Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

12 décembre 2018

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 Chavez, Hugo | 1954-2013

Hugo Chavez, Fidel Castro

  • Née le 28 juillet 1954 à Sabaneta, au Venezuela
  • Président du Venezuela (2 février 1999 - 5 mars 2013)
  • Décédée le 5 mars 2013 à Caracas, au Venezuela


  • Cathy Ceïbe, « Il incarnait la révolution de tout un peuple », L'Humanité (France), 7 mars 2013.

    «...dans la conscience collective, Hugo Chavez était le centre de gravité d'un Venezuela transformé, d'une patrie debout. Nationaliste, révolutionnaire, croyant, patriote, bolivarien, latino-américain, internationaliste, solidaire, humaniste, intransigeant, Hugo Chavez a été tout cela. Les classes populaires l'ont porté haut, s'identifiant à cet homme qui parlait d'elles et agissait en leur faveur. Les couches moyennes, la droite, le patronat et les médias privés l'ont exécré, la majorité de leurs homologues internationaux leur emboîtant le pas. La diabolisation du personnage visait son anéantissement politique. « Populiste », « dictateur », « autocrate », la logorrhée des autoproclamés spécialistes, chercheurs et autres journalistes, ont délibérément tordu la réalité au mépris de l'éthique et de l'honnêteté intellectuelle. Qu'importent les treize scrutins remportés sur les quatorze organisés depuis sa première élection, en 1998. On aura rarement autant bafoué un peuple, un pays, une région engagés dans un bras de fer avec la première puissance mondiale qui a toujours considéré l'Amérique latine comme son arrière-cour. »


    Marie Delcas, « Par la magie du verbe et du pétrole », Le Monde (France), 7 mars 2013,

    «...Fort de son pétrole et de son verbe, adulé par les plus démunis, haï des possédants, Hugo Chavez a polarisé l'opinion bien au-delà des frontières de son pays. À côté du syndicaliste assagi qu'était le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva, il a incarné une gauche véhémente, à défaut d'être toujours cohérente. Chantre de l'intégration régionale, anti-impérialiste viscéral, Hugo Chavez a défendu haut et fort le socialisme du XXIe siècle. Mais sa « révolution bolivarienne », financée par une manne pétrolière sans précédent, aura été mécène plus que modèle sur le continent. Le personnage s'est imposé sur la scène internationale. Quand il traitait George W. Bush de « diable », à la tribune des Nations unies, les altermondialistes applaudissaient. Mais les dérives de la politique extérieure vénézuélienne ont fini par les refroidir, eux aussi. Hugo Chavez a soutenu jusqu'au bout Mouammar Kadhafi, et continuait à défendre Bachar Al-Assad. Il n'a jamais critiqué Mahmoud Ahmadinejad. Et il a regretté la disparition de Kim Jong-il. »


    Jean-Marc Fournier, « La voix des pauvres », La Presse (Québec, Canada), 7 mars 2013, p. A25.

    «...Les niveaux élevés des cours mondiaux du pétrole ont autorisé des dépenses sociales sans précédent, dont une partie était absolument nécessaire pour les plus pauvres. Des droits démocratiques ont été acquis. En cela, l'héritage de Hugo Chavez est « révolutionnaire ». Mais le bilan laisse de nombreux problèmes en suspens. Le premier problème est celui du développement. Hugo Chavez a-t-il réussi à impulser le développement de son pays et à rompre avec l'assistanat caractéristique des pays vivant d'une importante rente pétrolière? A-t-il pu « semer le pétrole », selon l'expression consacrée au Venezuela depuis plus de 50 ans? Les communes et villes socialistes, les projets agricoles et industriels, les noyaux de développement endogène ont-ils fonctionné? De ce point de vue, les résultats sont très mitigés. On ne compte plus les projets abandonnés, diminués, remis à plus tard ou tout simplement jamais concrétisés. »


    « Venezuela after Chavez : Now after the Reckoning », The Economist (Royaume-Uni), 9 mars 2013.

    «...The bigger question in the months ahead will be how much will survive of Mr Chávez's « Bolivarian revolution », named for Simón Bolívar, South America's Venezuelan-born independence hero. His reluctance to surrender power despite his illness underlined just how personal his regime was. Through a mixture of unusual political talent and extraordinary good fortune, Mr Chávez managed to make himself into a world figure, perhaps the best-known Latin American after his friend and idol, Fidel Castro. His death means he will not be around to face the reckoning after 14 years of a corrupt, oil-fuelled autocracy. (...) Mr Chávez's supreme political achievement was that many ordinary Venezuelans credited him with the handouts and did not blame him for the bungling. They saw him as one of them, as being on their side. His supporters, especially women, would say: « This man was sent by God to help the poor. » He had llanero wit and charm, and an instinctive sense of political opportunity. He deployed these talents each Sunday on «Aló, Presidente », his interminable talk show. He had the skills of a televangelist, as Cristina Marcano and Alberto Barrera, two Venezuelan writers, put it in a revealing biography. »

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