Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

11 décembre 2018

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 Vargas , Getulio | 1882-1954

Getulio Vargas

  • Né le 19 avril 1882 à Sao Borja, au Brésil
  • Élu à la Chambre des députés (1923)
  • Ministre des Finances (15 novembre 1926-17 décembre 1928)
  • Gouverneur de l'État du Rio Grande do Sul (25 janvier 1928-9 octobre 1930)
  • Président de la République des États-Unis du Brésil (3 novembre 1930-29 octobre 1945, 31 janvier 1951-24 août 1954)
  • Décédé le 24 août 1954 à Rio de Janeiro, au Brésil


  • S.A., «Le Brésil dans la ligne», Le Monde (France), 26 août 1954, p. 1.

    «...Malgré une politique relativement timide à l'intérieur, Vargas représentait beaucoup de choses au Brésil. Selon que le personnage plaisait ou non -il n'était pas sans défauts- on pouvait mettre l'accent sur la corruption, les reniements, les efforts d'indépendance économique, la lutte pour la justice sociale, la démagogie ou l'habileté politique. Mais la seule vraie fidélité de Vargas s'est exprimée dans un souci constant d'améliorer les conditions de vie des millions de pauvres du Brésil. Il pouvait ces derniers temps passer pour l'homme des éleveurs et les planteurs de Rio Grande. Getulio restait encore celui que les masses misérables et sans droits avaient envoyé au pouvoir dans l'espoir de voir se réaliser une législation sociale dont il avait été le créateur.»


    Elena de la Souchère, «Le Brésil à la fin de l'ère Vargas», Les Temps modernes (France), octobre 1954, p. 535.

    «...Certains observateurs ont supposé que Vargas avait pu sacrifier délibérément sa vie pour le triomphe de la cause «travailliste» et ont invoqué le précédent de Chillas, le leader cubain qui se tua d'une balle au coeur, au cours d'une émission radiophonique, pour attirer l'attention du public sur la cause qu'il défendait. Ce sacrifice romantique suppose une abnégation et une fidélité idéologique fort éloignées de l'intense vitalité de Vargas, de son réalisme de bâtisseur. L'événement a toujours commandé sa conduite. Les principes, les doctrines ne sont intervenus, a posteriori, que pour justifier les actes accomplis. En ceci sa mort ressemble à sa vie. Le fait du jour était le péril ; la voie d'échappée : la mort. Vargas a voulu justifier son suicide par son testament. Présentant sa mort sous un certain jour, il place sous le même éclairage le rôle qu'il joua dans la vie politique brésilienne. Qui est censé mourir pour une cause doit nécessairement avoir vécu pour elle. Cette mort maquillée constitue-t-elle la dernière mystification du vieux renard ? Sa justification contient-elle une part de vérité ?»


    A.B., «Du suicide comme acte politique», Esprit (France), octobre 1954, p. 487.

    «...Ni le passé de Vargas, qui subit sans broncher les échecs et les affronts, ni surtout sa lettre testamentaire ne permettent de croire à un geste de désespoir. Son suicide fut, de toute évidence et de façon à le rendre à une affreuse grandeur, un dernier acte politique, le seul par lequel il pût déconcerter ses vainqueurs et ruiner leur triomphe. Il leur a laissé en mourant un appel à la révolte des opprimés et une charte politique à l'usage des masses, qui transforment d'un coup la répartition des forces dans le pays (...) Il n'y avait aucun romantisme chez ce gaucho fermé au calcul machiavélique par vingt ans d'exercice habile du pouvoir. Il est inimaginable qu'il ait choisi de mourir dans une apocalypse wagnérienne, comme Hitler. Froidement, insensible au drame de sa famille comme à la honte jetée sur sa propre vie, il n'a eu, en décidant de mourir les armes à la main, puis en se tuant faute d'avoir réussi à se faire tuer, qu'une pensée politique.»


    Gilberto Freyre, «Slavery, Monarchy and Brazil», Foreign Affairs (États-Unis), juillet 1955, p. 632-633.

    «...When Vargas became a semi-dictator (...) it was an exception to the purely constitutional norm; and as such he was tolerated but supervised by a socially democratic though politically protective Army. The dictatorial paternalism of Vargas was not of the common Latin American republican caudillo type but represented an effort to make an administrative adjustment within the Brazilian monarchical and paternalistic tradition. The better organization of the civil service was one of the great accomplishments of Vargas, the other being his effort to better the lot of the common people, especially the urban workman. Most of the Army leaders who supported Vargas regarded his initiative as a necessary adjustment in Brazilian life, one that the law-making elements had been unable to accomplish in almost half a century of congressional activity in a presidential republic of the United States type.»

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