Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

13 décembre 2018

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 Paul VI, (Giovanni Montini) | 1897-1978

Paul VI

  • Né le 26 septembre 1897 à Consecio, en Italie
  • Archevêque de Milan (12 décembre 1954 - 21 juin 1963)
  • Pape de l'Église catholique (21 juin 1963 - 6 août 1978)
  • Décédé le 6 août 1978 à Castel Gandolfo, en Italie


  • Ettore de Giorgis, « La mort de Paul VI », Esprit (France), octobre 1978, p. 95.

    «...Je pense que le plus grand succès de Paul VI est d'avoir réussi, en grande partie malgré lui, à démythiser la figure du pape, dont nous conservions l'image triomphaliste des pontifes de la Renaissance. Ce ne sont pas les quelques réformes d'apparat, en définitive très secondaires, qui ont fait éclater cette image surannée, mais plutôt une fragilité et une angoisse qui s'accordaient mal avec les qualités requises d'un personnage situé au-dessus du commun des humains. Jean XXIII, avec toute sa modestie, n'y était pas parvenu, parce que sa personne avait été mythifiée dès son vivant par l'affection des chrétiens et des non-chrétiens. Si nous pouvons aujourd'hui librement penser que le pape n'est pas avant tout un homme exceptionnel, mais un homme en écoute de Dieu, dont le rôle particulier, mais pas exclusif, consiste à annoncer le message de la foi, nous le devons à Paul VI, qui aura su retrouver une figure plus évangélique et moins mondaine de la papauté. »


    Claude-François Jullien, « L'Église post-conciliaire est à naître », Le Nouvel Observateur (France), 12 août 1978, p. 24.

    «...L'image de marque que Paul VI a donnée à l'Église n'est pas mauvaise. Les témoignages de chefs d'État le prouvent. Mais il n'a pas su lui donner une image nouvelle, celle justement de l'aggiornamento. Or c'était ce que la masse des catholiques attendait du concile. Paul VI, en pape politique, a privilégié l'institution, alors qu'elle doit mourir dans ses formes actuelles pour se renouveler. (...) Le véritable problème de l'Église, c'est qu'en définitive, après un siècle de préoccupations exclusivement pastorales, elle semble incapable de définir son rôle, de cerner le message qu'elle veut apporter au monde en le décantant des apports souvent douteux de deux mille ans d'une histoire difficile. (...) Paul VI, qui avait une sorte de passion pour l'Église, n'est évidemment pas responsable de cette situation de crise. L'Église subit aussi les contrecoups du grand désordre qui caractérise le monde de cette seconde moitié du vingtième siècle. Mais Paul VI, manifestement, a eu peur. Dans un siècle paisible, peut-être aurait-il été un grand réformateur. Mais, aujourd'hui, il laisse à son successeur le soin de réaliser les réformes nécessaires et de faire naître l'Église post-conciliaire. »


    Farida Ayari, « Paul VI, réformateur et globe-trotter », Jeune Afrique (France), 16 au 23 août 1978, p. 32.

    «...Ancré dans les traditions, mais tourné vers l'avenir, Paul VI a continué la tâche de son prédécesseur, Jean XXIII, d'ouverture de l'Église catholique sur le monde, d' « aggiornamento ». Ce dernier avait, en cinq ans, bouleversé l'Église en inaugurant le XXIe Concile oecuménique. Si Jean XXIII était révolutionnaire, on ne peut en dire autant de l'ancien archevêque de Milan. Paul VI était l'homme des paradoxes. Sur le plan strictement doctrinal, il apparaissait comme le pape d'une certaine « normalisation », d'un retour à la tradition de l'Église. Le seul changement notable, sous ses quinze ans de règne, a été l'abandon de l'usage du latin pendant les offices religieux, chaque peuple utilisant sa langue natale pour dire la messe. (...) Par ses actions à travers le monde, Paul VI a contribué à redorer le blason de l'Église catholique. Signe de cette « résurrection » : les nombreux chefs d'État, catholiques ou non, qui n'ont pas hésité à lui rendre visite pour le consulter sur telle ou telle affaire délicate. En dépit de sa rigueur et son traditionalisme, le Saint-Père restera pour l'histoire un réformateur. Et également un homme foncièrement bon. »


    Kenneth L. Woodward et al., « Choosing a New Pope », Time (États-Unis), 21 août 1978, p. 49.

    «...Paul's role was to be the central link holding together the conservative and liberal wings of the church. Vatican II was called by John to air the differences; throughout its stormy deliberations and the years that followed, Paul sought to balance his decisions to avoid any schism - and while that primary goal was met, the strains will persist for his successor to deal with. Thus the progressives in the church were pleased when Paul vernacularized the liturgy, admitted the bishops to a degree of collegial authority with the Pope, internationalized the Curia in the Vatican and permitted an unprecedented degree of social and even political activism by priests in the Third World. But conservatives resented all these changes, some to the point of open revolt. And Paul's more conservative decisions - , particularly his stand against birth control, the ordination of women and marriage for priests - touched off a crisis of authority that has severely weakened the church, particularly in Europe and the U.S..»

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