Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Truman, Harry | 1884-1972

Harry Truman pendant la campagne de 1948
Library of Congress

  • Né le 8 mai 1884 à Lamar, aux États-Unis
  • Sénateur de l'État du Missouri (3 janvier 1935-17 janvier 1945)
  • Vice-président des États-Unis (20 janvier 1945-12 avril 1945)
  • Président des États-Unis (12 avril 1945-20 janvier 1953)
  • Décédé le 26 décembre 1972 à Kansas City, aux États-Unis


  • Jacques Amalric, «Harry Truman : Babbitt à la Maison Blanche», Le Monde (France), 28 décembre 1972, p. 3.

    «...Président, il ne manqua jamais, en effet, de renforcer l'image rassurante qui l'avait si bien servi jusque-là. Roosevelt avait été un père prestigieux pour les Américains. Il se contenterait d'être un grand frère, un homme semblable à tous les mortels, que le destin, la vertu aidant, a désigné pour des tâches qu'il ne recherchait pas, mais qu'il n'avait pas le droit de fuir. En fait, Truman n'eut jamais à prendre sur lui pour se couler dans un rôle accordé en grande partie à sa nature. Ses goûts personnels l'éloignaient de l'apparat, lui faisaient détester les aspects extérieurs du pouvoir (...) Plus administrateur que politique, Harry Truman était l'homme tout désigné, sinon idéal : partisan du «new deal», il ne s'était cependant jamais fait remarquer par des interventions trop marquées. On ne pouvait absolument pas l'accuser d'extrémisme. En cas de malheur, il serait un homme de transition.»


    Émile Guikovaty, «Le petit homme de Kansas City», L'Express (France), 1e au 7 janvier 1973, p. 60.

    «...Pour Harry Truman, qui vient de décéder à l'âge de 88 ans, la présidence des États-Unis, ce n'était pas une ambition, c'était un job. Le job le plus prestigieux, le plus dangereux, et, pour lui, le plus inattendu, mais un job quand même. Hiroshima, l'affrontement avec Staline en Europe, avec Mao en Corée : il traversa cette épouvante sans en être éprouvé. Il faisait tranquillement son métier (...) Jamais il ne se jugea admirable. Jamais il ne se donna des airs. Il savait trop comment tout cela avait commencé. Le krach de 1929, la faillite de son commerce de chemiserie à Kansas City. Truman, pour survivre, dut se résoudre à cet expédient : la politique. Elle le mena trop loin. Mais il eut l'intelligence de s'en accommoder. Il y en eut pour le juger médiocre. Il ne l'était certes pas. Il suffit de relire ses propos et ses Mémoires pour admettre que, chez lui, le bon sens avait une forme de génie.»


    Claude Ryan, «Harry Truman : un grand politique», Le Devoir (Québec, Canada), 27 décembre 1972, pp. 4 et 6.

    «...Le passage de Truman à la présidence des États-Unis illustra de manière éclatante les qualités de jugement et de décision de l'homme ordinaire aux prises avec les problèmes les plus graves. Il est peu de pays où les mécanismes politiques eussent permis l'accès aux plus hautes fonctions d'un homme aussi peu éclatant, aussi ordinaire au point de vue intellectuel. Harry Truman devait montrer que ce type d'homme, investi de la confiance publique, est capable d'une force qui échappe souvent à des esprits plus raffinés (...) Si la démocratie est vraiment le gouvernement du peuple pour le peuple, elle a trouvé dans l'ancien président Truman l'une de ses incarnations les plus authentiques.»


    New York Post (États-Unis), 26 décembre 1972.

    «...He was not conspicuously graced with many of the qualities associated with greatness; no Churchillian eloquence exalted his speech. When he was suddenly thrust into the presidency after FDR's death in 1945, his apprehensive self-appraisal was shared by many of his fellow citizens. The vulnerabilities of his first three years partly explained the widespread expectation of his defeat in 1948. But by the time he stepped down four years later he had earned the respect and affection of millions and he could confidently await the judgment of history. He had, in that somewhat patronizing phrase, immeasurably «grown in office»» (...) It has become fashionable among «revisionist» scholars to blame the Truman era for prolonging (or inventing) the cold war and its domestic McCarthyite manifestations. No doubts there were misjudgments, even lost opportunities as some positions were frozen into dogmas. But too many now choose to forget that the Stalin of Truman's time was -by the testimony of Khrushchev and even of Stalin's daughter- a frenzied paranoid at war with his own people as well as the West. This scarcely condones the inquisitional excesses of the Truman «loyalty» programs and other aberrations. It suggests, however, the dimensions of the continuing crisis that shadowed his presidential years.»

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