui un complice actif des menées impérialistes sur le continent.»


    François Soudan, «Kenyatta n'est plus», Jeune Afrique (France), 30 août 1978, p. 18.

    «...Père de la liberté kényane, chef de l'État depuis l'indépendance (12 décembre 1963), le vieux mzee symbolisait mieux peut-être que tout autre leader africain les espoirs, les déceptions et les contradictions du continent noir (...) Le règne absolu de Jomo Kenyatta, mélange de paternalisme musclé sur le plan politique et de libéralisme laxiste au niveau économique, a vécu et duré, fondé sur la seule présence du vieux chef. La conception du pouvoir de cet homme, qui aimait se présenter au public revêtu des attributs traditionnels kikuyu, semble se résumer à merveille dans une phrase qu'il prononça le 5 octobre 1975 devant les parlementaires qu'il venait d'épurer : «Le peuple semble oublier qu'un épervier est toujours prêt à fondre sur les poulets.» L'épervier est mort et beaucoup craignent (de Daniel Arap Moï, successeur désigné de Kenyatta, aux protecteurs occidentaux du Kenya) que n'apparaissent au grand jour les lézardes qui minent l'édifice kényan.»


    The Washington Star (Etats-Unis), 23 août 1978.

    «...With the death of Kenya's Jomo Kenyatta in his mid-eighties, Africa loses a leading example of successful moderation among the nationalist leaders who ushered much of the continent out of colonialism (...) In almost 15 years as his country's first prime minister and then president, he promoted policies that made Kenya a focus of stability and relative prosperity on a troubled continent. Kenya under Jome Kenyatta has been markedly free of post-colonial recriminations and ideological hobbles. His «path of democratic African socialism» allowed for the survival of much capitalism and the creation of an African middle class. His forgiveness of the former colonialists and his moderate racial policies persuaded many whites to stay on in valuable capacities (...) Not that Kenya in its 15th year of independence is a democratic paradise. The country has a functioning parliament, but another part of Mr. Kenyatta's legacy is a one-party system - his Kenyan African National Union is the whole show.»

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